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Tome second.
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PORT DE DIEPPE.

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ARTICLE XY.

Parallèle de la dépense des ouvrages de mer fondés par batar-deaux et épuisemens, avec ceux établis par caissons. Avantagesde la dernière méthode.

172. Il est très-rare, comme on l’a déjà observé, de trouverdans les fouilles faites pour les fondations des ouvrages à la mer, desterrains de la nature des glaises, et assez adhérents entre eux pours’opposer aux filtrations. Cette disposition n’a lieu que dans lesports éloignés du bord de la mer5 car dans les autres , le courantdes marées y apportant sans cesse des sables, des graviers et despierres que l’action des vagues détache des rochers, on les y retrouveà une assez grande profondeur, où elles laissent un libre passage auxfiltrations. On ne peut donc parvenir à fonder solidement qu’enemployant les batardeaux avec épuisemens , ou, si l’on veut, lescaissons , qui en dispensent.

Les ports les plus fréquentés de la Manche reçoivent des naviresde différentes grandeurs, de quatre à cinq cents tonneaux et mêmeplus : ces navires tirent communément 18 et 20 pieds d’eau.Ainsi, en supposant qu’ ils ne puissent y entrer que dans les viveseaux, le terrain naturel du port doit être de 22 pieds au-dessousdu niveau des hautes mers de vive-eau, et les fouilles pour la fon-dation doivent être faites , à 2 6 pieds au moins, en contre - bas dumême niveau.

Il y a des Ingénieurs qui ont exécuté des batardeaux de cettehauteur, afin de ne point mettre de discontinuité dans le travail etde n’être point exposés aux inconvéniens que nous détailleronsci-après.