PORT DE DIEPPE.
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D’autres, pour éviter la dépense considérable qu’entraîne avecelle la construction de si grands batardeaux, se sont contentés deleur donner environ 1 o pieds de hauteur. Qu’en est-il résulté?deux fois par jour les travaux se sont trouvés inondés : on a étéobligé de faire à chaque marée des épuisemens pour reprendre letravail, et de vingt-quatre heures dont on auroit pu profiter, àpeine en est-il resté six de bien employées.
Comparons sommairement les frais résultans de ces deux moyensd’exécution, c’est-à-dire, de la fondation par batardeaux ou decelle par caissons.
Déblais.
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Un caisson n’exige d’autre local que celui déterminé par le plande l’ouvrage $ ainsi point de fouilles à faire , comme pour l’emplace-ment des batardeaux et celui des machines nécessaires aux épuise-mens : il en résulte donc une économie considérable relativementaux déblais.
Batardeaux, épuisemens, frais de lumière, etc.
iy3. Lorsqu’on - a recours aux batardeaux et épuisemens, on acontinuellement à combattre l’eau : les machines qu’on y emploie,l’entretien qu’elles exigent, les faux frais, l’eau-de-vie, les gratifi-cations, les lumières , etc., occasionnent des dépenses considérables.
Au contraire, en faisant usage du caisson, l’eau devient unmoyen nécessaire pour le tenir à flot, et l’on fait tourner cetélément à l’avantage du travail. Ses bords, bien calfatés, tiennentheu de batardeaux. Une ou deux pompes ordinaires placées dans1 intérieur du caisson, comme à bord d’un navire, y sont suffisantes ;et deux tiers de journée de manoeuvre, dans l’espace de vingt-quatre