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Tome second.
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l44 PORT DE DIEPPE,

heures , sont tout au plus le temps employé aux épuisemens. Le travailse faisant dans le jour, étant simple et nullement forcé, point delumières, point de faux frais pour eau-de-vie , gratifications extraordi-naires, etc. ; aucune de ces maladies occasionnées par les fatigues,malgré le soin qu’on a de doubler les ouvriers pour faire les épuise-mens après que la mer s’est retirée : au lieu de six heures réduitessur vingt-quatre, on peut dans un caisson travailler jusqu’à quatorzeheures par jour, sans beaucoup fatiguer les gens de l’atelier; enfin,il y a beaucoup moins de déblais, de manœuvres à rassembler, et deretards dans l’exécution.

Mais supposons que la dépense de la préparation du terrain etdes déblais soit la même de part et d’autre, ce qui n’est pas vraisem-blable , et que celle des épuisemens puisse être compensée par celledu service des machines à draguer, on voit que la dépense desbords du caisson, tiendra lieu de celle des batardeaux, des machi-nes, des frais de lumière, etc., et que, comme les bois et les fersreviennent en reprise après la construction, on ne peut disconvenirque les caissons ne soient plus économiques.

Construction.

174» Dans la première méthode, c’est-à-dire, lorsqu’on fondepar épuisemens, ori dispose le terrain pour recevoir le grillage surlequel on doit construire la maçonnerie qui ne peut y être à l’abri desfiltrations (1); mais dans la seconde, c’est la plate-forme mêmedu caisson, composée de pièces jointives solidement liées entreelles et bien calfatées, qui tient lieu de grillage. Celle-ci est, dans

(1) Si le radier de l’écluse du Havre avoit été construit sur un fond de caisson ;il n’auroit pas été soulevé par les eaux.