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Tome second.
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PORT DE DIEPPE.

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On voit que le grand côté de la porte, qui s’élèvera toujoursau niveau des eaux pour fermer la retenue, emploiera six heuresà sa montée, qui n’est que d’environ 1 1 pieds de hauteur per-pendiculaire, et qu’il emploiera à peu près autant de temps àparcourir ce même espace en descendant pour ouvrir la retenuedans sa totalité. Ainsi il n’y aura point de secousse comme auxportes verticales, dont l’ouverture se fait en deux ou trois minutes.

On a cherché en vain différens moyens pour modérer l’effetdes chasses en pleine activité, et empêcher qu’elles ne s’opposentà l’entrée ou à la sortie des navires : mais cet inconvénient paroîtpeu considérable dans les ports de marée, où les bâtimens se pré-sentent rarement pour entrer pendant les basses mers, momentdont les éclusiers profitent pour chasser.

Cependant, par le moyen des portes inclinées, on pourra di-minuer le temps des chasses, en les commençant avant que la merdu large soit totalement descendue. Après avoir levé les crochets,on aura soin de faire plonger les flotteurs : le courant qui seformera sur le radier communiquera toute sa rapidité aux eauxdu port, qui ne descendoient que lentement 5 opération qui nepourroit se faire aussi avantageusement avec les portes verticales.