204 RADE DE CHERBOURG.
64 cônes, est de 174*7 20 toises, ou de i 3 , 65 o toises cubes parannée, doit employer au moins 3 à 4 °° ouvriers du pays, en ycomprenant les carriers pour les gros blocs; 100 chevaux, 3 o con>ductéurs , 24 navires-chasse-marées , portant chacun 7 toises cubesde pierres, conduits par quatre marins, et ensemble par 9 6 matelots,Ces sortes de travailleurscompris les commis, font environ 526hommes avec 100 chevaux; en totalité 12 à i 5 oo hommes (1),Le port de Cherbourg et celui du Béquet, tels qu’ils étoient en 1785,doivent suffir pour procurer toutes les ressources nécessaires. Lestravaux de la rade exigent une somme de 1,800,000 liv., ou deuxmillions au plus par année.
Entretien annuel des 6 4 cônes.
221. Nous croyons devoir terminer cet exposé par le calcul del’entretien annuel des cônes, présumé, autant qu’il est possible,d’après l’expérience. Supposons les 64 cônes revêtus, dans leurpartie supérieure, en pierres de taille de granit, posées en mortierde pozzolane, ainsi que je l’avois proposé en 1781 , il n’y auratout au plus à refaire, pendant les dix premières années, qu’unsixième des joints de la maçonnerie, et presque rien les années sui-vantes, c’est-à-dire, 100 toises courantes de rejointoyement parcône; lesquelles , à 6 liv. la toise, y compris les échafaudages, fontune dépense annuelle de 600 liv., et de 6,000 liv. pendant lesdix années. Ainsi, les 64 cônes reviendront par année réduite à38 , 4 oo liv., et en dix ans à 384 ,000 hv.
(1) On verra que, par les changemens qu’a subi ce système ; le nombre des tra-vailleurs a été porté à plus de 4 )°°° hommes , dont 3 ,ooo militaires au moins, etque par conséquent il en est résulté des frais bien plus considérables.
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