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Tome second.
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RADE DE CHERBOURG.

Animée 1788.

2 , 66 . Les différens coups de vent et les tempêtes des mois denovembre et décembre 1787, avoient tellement soulevé la mer pardessus les derniers cônes, trop espacés et coulés à des profondeursconsidérables, dont on m’avoit refusé la connoissance avant l’exé-cution , qu’il en résulta l’enlèvement de la partie supérieure des cinqdernières caisses.

Malgré ce fâcheux résultat, dont la cause étoit connue, le Comitédes travaux séant à Cherbourg décida, le 8 janvier 1788, que lescaisses dont on devoit faire l’immersion seroient récépées au niveaudes basses-mers, soit avant soit après l’échouement, et seroientespacées à 2 o o toises les unes des autres. Je déclarai que, chargé parle Roi de construire des cônes élevés de 28 pieds au-dessus desbasses-mers, je ne les ferois pas récéper ; mais que les Ingénieurset moi nous les conduirions en rade pour les immerger, et quenous ferions exécuter toutes les manoeuvres qui nous concernoient,suivant ce qui avoit été pratiqué jusqu’alors. M. le Commandantde la Marine se chargea du reste de l’opération, et la prit sur saresponsabilité.

Comme la distance du i er cône au 1 5 e étoit de i,2o3 toises,il fut arrêté qu’on n’en placeroit plus que trois, pour fixer la lon-gueur totale des digues à x,^5o toises jusqu’à la nouvelle passede Querqueville.

La 1 6 e caisse fut remorquée et immergée le 22 mai, à la distancede 2 87 toises de la 1 5 e .

La 17 e le fut le 6 juin, et placée à 2 54 toises de la 16 e .

La trop grande profondeur d’eau et les courans : attaquèrentces deux caisses, et leurs sommets furent brisés. : ;

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