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Maximes, pensées, anecdotes, caractères & dialogues : ; précédé de l'histoire de Chamfort par P. J. Stahl; suivi de fragments complètement inédits / Sebastien Roch Chamfort
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XXXV
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PRÉFACE.

XXXV

une véritable tendresse, ditChamfort,etabeaucoupcontribué à soulager une partie de mes peines ; ilm'a forcé à accepter un logement chez lui et a sume le rendre aimable. »

La correspondance de Chamfort avec M. de Vau-dreuil, montre quil nétait point en reste avec lui.La plus entière liberté y règne dun bout à lautre.La discussion des abus du temps y tient une placeimportante. Rien de banal, rien de stérile dans ceséchanges didées entre deux esprits également sin-cères qui font de mutuels efforts pour se convaincreet se rencontrer. Cest dans une de ses lettres àM. de Vaudreuil que Chamfort raconte ce qui suit :

« Jai nié hardimentun mot attribué àM. le comtedArtois. Ce mouvement, machinal chez moi, a étéleffet de ma reconnaissance pour les marques debonté que vous mavez attirées de sa part. On sup-pose que le prince a dit à un notable dontlavisétaitfavorable au peuple : Est-ce que vous voilieznous enroturer? Je ne crois point à ce mot; mais,sil a été dit, le notable pouvait répondre : « Non,» monseigneur; mais je veux anoblir les Français, en» leur donnant une patrie. On ne peut anoblir les» Bourbons, mais on peut encore les illustrer en leur» donnantpoursujetsdes citoyens; et cest ce qui leur» a toujours manqué. » Cest bien M. le comle dArtoisqui y est le plus intéressé, cest bien lui qui peutdire,àlavue desesenfants: Posleri, posteri, veslraresaqilur. Cest de cette époque que tout en dépen-dra (15 décembre 1788). »