MAXIMES ET PENSÉES.
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,*, On ne se doute pus, au premier coup d’œil,du mal que fait l’ambition de mériter cet élogesi commun : Monsieur un tel est très-aimable. IIarrive, je ne sais comment, qu’il y a un genrede. facilité, d’insouciance, de faiblesse., de dérai-son, qui plaît beaucoup, quand ces qualités setrouvent mêlées avec de l’esprit; que l’hommedont on fait ce qu’on veut, qui appartient au mo-ment, est plus agréable que celui qui a de lasuite, du caractère, des principes, qui n’oubliepas son ami malade ou absent, qui sait quitterune partie de plaisir pour lui rendre service, etc.Ce serait une liste ennuyeuse que celle des dé-fauts, des torts et des travers qui plaisent. Aussi,les gens du monde, qui ont rélléclii sur l’art deplaire plus qu’on ne croit et qu’ils ne croienteux-mèmes, ont la plupart de ces défauts, et celavient de la nécessité de faire dire de soi : « Mon-sieur un tel est très-aimable. »
II y a des choses indevinables pour unjeune homme bien né. Comment se défierait-on,à vingt ans, d’un espion de police qui a le cor-don rouge?
Les coutumes les plus absurdes, les éti-quettes les plus ridicules, sont, en France etailleurs, sous la protection de.ee mot : C’est l’u-sage. C’est précisément ce même mot que répon-dent les Hottentots, quand les Européens leur