MAXIMES ET PENSÉES. 67
obstacle au maintien et à la propagation del’espèce humaine.
« Celui qui n’a pas vu beaucoup de filles neconnaît point les femmes, » me disait gravementun homme, grand admirateur de la sienne, quile trompait.
Le mariage et le célibat ont tous deux desinconvénients; il faut préférer celui dont les in-convénients ne sont pas sans remède.
En amour, il suffit de se plaire par sesqualités aimables et par ses agréments ; mais enmariage, pour être heureux, il faut s’aimer, oudu moins se convenir par ses défauts.
L’amour plaît plus que le mariage, par laraison que les romans sont plus amusants quel’histoire.
L’hymen vient après l’amour, comme lafumée après la flamme.
»*, Le mot le plus raisonnable et le plus me-suré qui ait été dit sur la question du célibat etdu mariage, est celui-ci : « Quelque parti que tuprennes, tu l’en repentiras. » Fonlenclle se repen-tit, dans scs dernières années, de ne s’èlre pasmarié. Il oubliait quatre-vingt-quinze ans passésdans l’insouciance.
En fait de mariage, il n’y a de reçu que cequi est sensé, et il n'y a d’intéressant que ce quiest foti. Le reste est un un vil calcul.