CARACTÈRES ET ANECDOTES.
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de langue allemande. M. Beauzéc les surprit aurelourderAcadémie. L’Allemand dit à la femme ;«Quand je vous disais qu'il était temps que jem’en aille. » M. Bt-auzée, toujours purisle, luidit : « que je m’en allasse , monsieur. »
,*» M. Dubreuil, pendant la maladie dont ilmourut, disait à son ami M. Peliméja : « Monami, pourquoi tant de monde dans ma chambre?Il ne devrait y avoir que toi ; ma maladie est con-tagieuse. »
On demandait à Pehméja quelle était safortune? « Quinze cents livres de rente. —C’est bien peu. — Oh ! reprit Pehméja, Dubreuilest riche. »
,*» Madame la comtesse de Tessé disait aprèsla mort de M. Dubreuil : « Il était trop inflexible,trop inabordable aux présents, et j’avais un ac-cès de fièvre toutes les fois que je songeais à luien faire. — Et moi aussi, lui répondit madamede Champagne, qui avait placé trente-six millelivres sur sa tète : voilà pourquoi j’ai mieux aiméme donner tout de suite une bonne maladie qued’avoir tous ces petits accès de fièvre dont vousparlez. »
L’abbé Maury, étant pauvre, avait ensei-gné le latin à un vieux conseiller de grand’cham-bre, qui voulait entendre les Institutes de Justi-nien. Quelques années se passent, et il rencontre