CABACTÈRES ET ANECDOTES.
193
„*, M..., à qui on offrait une place dont quel-ques fonctions blessaient sa délicatesse, répon-dit : « Cette place neconvientniàl'amour-propreque je me permets, ni à celui que je me com-mande. »
Un homme d’esprit ayant lu les petits trai-tés de M. d’Alembert sur l’élocution oratoire, surla poésie, sur l’ode, on lui demanda ce qu’il enpensait. Il répondit : « Tout le monde ne peutpas être sec. »
.*, « Je repousse,disait M...,Ies bienfaits de laprotection ; je pourrais peut-être recevoir et ho-norer ceux de l’estime ; mais je ne chéris queceux de l’amitié. »
M..., qui avait une collection des discoursde réception à l’Académie française, me disait :« Lorsque j’y jette les yeux, il me semble voirdes carcasses de feu d’artifice, après la Saint-Jean. »
,*, On demandait à M... : « Qu’est-ce qui rendplus aimable dans la société? » Il répondit :« C’est de plaire. »
On disait à un homme que SI..., autrefoisson bienfaiteur, le haïssait. « Je demande, répon-dit-il, la permission d’avoir un peu d’incrédulitéà cet égard. J’espère qu’il ne me forcera pas àchanger en respect pour moi le seul sentimentque j'aie besoin de lui conserver. »