ESPRIT DE CHAMFORT.
m
Une jeune personne dont la mère était ja-louse, et à qui les treize ans de sa fdle déplai-saient infiniment, me disait un jour: « J’aitoujours envie de lui demander pardon d’ètrenée. »
M..., voyant, dans ces derniers temps, jus-qu’à quel point l’opinion publique influait sur lesgrandes affaires, sur les places, sur le choix desministres, disait à M. de L..., en faveur d’unhomme qu’il voulait voir arriver : « Faites-nous,en sa faveur, un peu d’opinion publique. »
„*„ Je demandais à M. N..., pourquoi il n’al-lait plus dans le monde. Il me répondit : « C’estque je n’aime plus les femmes, et que je connaisles hommes. »
avait montré beaucoup d’insolenceet de vanité, après une espèce de succès authéâtre ; c’était son premier ouvrage. Un de sesamis lui dit : « Mon ami, lu sèmes les roncesdevant toi ; tu les trouveras en repassant. »
,*, La manière dont je vois distribuer l’élogeet le blâme, disait M. de B..., donnerait au plushonnête homme l’envie d’ètre diffamé.
Une mère, après un trait d’entètement deson fils, disait que les enfants étaient très-égoïstes. « Oui, dit M... , en attendant qu’ilssoient polis. »
On disait à M... : « Vous aimez beaucoup