ABBABETZ.
ABBAYE-SOVS-PLAXCY.
ABBKCOVftT.
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le penchant d’une colline tres-elevee, dont uiiechapelle occupe le summet: 011 y jouit d’unpoint de vue magnifique. Les regards s’eten-dent au sud sur un espace uniforme, dans lesvastes communes de Heric et de Saffre ; dansle nord, borne par des bois, on decouvre lebassin du Don. Abbaretz est le point cnlmi-nant entre cette riviere et l’Isac. M. Buron yavait etabli son point de partage ponr joindrela Loire & la Vilaine; c est le point le plus elevedu departement. Abbarelz a ete fonde par lesSeigneurs de Chateaubriant. Le territoire ren-ferme, avec quelques prairies de landes, laforet de Lärche plantee en taillis, et quelquesbois particuliers.
C’est dans cette commune, ä la Jahotiere,que se trouvent les anciennes forges de ce nom,et qu’exisle maintenant le bei etablissement deM. de Jouffroy. Depuis de longues annees lesforges de Moisdon, de la Provotiere et de laHunaudiere, etaient en possession de traiter lesminerais de fer de l’arrondissement de Cha-teaubriant, mais seulement d’apres les proce-des anciens, et ä l’aide du charbon de bois.Chacun sait aujourd'hui combien la melhodeanglaise de fondye le minerai et d’affiner le feravec la houille eit preferable sous les rapportsde l’economie et de la perfection des produils.
M. de Jouffroy, qui est venu, il y a quelquesannees, faire present au departement de sesvues d’amelioration, appuyepar une grande for-tune et dont les travaux considerables en agri-culture avaient dejä prouve par le succes ce quepeuvent le genie et l’argent contre la roulinequi entrelient en Bretagne tant de terres incul-tes, M. de Jouffroy, possesseur du terrain leplus riebe en minerai de fer qui existe dans l’ar-rondissement, a entrepris del’exploiter d’apresla melhode anglaise, et son etablissement, connuet edifie en uneseule Campagne, estdepuisplu-sieurs annees en pleine activite. Cetetablisse-ment, cree sur une vaste echelle, sc composede deux liauts fourneaux, deux affineries et un•noulin a fer. Il emploie la vapeur pour puis-sa 'ice motrice, et la force appliquee ä toutes'es machines equivaut ii 120 chevaux. Au*oyen d’un traile passe pour un certain nom-“ r e d’annces, les mines de Mouzeil doivent0Ur nir tonte la houille necessaire ä l’etablisse-™ ew ‘ Un Probleme etait ä resoudre; c’clait laonve rsion pl|JS 0|l moins faci)e> pi us ou moinsP r alte de cette houille, d’une nature seche, enco e . cette <Jiffi C t,||,'. a ete levee. Apres quel-ques essais pe u satisfaisants, M. de Jouffroyestparvenu, au moyen d’une manipulation par-ticuhere et de fourneaux d’une certaine forme,a convertir avec economie tonte la houille deMouzeil en coke propre ä l a fusion.—Toutes lesconditions de succes sont reunies dans 1 etablis-sement de la Jahotiere. Le minerai de fer, re-connu pour l e meilleur du pays, s’exlrait pres-queau pieil des fourneaux. Le (lux, ou castine,provient un terrain acquisdans les environs;e sa e, argde refractaire, la pierre sont enabondance sur les l, e „x ,Uo,L Une routelerree condmt jusqu’a Nort, ou les produits ,sont embarques surl’Rrdre. La plupnrt des ou- 1
vriers employes ä la Jahotiere sont des enfantsdu pavs, qui out ete formes dans Retablissement.
La terre de la Jahotiere, de la Contenancede 1,000arpentsmetriquesenviron, meriteunemention speciale dans les fastes de l’agricul-ture et de l’industrie de ce departement. A lavue de ces terres cultivees, de ces prairies, deces canaux, de ces plantations, de ces vastes etelegantes fabriques, de ces ateliers, de cettePopulation en mouvement, ceux qui se rappel-lent que le bassin de la Jahotiere n’etait, il y apeu d’annees, qu’une terre en fliehe et presquedeserte, ne peuvent se defendre d’applaudir auxsoins de l’homme qui a employe aussi utilementses connaissances et sa fortuue. — Foire le 20juillet.
AHBAS, vg. Aveyrou (Rouergue), arr.,cant. et 3 de Rodez, comm. de Moyrazcs.
ABBAYE, vg. Charente, arr. d’Angouleme.Papeterie.
ABBAYE (P), Ille-et-Vilaine, comm. etSde Dol.
ABBAYE, vg. Jura (Franche-Comte),arr.,cant., 13 et ä 8 k. de Dole. Pop. 700 h.
ABBAYE (1’), vg. Jura (Franche-Comte),comm. de Riviere-Devant, 3 de St-Laurent.
ABItAY Ii (1’), vg. Loiret (Orleanais), comm.et 3 de Pilhiviers.
ABBAYE (1’), vg. Seine-et-Oise (Ile-de-France),comm. de Gif, ;- j d’Orcay.
ABBAY’E (l’),vg. Somme (Picardie), comr».et 3 de Roye.
ABBAYE-AUX-BOIS, li. Seine-et-Oise,arr. de Versailles, cant. et (T-i de Palaiseau.C’elail anciennemcnt une abbave dont les bä-timents forment aujourd’hui une helle fermesituee au milieu des bois de Verrieres, dans lavallee de Bievre; il depend de la commune dece nom. Les religieuses de ce monaslere furenttransferees dans celui de l’abbaye du Val-de-Gräce, que la reine Anne d’Autriche, mere deLouis XIV, avait fait batir expres pour elles.
Allli VYK-Bl.AYdlH , vg. Manche (Nor-mandie), comm. et [>! de Mortain.
ABBAYE-D’EVAUY (Meuse), haut four-neau.
AltltAYI.-I»E-BEI.I,I.VAl Y, li. Haule-Sadne (Franche-Comte), comm. de Cirey,[5Jde Rioz.
ABBAYE-DE-EA-CHAKITE, vg. Uaute-Saöne (Franche-Comte), comm. de Neuvelle-lez-la-Charite, 3 de Fretigney.
ABBAYI'.-IVHi.W, li. Marne (Champa-gne), comm. d’Arcis-le-Ponsard, 3 de Fismes.
ABBAYE-IMJ-VAL. V. Meriei..
ABBAYE-NOUVELLE (!’), vg. Lot (Quer-cy), comm. de Leobard, 3 de Gourdon. Au-trefois abbaye de l’ordre de Citeaux.
ABBAYE-SOUS-PLANCY, Abbatia juxtaPlanceyum, vg. Aube (Champagne), arr. et a19 k. d’Arcis-sur-Aube, cant. de Mery-sur-Seine. 3 de Plancy. Pop. 144 h. Ce village,situe pres de la rive droite de l’Aube, qui y estnavigable, doit son origine ä un prieure sousl’invocation de Notre-Dame, fonde avant l’an1206 par llodealdis, damc de Plancy.— Com-| merce de grains.
ABBAY’E-ST-I.Al'KE.NT (!’), h. de l’ile deRe, Charente-Inf, comm. et 3 de la Flotte.
ABBECOVRT, vg. Aisne (Picardie), arr.et a 42 k. de Laon, cant. et 3 de Cliauny.Pop. 661 h. liest dans une Situation agreable,pres de l’Oise, et entoure de helles plantationsde pommiers.—Briqueterie.
ABBECOl'RT, vg. Oise, arr., 3 et ä 13 k.de Beauvais, cant. de Noailles. Pop. 408 h.—Sur le territoire de cette commune, au lieu ditdes Noaales, on a trouveen 1839 un tombeaugaulois, long de’7 m. 60 c.,'etdirige de Test äl’ouest. Il avait la forme d’un corridor allonge,separe en deux compartiments, dans l’un des-quels (se trouvaient trente-trois tetes et unemultitude d’osscments, des fragments de pote-rie et deux haches en silex.
Fabriques de hrosses ii dents et ä ongles.
ABBF.COURT, Alba Curia, li. et chät.Seine-et-Oise (Ile-de-Frauce), comm. et 3de Poissy.— Terraim tertiaire inferieur, cal-cairegrossier.—Celiameau, situe dans un vallonentoure de plusieurs collines couvertes de bois,possedait autrefois une celebre abbaye de pre-montres fondee en 1080, et consacree par lefameux Thomas Becquet, archcvcque de Can-torbery, lequel vint en France pour ecliapperaux persecutions de Jean II,roi d’Angleterre.L’eglise de ce monastere et les autres bätimentseucore exislants representent dans leur ensem-ble un vaste et beau cliäteau. Le jardin esttraverse par un beau canal qui passe au milieud’une allee d’arbres en berceau, formant unepromenade agreable.
On trouve, ä peu de distance d’Abbecourt,dans un pre attenantä la ci-devant abbaye, unefontaine d’eau minerale froide, regardee commeferrugineuse, enfermee dans une salle carreede 4 m. 54 c. de haut sur 5 m. 84 c. de large.Au milieu de cette salle, oü l’on descend partreize degres en pierre de laille, est le bassin dela fontaine, aussi en pierre, long de 1 m., largede 66 c., et avant 30 c. de profondeur d’eau.Une soupape est etablie au fonil de ce bassin,pour en vider l’eau toutes les fois qu’on veutnetloycr la fontaine.
La source minerale d’Abbecourt fut decou-vertc en 1708 par Ferragus, medecin de l’ab-baye de Poissy, qui en fit l’analyse avec Gout-tard, medecin du roi. En 1713, Louis XIV, iila sollicitation de Fagon, son premier medecin,fit construire la salle au milieu de laquelle estsitue le bassin de la fontaine.
Les eaux d’Abbecourt ont joui, lors de leurdecouverte , d’une assez grande reputation ,qu’elles sont loin d’avoir conservee, malgre le, grand nombre de eures qu’elles ont, dit-on,faites dans le temps. M. Gouttard, auteur d’untraite sur les eaux minerales d’Abbecourt, en abeaucoup exagerc les vertus.
L’eau d’Abbecourt estfroide, claire, limpide,d’une odeur un peu sulfureuse, et d’un goüteroinemment ferrugineux. Elle s’emploie avecsucces dans les chaleurs d’entrailles, les mauxde tete, les faiblesses d’estomac, les fievres in-termittentes, la jaunisse, etc.