43
AMU.
AI.BI.
AI.BI.
pai lie dans cette barre, et dont il ne reste plusque la cilcrne, et la partie des logcments ex-cavcs dans le roc. Sur la plate-forme qui estau-dessus de la barre, on jouit d’une vue magni-fique. Le village en lui-meme ne presente riende remarquable; il est decore d’une belle fon-taine que font jaillir Ies eaux du beau cliäleauactuel d’Alberlas, dont le parc, les jardins, lesbelles promenades, forment le sejour le plusagreable.— Sousla Lignc, les babitaiits resisle-rent avec sueccs du baut de leur fortercsse auxatlaques des ligueurs commandcs par de Vins.
AI.BERTS (les), vg. flautes-Alpes, comm.de Montgenevre, [3 de Brianeon. Il est sur laClaree, qui s’y jette dans la Durance.
AI.BESTROFF, bg, autrefois chätellenie,situe dans une contree boisee, Meurthc (paysMessin), clief-1. de canl., arr. et a 36 k. deCbäteau-Salins, 35 k. de Vic. Cure. deDieuze. Pop. 842 b. — Foire le 28 juillet.
AI.BI, Albiga, Alba Augusta, ville an-cieune, chef-1. du departement du Tarn, an-cienne capitale de l’Albigeois (Languedoc),chef-l. d’un cant. Trib. de I” inst, et deconnn. Chainb. cons. des manuf. Bourse decomm. Archeveche. Scminaire dioci'sain. Col-lege com. Cure, [3, Vy. Pop. 12,408 h. —Terrain terliaire moycn.
Autrefois archeveche, intendance et par-lemeut de Toulouse, juslice royale, gren. äsei, gruerie, hrigade de marcchaussee.
L’origine d’Albi se perd dans la nuit desteinps. Scipion Dupleix altribue sa fondation aGalales, onzicme du nom et vinglieme roi desGaulois, qui l’aurait fait bätir, en memoire deson pcre Albius ou Olbius, l’an du monde2700, 1301 ans avant l’ere chretienne, dansle memc temps, ajoute-l-il, que Janus fondaitle royaume des Lalins en Italie. Ces faits, eta-blis du reste d’une mauiere peu digue de l’liis-toire, tombent devant le plus leger cxamcn.Moins bardi que cet liistorien, nous nousborncrons a dire que , situee dans l’ancienneCellique, la ville d’Albi n’est mcntionnee dansles Notices de l'enipire que sous le titre de Ci-ritas Albiensium ; eile (ournissait dejä ä cettecpoque aux maitrcs du monde des cuirassicrsdesignes sous le nom d’ei /alles Albienses,etc., qui lenaient garnison dans la Thrace. Li-mitrophe de la contree babitce par les VolcesTectosages, qui conserve encore lant de pre-cieu.x restes de son ancienne splendeur, le paysdes Albienses netait point etranger ä la nta-gnifieence. Des voies militaires traversaient leterritoire; des temples, des palais y furent ele-ves; des bustes, des statuettes, des mosaiques,des medailles, des tombeaux ältestem le sejourdes Romains dans la eite des Albigeois.
Les Sarrasins prirent la ville d’Albi et la ra-vagerent en 730, et Pepin s’cn empara en 765.Cette ville a ete gouvernec par des vicomtesdepuis le vm e siede jusque vers le milieudu xiri p : le premicr fut lc viconite Ber-nard I", el le dernier Raymond-Roger, qui,pour avoir prislc parti des Albigeois avecRaymond IV, comte de Toulouse, partagea scsmalbeurs. Par suite des confiscations qui si-
gnalerent la fin des croisades contre les Albi-geois, Albi fut donne ä leur plus fougeux cn-nemi, Simon de Monlfort, qui en jouit, tautluiquesonfilsAmatiry, jusqu’en 1249, cpoqueoü ce pays fut cede ä saint Louis, quant ä lasouverainele; mais le domaine profitable passaä Pcveque, qui s’est trouve par la un des plusriches prclats du Languedoc. Sous le regne deLouis XIII, Albi, oii il existait beaucoup deprotestants, se soumit ä ce roi ou plutöt au Car-dinal de Richelieu. — L’cveche d’Albi, foudeen 1297, fut erige en arebeviebe en 1676, parInnocent XI, en faveur d’Hyacintbe Ferroni,gentilbomme romain, auparavant eveque d’Os-tende et de Meude. II avait pour sulfragantsles eveques de Cabors, Rodez, Mende, Cas-tres et Vabres, qui ctaient auparavant sous lajuridiction nietropolitaiue de llourges. Revenu,100,000 liv.; taxe, 2,000 flor. Paroisses,327. Abbaycs, 3 : revenu, 15,800 liv.;taxe, 1,756 flor. — Il s’est tenu ä Albi dcuxconciles, en 1176 et en 1254.
Albi ent beaucoup ä souflYir de la revoca-tion de l’edit de Maules, qui forqa uue grandepartie des habitanls ä s’expatrier.
Les armes d’Albi sonl : de gueules a lacroix archiepiscopale d'ol', en pal; ä latour cTargent crenelee de quatre pieccs, etouverle de deux porlcsj les herses leaees,et au leopard du sccond email , les pattesposecs sur les (juntre creneaux, brochanlsur la croix; en chcj a dextre, un soleilrajronnant, d'or, et ä senestre, une lune endecours, d'argen l. Pour devise : St.vt bacu-
I.US, VIGII.ATQUE I.EO, TURRESqUE TUETUR.
Cette ville est situee dans une belle pinine ,sur une cminencc dont la base est baignee parle Tarn. Comme la plupart des ancienuesvilles,ses rues sont etroites, mal pcrcecs et bordeesde maisons en geniral fort mal construites. Lesplaces iutcrieures sont pclites et peu remar-quables, ä l’oxcoption de cille du nouveauquartier du Vigan , qui est vaste et reguliere,sans pourtant etre belle. Les aveuues et lespromeuades qui aboutisscnt ä cette place solltcharmantes. Jadis dies furent cclebrces partous les geogrophes scus le nom de lices d’Al-bi : c’elaienl alors de longues tei rasses bordeesde grands arbres, separces des remparts de laville par un Tosse tres profond qui servail aujeu de mail. Sur ces liccs sans doute s’claientrassembles, dans les temps chevalercsques, lesSeigneurs de toule la contree, pour se livrer auplniiir des rourses et des tournois ; c’etait läaussi que se rassemblait le pcuple pour assistcrä ces ditels juridiques et ä ces epreuves de l’eauou du feu , dont I atroce ccremonie est decritedans quelques manuscrits de la bibliotbequepublique d’Albi. Aujourd’bui tous les fossessont comblcs et les remparts abuttus. De laplace du Vigan aux bords de la rivicre, vers lenord, s’etend une large voie publique entre desterrasses uniformes et des parapets ä hauteurde siege , garantissanl une double allee d’ormes.De cette place, en se dirigeant un peu vers lesud, est un beau jardin public plante de til-leuls et de mat ronniers, eutoui e pareillement
d’ormes de haute futaie, qui aboulisseul a troisgrandes allees conduisant, entre deux chcmins,sur une double rampe de marronniers, de la-quelle on decouvre au loin la belle faende del’bospice; tandis que de toutes les aulres alleesde cette promenade la vue s’etend sur des co-teaux planles de eignes ou sur de riants val-lons. — Dans chaqtie quartier d’Albi sont desfontaines abondantes et salubres; celle deVerdusse reunit les eaux de quatre souiresqu’elle jette continucllement par cinq bouchesde bronze; et les eaux formeraient uue granderivicre si, ä quelques centaines de pas, eilesne debouchaieut dans le Tarn, apres avoir tou-tefois mis en mouvement deux moulins a ble.
Les faubourgs d’Albi, depuis qu’il u’existeplus de remparts, agrandissenl la ville et l’em-bellisscnt; leurs rues sont plus larges et pluspopulcuses. Un seul pourtant, celui de Cas-telviel, se trouve dans une position qui ne luipennet ni de s’agrandir ui de s’etnbellir ; on yvoit les vesliges d’un cbäteau fort qui comman-dait le Tarn et qui garantissait cette petite eite,aujourd’bui reunic ä la ville d’Albi. Ce qu’onappelle le faubourg du Pont est un quartier surla rive droite du Tarn, traverse par deuxgrandes rues principalcs, dont l’une aboutit ala route de Cabors et l’autrc ä celle de Rodez.C’est principalement dans ce faubourg que setrouvent les manufaclutes.
La catheurai.e d’Albi, dediee ä sainte Ce-cile, est l’un des edilices les plus remarquablesdu deparlement; eile a ete designee reeemmentpar l’aulorile locale, comme un des cdificcs stts-ceptibles d’etre classcs au nonihrc des monu-ments bistoriques. L’cveque Bernard de Cas-tanet en posa la premiere pierre eil 1282, eteile ne fut enliercment achcvee qu’en 1512,deux cent trente ans aptes sa fondation. Lalongueur totale du vnisseau dans u uvre, ycompris deux cbapelles des extremites oppo-sees, est de 105 m. 25 c.; la largcur est de27 m. 28 c.; l’cpaisseur des inurs, avec les eba-pelles des dcux cöles, prend 15 in. 6 c.; labauteur de la voüte, au-dessus du pave de l’e-glise, est de 30 m.; celle dti clocber, prisc dumime pave, est de 94 m. 2 c., et de 130 m.,prise du niveau des eaux du Tarn. Ce clocberest termine sans flec.be par une plate-formeoctogone symetrique de Gi m. de surface.
Dominique de Florcncc, qui fut deux foiseveque d’Albi, fit construire le premier por-tail, qu’il orna de statues de saints execuleesavec autant d’art que de perfection. O 11 doiten regretter vivement la perte. LTn escaliermajestueux conduit ä une plate-forme sur la-quellc s’otivre la principale porle d’entrce; despyramides elegantes el bardies supportent, äune grande bauteur, des arcs decorcs dans lestyle arabe; le ciseau du srulpleur a vaincutoutes les diffieultes, ei les pierres les plus dures011 t ite transformees en feuillages et en orne-ments du goilt le plus pur.
L’eglise est diviice en deux parties: la nefet le ebeenr. Trois portes, pratiquees dans lejulic et decoreesavec la plus grande rechcrche,conduisent dans celui-ci. La plupart des niclies