albi.
ALBI.
Ahm.
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sont privees des stahies qu’elles contenaienlautrefois, et cpii ont cte enlevees ou dctruitespendant nos troubles civils. La magnificencede ce jube (Tonne l’imagination; son nspectriant et varie encliante. Les pierres dont il estcomposc sont taillees avec taut defacilite et dedelicatesse, qu’on les croirait plulöt inoulecsque sculptees. Le vaisseau offre cela de singn-ücr, qu'il n’ a tii croix ni bas cötes, ce qui lefait parailre en dedans d’une longueur au-dcs-sus dela realite. L’interieur des murs est dccorede pilastrcs peu saillants qui soutiennent la'■oute, laqucile est entieremcnt recouverte depemtures appliquees sur un fond d’azur eclatantet remarquable par sa belle Conservation. Cespemtures, commencees en 1502, forment unv aste tableau de l’Ancien et du Nouveau Testa-meiU - aretes des voütes servent de cadres
surf ''^ renlS su j e,s representcs sur cette vasteur ace, des arabesques, peintes en blanc, ete laussees d’or, prcsentent aux yeux des artistes
e }pe de l a grAce et du bon goilt, des formesenchanteresses — -
nn contour non moins pur
, — » ' ;L un
qu elegant. Des anges s’y balancent dans les
propLteTles !aint U ' U l Se, '’ 1CS P Mriarches > leS
pa^issent au mdLudets^X’ marlyrS
"voiites etincelanles d’or c lbes< l Hes - s " 1 ’ cesdessin, le jet des draperies, la’Ii^u^j,."poscs de ces pemtures magnifiques, 1 tout an _nonce en eiles 1 ccole italienne a l’epoque de sagloirc. Dans le coin d'une cliapelle, J,., acouvert une inscription ainsi concue, (ji;i j\ ( j^connaitre le nom d’nn de ces peinlres: Joanaas
FrAHCISCVS DoNNEIA nCXOR ITALCS HE Caeeaeecit 1513.
Il existait autrefois dans cette cglise un mo-nument astronomique digne d’etre conserve :du haut dela voüte partait une cliaine altacheea un Christ place au milieu du jube, et inur-rompue dans sa longueur par une grande lan-terne en fer dore, qu’un rayon de soleil, inlro-duit par un trou pralique ä la fenelre qxnregarde le lcvant, traversait au moment de sonlever, le jour des equino.xes.
I.e climur, remarquable par l’clegance et ladelicatesse des sculptures qui le decorent, estentoure de saixantc-douze stalues d’une grandebeaute. Dans ce sanctuaire sont placees lesstalues des douze apötres, et au-dessus desportes laterales on voit deux empereurs chre-tiens, Constantin et Charlemagne. La porleexterieure du clioeur est ornce de statues detous ldS propbeles, de patriarches, de vievges,remplissant les niches creusces dans les piliersqui supportent des arcs en ogive; les figuressont d’un travail remarquable, le jet des dra-peries, la simplieite des poses sont dignes d’ad-miration; des vinceaux legers, dont les rami-ticalions sont executees avec un grand bonlieur,tigurenl de jolies dentelles, parsemees de Heurtet de delicieuses arabesques. <• Il n existe pas
en France, dit M. Alex, du Möge, de plus x asteedifice construit en briques que la catlu dialed’Albi; sa masse, qui parait au loin et qui seconfond avec celle du vieux palais arebiepis-copal, arrete les regards et frappe l’imagina-
tion; on la recherche avec empressement lors-qu’on est entre dans la ville. Bientot un largeescalicr conduit les voyageurs sous un arc, outoutes les richesses du xm c et du xiv' siedeont etc prodiguees. On entre, et soudain l’at-lention est partagee entre les vieilles et naivespeintures dont le Cardinal d’Arros avait faitreeouvrir les murs, les elegantes sculptures dujube, et la developpee des voütes couvertesdes magnifiques peintures de la renaissance.
Il faut voir ces sculptures delicates, ces pein-tures delicieuses qui ne laissent pas une placenue, pas un point oü l’on puisse ajouter atant d’art et de magnificence. On entreprendde longs voyages pour aller voir l’Italie, biendigne sans doute de l’amour des artistes; il faut,pour l’honneur de la France, pour l’honneurdes arts, entreprendre aussi un pelerinage äAlbi, pour voir, pour admirer son immensecatbcdrale. »
L’eui.ise de St.-Salvi parait occuper l’em-placcment d’un edifice religieux bati desles premiers siecles du christianisme. Sonarrhitectiire annonce qu’il a cte construit auplus tot vers le xm' siede. On remarque, il estvrai, quelques chapelles qui indiquent le styledu ix 1 ou du x c siede, et l’on pourrait penserqu’elles appartiennent ä une construclionanterieure ä celle de la plus grande porte del’cglise. Le cöte du cloilre qui subsiste encoreest un inclange des styles golhico-lombardet arabe; on y trouve des inscriptions dont ladate ne remonte qu’au xm' siede. — La tourdu clodier, ä laqudle on a cru pouvoir don-ner une baute antiquite, est entieremcntdans le goüt arabe ; eile est ornce de pilastres,de colonnes, de diapiteaux, qui sont de trüs-bongoüt, et forment un ensemlde qui plait ä tousles Connaisseurs. La tradition veut que cettetour, placce sur le point le plus eleve de la ville,ait servi de fanal pour guider les voyageurspendant la nuit, lorsque d’Albi ä Toulouse leterritoire etait presque enlicrement couvert d’e-paisses forets. — Les formes exlcrieures deleglise sont tres-pilloresques; les proporliousde 1 inlerieur sont tres-bien enlendues, et lanef oifre un aspect majestucux. A cöte et endehors de la porte q»i conduit dans le cloilr ,on remarque une petite cliapelle pratiquee dans
epaisseur du mur; eile parait avoir öiö construite pour accomplir un veeu fait ä la Vierge.Des (igures, placees dans des nielies lateralesrepresentent sans doute les fondateurs de cetelegant edifice; leur nom etl’epoque de la fon-
dalion ne nous seraient
pas mconnus, si une
longue inscription placee ä la droite de la ebapelle n’avail pas etc enlicrement effacee etmutilee. Cettee^lise a ete classee par le minislnde l’inlerieur au nombre des inonuments liis-loriques, et des fonds ont eie affectes a sa Con-servation.
L’hotei, he ia 1'iu vv.i.ti: tu., ci-devant palaiscpiscopal, et dans des tefnps plus recules celuides ancicns comtcs de l’Albigeois, est un iminettse edifice qui a plus de ninjeste que d’ele-gance. L'ne maconncrie massive parait buservir de base, et il semblerait qu’ona eu pour
but d’amonceler des maleriaux dans un petitespacc : les murs sont enlicrement en briques.
Il est agreablement situe sur la rive gauche duTarn qui eu baigne les murs, et jouit d’uuc vuedelicieuse. Vu de la rive opposee, il presenteune masse des plus imposantes; et quoiqu’ilsoit, en quelque Sorte, groupe avec l’egliseSte-Cceile, dont les proportions gigantesquesne sont en rapport avec aucun aulre monumentd’Albi, il offre encore l’imaged’un palaiselec—loral d’Allemagne. Les tours qui ornent cetedifice de toutes parts, et les formes qu’on lui adonnces, sont tres-pittoresques. Les murs ensont d’une teile epaisseur, queM. de Choiseulfit tailler ä pic deux pieces daus l’une des toursmassives qu’on y voit, sans que les parties la-terales s’en soieut jamais ressenties.
L’hospice d’Albi est un superbe bätiment,place entre une grande eour precedce d’unebelle avenue plantce de müriers, et un jardinspacieux. Ce bätiment a deux ailes. Le corps delogis regarde le levant du cöte de l’entree, et leeouchant du cöte du jardin : il est situe sur uueliauteur, liors la ville; il n’est borne par rien,et sa position est tres-favorable a la sante deccux qui y sont loges. Les satles sont vastes;elles communiquent entre elles par de grandesportes, et sont eclairees par un nombre süf-fisant de fenetres qui entretiennent la libre cir-culation de l’air.
L’ensemble de cet clablissement, qui honoreinliniment ses fondateurs, forme un enclos bienferme de 17,ISS m. 231 c. d’elendue, ayantdeux jardins; deux grandes cours, et deuxpetitespour les insenscs, des bätiments tres-solides,li'ös-rcgnliers, tres-öleves et bien perces, debelles caves souterraines et voütees, et tous lesaccessoires qui rendent le Service des maladesfacile et commode.
On remarque encore ä Albi le pont sur leTarn, compose de sept arclics (non cotr.prisdeux petites arclies laterales), dont six sont enogive cl la se pliöme ä plein cinire; le College;la bililiotlicqiie publique, contenant 12,000vol.; le musce ; le cabinet d’liistoire naturelle;la salle de spectacle, etc.
Manufnctuves de draps et tricols de lainepour l’habillement des troupes. Fabriqnes detoiles d’eniballage, linge de lable, couverturesde coton, molletons, eoulils, toiles de lin et decoton, niouclioirs, tricots et etoiles coniinu-nes en laine, passemenlerie, cierges, bougies,chandelles, vermicelle et autres pates dilesd l-talie, pastel ou indigo franqais; minoterie tres-iniportante, etc.; forges, lbnderies de lioulcts.— Fabnque d’absinllic et d essence d anis,M. II. 1S3-4, © 1S39 (le commerce d’anis a
une grande inijiortance dans les ensirons d Albi;
les cullivateurs en vendent, quelques anuees,pour une valeur de 800,000 fr.).—Aux envi-rons, cxlraclion de liouille; nombreuses pa-petcrics.— Commerce de grains, vins, fruitssecs, anis vert, essence d’anis, prnneaux, co-riandre, graine de luzerne et de H ölle, drogue-rie, teintuie, etc., pastel-indigo, merraiu,cuirs, bestiaux; laminoirs pour le cuivre, ete.—Faires les 17 janv., 13 mai, 10 juin, 22
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