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ALET.

ALET.

AEET.

la comparaison la plus exacle du local avecles faits lui a procure. Alesia appartenaitaux Mandubii, qui etaient dans la depen-dance des OEdui, et, selon ce que rapporteDiodore de Sicile (üb. xv), Hercule, en reve-nant de lTberie, avait jete les foiulements decette ville. C’est une lecon fautive que celleA’Alexia dans quelques editions des Commen-taives. On lit Alesia dans les plus anciens ma-nuscrits de Cesar, dans Strabon, Pline, Florus,Plutarque, Polixenus, Dion Cassius. QuoiqueFlorus pretende (üb. in, cap. 10) que Cesardelruisit Alesia, cependaut les vestiges de plu-sieurs voies romaines, quitendent ä cette rille,sont uu temoignagne qu’elle existait dans unetatfiorissant sous ces empereurs; et Pline nousapprend qu on y argentait au {eu les ornementsdes liarnais de chevaux. Mais Alise etait en-sevelie dans ses ruines au ix" siede, selon leniome Ei ric, qui a ecrit en vers la vie de saintGermam d’Auxerre :

Kunc re&tant veteris tantum vestigia caatri.

Les reliques de sainte Reine, qui etaient vencreesa Aüse des le temps de la premiere race de nosrois, y out fait subsister un bourg sous le nomde cette sainte. C.e qui a perpt’lue l’anciennedignite d’Alise, c’est que le nom de Pagus AIC-siensis, comme on dit dans la vie de saint Ger-Jnain de Paris, ecrite ä la fm du vi“ siede parFortunat, ou Alsinsis, selon les acles poste-rieurs, est demeure au canton de pays qui fai-sait veritablement le territoire des Mandubii,dont Alesia etait la ville pvincipale : et cecanton a conserve le meme nom dans celuid Auxois, derive de la denomination primitive,de meme que la montagne sur laquelle Alesiaetait situee, se nommelemont Auxois.» D An-ville. Notice de Vancienne Gaule, V- 49.

«Laposition tTAlesia sur le roont Auxois re-sulte non-seulement du nom d’Alise que por-tait Ste-Ileine, qui est au pied du mont, maisencore de la correspondance parfaite du localavec la description de Cesar, convenance qui seVerifie jusque dans les plus petits details, et quiHous prouve avec combien de soin et d exacti-tude Cesar a ecrit ses memoires.» Walckenaer.Geographie des Gaules, p. 328. V. Ahse,Bibliographie. * Dissertation sur lesfron -tieres de la Gaule et de la prownee ro -inaine oü Von decouvre lajameuse Alesia' assiegee par Cesar , in-4, 1707, et in-12,1712 .

Eclaircissements de la dissertation surAlesia, oü Ion decouvre Vas sielte de di-vers peuples et les licux de la Gaule ,avec quelques remarquables critiqucs surla carte cleVdncienne Gaule, in-12,1712.

Lemfereur (Jacq.). Dissertation sur laville d’Alesia, in-12,1106.

* Eclaircissements sur la dispute ddAhse enBourgogne, et de la ville d Alez, au sujetde lafumeuse Alesia assiegee par Cesar,in-12, 1715.

* Recherclies geograpliiques sur quelquesvilles de l’ancienne Gaule (Mein. deTre-vou.x, 1739).

* La Suite sur Ventiereclaircissement de ladissertation sur Alesia, in-4.

Belley (l’abbe). Eclaircissements geogra- \phiques, in-12, 1741.

Caylos (le comle de). Recueil dd antiquites,t. v, p. 293.

AEET, Alectum, Alecta, Alelha, gros bgAude, arr,, cant., IS et a 10 k. de Limoux.Cure. Pop. 1,320 h.—T erra IM cretace infe-rieur, gres verts.

Autrefois eveche dont le revenu etait de16,500 üv., laxe ä 1,500 flor., et dont depen-daient 80 paroisses et 1 abbaye.

Alet doit son origine ä une abbaye de l’or-dre de St-Benoil, fondee vers 813. En 1222,l’abbaye xl’Alet, ainsi que tous les biens qui endependaient, furent unis a la catliedrale deNarbonne. Alet fut orige en evechö en 1341;et, par une bulle du pape dalee d’Avignon, le18 fevrier, l’öglise de Notre-Dame fut declareecatliedrale. En 1573, les religionnaires s’en ren-dirent maitres; mais, deuxans apres,lescatlio-liques s’en emparerent, ayant ä leur tete le ducdeJoyeuse. Bes religionnaires recommencerentbientöt les hostilites, et, etanl parvenus äreprendre Alet, ils briserent les autels, de-truisirent les eglises et cliasserent les prö-tres. Pendant ces guerres cruelles de reli-gion, qui se prolongerent encore longtemps,Alet fut plusieurs fois pris et repris par lesdeux partis. Enfin, en 1585, lorsque la pro-vince commencait a se pacifier, leduc deMont-morency donna ordre auxliabitanls de ce bourgde recevoir chez eux les religionnaires leurscompatriotes, et les mit sous leur protection.Les habitanls d’Alet y consenlirent; mais, peude temps apres, ils se jeterent sur les religion-naires sans defense, et les massacrerent touspendanl la nuit.

L’ancienne eglise Notre-Dame a ete desigueerecemmenl par l’autorile locale, comme clantsusceptible d’etre classee au nombre des mo-numents liisloriques.

Les armes d’Alel sont : d’azur a unecroix ancree d'or, tenueparlepiedde deuxmains d'argent, au-dessous desquelles sontdeux ailes de meme , et deux tl toi les tV or enchef.

Cette ville est tres-agrcablement situee aupied des Pyrenees, sur la rive droite de l’Aude,dans un vallon resserrc par des montagnes boi-sees qui donnent naissance aux gorges d’Alet.Ce vallon, regarde comme le jardin du depar-tement de l’Aude, abonde en fruits excellentset fort recliercbcs. Une sourcetres-abondante,nommee le Theron, qui sourd dans un endroitpittoresque, suffxt aux besoins des habitants eta l’arrosage de leurs nombreux jardins. Le ler-ritoire produit du ble et du vin assez eslimcs.

Les montagnes qui dominent Alet sont engeneral assez elevees. Du sommet de celle ap-pelee le Pecli-de-Brau, on plane sur une im-mense etendue de pays et sur une grande par-tie du departement de l’Aude; l’oeil decouvre,ä l’borizon, le pic de Bugarach, le Canigou, la| chaine des Pyrenees, les montagnes de Bigorre| et le pic du Midi, la ville de Toulouse, la mon-

tagane Noire, et, dans uncercle plus rapprocheCasteluaudary, Montreal, Carcassonne et Li-moux.—Px-es du cimeliere d’Alet, on remarqueles ruines d’un ancien exüficequel’oncioitavoirete un temple dedie ä Diane.

Alet a eie illustre, dans le xvii' siede, parles vertus d’un de ses evöques, nommc NicolasPavillon. Ce prelat embrassa le jansenisme, etmourut dans la disgräce' de Louis XIV, qui en-voya des commissaires chargcs d’cxaminer saconduite. C’est ä lui que Boileau fait allusiondans cc vers du Lulrin :

Ces vei'his dans Alet peuvent etre en usoge.

Nicolas Pavillon fut enlerrc dans le cimeliered’Alet, oü l’on remarque encore son tombeau.Sa memoire est en grande veneralion parmi lesliabitants de ce bourg; et, bien que sa tombesoit d’une simplicile extreme, les habitants luirendent une espece de culte religieux.

Commerce considerable de betesä laine, auxfoires des 24aoüt et 23 sept.,oül’on expose envente jusqu’ä 2,000 betes,qualitedesCorbieres,donuant une laine recherchee.—Tuileries.

EAUX THERMALES D’ALET.

Alet reuferme des baius d’eaux thermalesqui, independammenl de leur eICcacite, sontun but de xlelassement et de parlie de plai-sir pour les habitants de la ville et desenvirons. — Les sources sont au nombre dequatre, dont trois thermales et une mineralefroide, appelee les Eaux rouges. La premiereest appropriee ä l’usage d’un clablissement debains silue sur la ligne de poste, au midi d’Alet,ä 400 m. de la rive droite de l’Aude. Ladeuxieme coule au nord de cette commune, äla meme distance de la rive droite de l’Aude.La Situation de la ti'oisieme li’a pas encore etcindiquee. La qualrieme est, ä l’cgard d’Alet,dans la meme position que les bains, ä 600m. plus loin. Les eaux thermales n’excedentpas 22“ de Reaumur ; ainsi, pour les preudreen baius, on est oblige d’en clever la tempera-ture eu y versant de l’eau cbauffee.il faut pour-tant excepter le n" 3, qui atteint 28“. Cettesource a ete decouverte depuis quelques annees.

Toutes ces eaux sont claires, limpides, fer-rugineuses, legerement styptiques; elles con-j tiennent du carbonate de fer et de la chauxreduite ä l’elat de carbonate, de muriate et deSulfate. Les depöts qu’elles laissent precipitersont composes de fer, de chaux ä l’etat de car-bonate.

On accorde aux eaux thermales d’Alet,prises en baius , la propriete de gucrir les ma-ladies de la peau, les paralysies, les vieillesplaies, et certaines affections clironiques que.laissent les maladies veneriennes. Elles purgent,lorsqu’on les prend interieurement; et, cou-pees avec quelques boissons mucilagineuses,elles sont bonnespour les maladies de poitrine.

Les eaux minerales froides, appelees lesEaux rouges, puriüent le sang, sont un excel-leqt remede dans les maladies de bile, pour lesfievres intermittentes; mais elles sont funestesaux poitrines delicates.

| ALET, ou ALET«, Aleto, Aleturn Fetus