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ALEXCOX.
AI.F.RIA.
AI.ESIA.
ct 3,000 pieces pourtorchons. Alencon possedeen oulre une filature produisant annuellcment80,000 kilog. de fils de coton des n° 5 28 a 45;une filature de lin ä la mecanique de 3,000broches; trois manufaclures occupant 20 me-tiers marchant par la vapeur, et 405 metiersä bras tissant des mousselines de laine, de co-ton et autres etoffes. La broderie emploie envi-ron 400 ouvrieres, et la couture des gants a peupres autant: la dentelle ou point d’Alenqon oc-cupe encore cinq ou six maisons principales,dont les produits ont ete distingues aux diversesexpositions de l’industrie nationale.
Alencon est le centre d’un commerce d’en-viron 5 ä 6 millions. Ses pvoductions donnentlieuä un mouvement decapitaux cgalement as-sez important. Le cidre et le poire, boissons dupays, s’y vendent en pieces nommees pipes,contenant environ 300 pots avec la lie, et 280sans lie. Le pot equivaut ä 2 pintes anciennesde Paris. — Les foires les plus celebres de cetteville sont celles de la Chandeleur, tombantle 3 fevrier, et du Grand Lundi (2* lundide careme); mais la premiere est une foirespeciale pour les chevaux ; les plus beaux s’yvendent dans les ecuries, sans paraitre en foire,des le 25 janvier. On peut evaluer le nombre
1 3 ou 400, variant de 7 ä 1,200 fr. piece.Le jour de la foire est reserve pour la vente de15 ä 1,600 chevaux de travail. Les autres
foires se tiennent le 2” jeudi apres PAques,jeudi avant la Fentecöte, l* r jeudi de sept.,3'jeudi de nov.
L’arrondissement d’Alenqon renferme 6 can-tons : Alencon (E.), Alenqon (S.-O.), Carrou-ges, Courlomer, MesIe-sur-Sarthe et Seez.
Alencon est ä 48 k. N. du Mans, 193 k. deParis par Mortagnc, 201 k. par Regmalard,193 k. pour la taxe des lettres.—Lat. N. 48°13’ 30”, long. O. 2" 14’ 2”.
Biographie. Alencon est la patrie de M ra6Dujxrdin ai Villeuiec, femme galante etbei esprit du xvii« siede, auteur des Exiles,des Desordres de l'amour , et de plusieursautres ouvrages.
D’Odolant-Desnos (P.-Joseph), auteur deMemoires historiques surlaville dAlencon,
2 vol. in-8,1787.
De J. Odoiamt-Desnos, fils du precedcnt,auteur de la Description geographique et sta-tistique du deparlement de l’Orne, in-8,1834, et de plusieurs autres ouvrages.
De Dufriche-Valaze, depule ä la Conven-tion nationale, auteur d’un Traile estime surles lois penales : proscrit au 31 mai, il refusade s’evader, fut condamne ä mort, se percalecoeur avec un poignard qu’il tenait cache sousses vetements, ct tomba mort devant ses juges.
Du folliculaire Hebert, redacteur du jour-nal intitule le Pere Duchesne, mort surl’echa-faud revolutionnaire en 1794.
Des lieutenants gencraux Bonnet etERNouF.
Du celebre des Genettes, medecin en chefde l’armee d’Egypte, auteur de YHistoire me-dicale de l'armee ct Orient, in-8, 1802, etde plusieurs autres ouvrages de medecine.
Du naturaliste Labillardiere, auteur de
la relation du Voyage a la recherche de laPeyrouse, 2 vol. in-4 ou 2 vol. in-8, 1799,et de plusieurs savants ouvrages d’histoire na-turelle, etc.
Du poele Vleiixe de Boisjoian, ex-sous-prefet de Louviers.
De M" 0 Lekormand , celebre sibylle mo-derne, auteur de plusieurs ouvrages de carto-nomancie.
Bibliographie. * Reddilion et Prise de laville et chdleau d'Alencon, faile le 22mai, etc.,par M. le duc de Mayenne, in-12, 1589.
Bry (Gilles). Hisloire des pays et comtes dePerche et ducke d'Alencon , in-4, 1620.— Additions aux reclierches d’Alencon etdu Perche, etc., in-4,1621.Odolant-Desnos (P.-Jos.). Memoires histo-riques sur la ville ct Alencon et sur sesSeigneurs, 2 vol. in-8,1787.
Gautier (J.-J.). Histoire d’Alencon, in-8,1805; et Supplement, in-8, 1821.Chaufailly. Antiquairede la ville dA-lencon,W. iu—12.
Dubois(L.). HistoiredAlencon, in-8, 1805.Sicotiere (Lion de la). Histoire du CollegedAlencon, in-8,1842.AI.ENEOX-I.E-PETIT, h. Sarthe, comm.de Louvigny, [x] de Marners.
ALKXYA , vg. Pyrenees-Or. (Roussil-lon), arr., cant. et ä 10 k. de Perpignan, [3d’Elne. Pop. 937 h.
ALKREA (lat. 47°, long. 20°). * Ce lieu estplace dans la Table theodosienne enlte Ar-gantomagus, ou Argenton en Berry, et Ava-ricum, Bourges. La distance estmarquee XI1II,ä l’egard d’Argantomagus, et XXVIII ä l’e-gard d’ Avaricum. L’Itineraire d’Antonin, oul’on trouve la meme route, ne fait point men-tion d 'Alerea ; eile convient au passage de lariviere d’Indre, ä l’endroit 0C1 sont deux parois-ses sous un mime nom, qui est Ardantes. L’In-dre est nommee Angera par Theodulfe d’Or-leans, Anger par Gregoire de Tours, Andradans l’acte de fondation de l’abbaye de Deols,au-dessous d’Ardantes, en 917. Comme il y alieaucoup de dcnomirialions alterees dans laTable, on pourrait soupeonner cclle d 'Aleread’itre de ce nombre. Quoi qu’il en soit, la dis-tance estimee d’environ 15,000 toisesen droiteligne d’Argenton ä Ardantes, peut ä peu presadmettre lamesurc itineraire de 14 lieues gau-loises que marque la Table, entre Ardantes etBourges; un intervalle qui passe 31,000 toisesapproche encore plus pres par proportion ducalcul de 28 lieues gauloises, qui est de 31,700toises environ. J’observc, dans l’article Erno-durum, que l’Itincraire d’Antonin ne donneque 40 au lieu de 42, entre Argantomagus etAvaricum ; et si l’on prend le terme moyen,ou 41 plutöt que 42, le calcul de la mesureitineraire devient plus convenable ä la mesuredirccte.» D’Anville. Notice de l’ancienneGaule, p. 48-
AI.KlilA, Corse, ancienne ville minee, au-Ircfois cveclic, situce sur le penchant d’unecolline tres-clevee qui se prolonge sur les bords
de la mer. Ce n’est plus aujourd’hui qu’un vil—läge, arr., 13 et ä 48 k. de Corte, c. de Moita.Pop. 75 h. —Terrain d’alluvions et tourbe.
A en juger par sa position, par la ferti—lite prodigieuse de son territoire, par les rui-nes et les debris d’ornements qu’on y rencon-tre, par les monnaies et les cornalines graveesqu’on y trouve, Aleria dut etre une ville opu-lente, oü il se faisait un grand commerce. Lesdebris de cette antique eite consistent en unemaison pretorialc, que les habilants nommentcasa reale, oil l’on voit des caves profondesassez bien conservecs. U11 cirque de forme el-liptique, dans lequel on apcrqoit quelques gra-dins en mauvais etat, parait avoir pu convenirpar ses dimensions ä une ville d’environ 12 ou15,000 Arnes. Les murs de la partie septen-trionale de la ville, du cöte de Tavignano,etaient bAtis sur les bords d’un cscarpcmenthautet presque vertical, ct etaient llanques par destours trcs-rapprocbces ; ceux de la partie mc-ridionale en etaient separes par un lossc quiexiste encore. Un mur intermediaire, dont ilest facile de suivre les traces, coupait en deuxcette ville, dont le plateau superieur contenaitla maison pretorinle, le cirque et le praesidium.On indique encore, comme restes de construc-tions romaines, dans le voisinagc d’Aleria, lespiles d’un pont qui traversait le Tagnone, presde l’embouchure de ce torrent dans le Tavi-gnauo, et un pave en briquessur le bordde l’e-tang d’Orbino. L’ctang de Diana parait avoirservi de port ä Aleria, ainsi que l’indiquentencore de gros anncaux de fer fixes sur sesbords.—Les ruines d’Alcria ont ete designeespar l’autorilc locale, comme etant susceptiblesd’Atre classees au nombre des monuments his-toriques qui meritent d’etre conserves.
AI.ES. V. Ai.i.es.
ALESAXI. V. Vai. 1.*.
AI.ESIA, Alestum. V. Ai.ais.
AI.ESIA (lat. 48”, long. 23°). »Le siege i'A-lesia par Cesar, et dont le succes assura auxRomains la domination dans la Gaule, a renducette ville tres-celebre. Les Opera tions de ce fa-meux siege, pendant lequel Cesar se vit investide toute la Gaule confederee contre le nom ro-main, et animee du desir de recouvrer sa liberte,sontdecrites fort en detail dans les Aclaircisse-ments geograpbiques sur l’ancienne Gaule, quiont paru en 1741. Cette description est acccom-pagnee d’un plan, qui est la representation po-sitive, et non figurce d’imagination, comme onl’avait hasardee auparavant, du local d'Alcsiaet des environs; ce plan ayant Ate leve par D.Jourdain, bcucdictin quijoint aux]qualites es-sentielles ä son clat, beaucoup de connaissancesi't du talent pour les arts. La correspondanceque l’on remarque entre la disposition du local,et les circonstances du siege, comme eiles sontrapportees dansle livre des Commentaires, nepermet pas de douter qu’Alise,- ou plutöt lesommet du mont Auxois, n ait ete 1 assiette ctl’emplacement dAlesia. Si l’opinion qu Aliscpouvait itre un vestige d 'Alesia n’ctait pas ab-solument nouvelle, cette opinion n’avait pasacquis le degre d’evidence et de certitude que