BAHCIS.
BARDOUVIIXE.
BAREGES.
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par lequel il infeodait le pays, ils solliciterentavec les plus vives iustauces la revocation decette mesure, l'obtinrent moyennant une soiumede cent mille livres, et se trouverenl ainsi af-franchis de tous droits seigneuriaux et de laqtialile de rassaux.
La vallee de BarceloRnette, prise plusieursfois par les Francais, fut cedce ä la France en1713, par le traile d’Utrecht, en echange de laportion du Dauphine qui est ä l’orient des Al-pes. Lors de cette reuuion, les habitants insis-tereut avec une perscverance et une liabileteremarquables pour le mainlien de leurs Pri-vileges , qu’ils conserverent en partie. SousLouis XIV, par .'irret du conseil du 23 decetn-bre 1714, la vallee fut reunie aux etals gene-raux de Provence, avec la restrictiou que lescommunautes de cette vallee n’entreraient pointdans les assemblees des communautes; qu’ellesn'y enverraient point de deputes, et qu’ellespayeraient leurs impöls separement commeterres adjacentes. Elle fut partagee en douzccommunautes, savoir : Barcelonnette, Allos,Jausiers, Meyronnes, Lärche, St-Paul, Mco-laus, Hevel, Chätelard, Lauzet, Entraunes etSl-Martin, qui conserverent l’usage d’elire cha-que annce leurs consuls, leurs bailes et autresofiiciers municipaux. — La hierarchiejudiciairefut composee de la maniere suivante: d’un pre-fet choisi tous les trois ans par le roi, et qui nepouvait elre originaire de la vallee; d’un jugeordinaire elu par les consuls de Barcelonnettee t les bailes des communautes; d’un juge con-servatenr, des consuls et enfin des bailes. —Avant la revolution, la vallee de Barcelonnette*tait du gouvernement de Provence, generalilede Grenoble, diocese d’Embrun.Bibliographie. * Memoire presente au roien Jciveur des habitants de la vallee deBarcelonnette, in-f", 1714,tt-ctKxuvE-BAXGEMOKT (le comte d e).Voya~S e dans la vallee de Barcelonnette, in-8,
1815.
^ r *Moijt-Gariuer. Lettres sur la vallee de
Barcelonnette, in-8, 1822.bAHCHALV, vg. Meurüie (.Lorraine), arr.,et ä 10 k. de SarrcLourg. P. 262 h.®AKi;iELOA'XE T TE - DE - VITRÜLES,flAlpes (Dauphine), chef-1. de cant.,®t a 30 k. de Gap, E de Ventavon. Pop.
— II est sitoe sur le torrent et dans lade ' a Ueoulle, et domine par le chäteau. llr oles, bäli sur uu coteau au nord et sur^"e droite de la Deoulle. Pres de lä, sur unr *> apparaisseut les restes d’un chäteau bätiPetites pierres bien appareillees, et, sur lesaucs d’une montagne voisine, les debris d’un'•eux eastel.
“ARCq, Barcum, cg. Eure (Normandie),rr - et ä 19 J e jj ern ay, cant. et 12] de^ lnion t~le-Roge r . Pop. 827 h.et • vg. Gers (Armagnac), arr.
60 * ^ k ' cte Mirande, cant. de Mielau. Pop.
RABGirs, vg. li.-Pyrenees (Gascogne),’’ S et ä 13 de Mauleon, ä 34 k.
de bt-Palais. Pop. ä>372 h .
BAKGY, vg. Seine-et-Marne (Brie), arr.,Eiet ä 9 k. de Meaux, cant. de Lizy. P. 293 h.
BARD (St-), vg. Creuse (Marche), arr. etä IS k. d’Aubusson, cant. et El du Crocq. Pop.534 h.
BAUD, vg. Jura, comm. de Ruffey, E deBletlerans.
BAKU, vg. Loire (Forcz), arr., cant., 123 etä 9 k. de Montbrisson. Pop. 649 h.
BARI), vg. Puy-de-Döinc, comm. de Bou-des, E de St-Germain-Lembron.
Un trouve dans ce village des sources d’eauxminerales froides qui sourdent en plusieurs en-droits d’un monticule au pied duquel dies for-men! un pelit ruisseau. Trois de ces sourcesseulement sont un peu abondantes; la plusconsidcrable, qui se degorge dans un bassin depierre, est preferee pour l’usage, comme etantla mcilleure.
Les eaux de Bard sont tres-limpides; leursaveur est legcremenl acide et salee; quoiqued’une clialeur egale ä la lemperature del’atmos-phere, eiles bouillonnent, petillent et s’agitentlongteinps meine apres avoir ete puisees.M. Monnet de Champeix, dans l’aualyse qu’il afaile de ces eaux, a trouve qti’elles conlenaientdes carbonates de magnesieet desoude, du Sul-fate de chaux et de l’acide carbonique. Ces eauxs’emploient avec succes dans les engorgementsdes visceres abdominaux. On assure qu’ellesont opere la guerison de certaines fievres inter-miltentes qui avaient rcsiste au quinquina.
BARI)AIS, vg. Allier (Bourbounais),arr. ctä 5 k. de Montlucon, cant. et E de Cerilly.Pop. 343 h.
BARDE (la), bg Charente-Inf. (Saintonge),arr. et ä 51 k. de Jonzac, cant. et E de Mont-guyon. Pop. 638 h.
BARDEL, vg. Seine-et-Oise,comm. deVicq,E de Montlort-l’Amaury.
BARDENAC, vg. Charente (Saintonge),arr. et ä 30 k. de Bai bezieux, cant. et E deChalais. Pop. 464 h.
BARDIAGX, vg. Jfievre, comm. d’Arleuf,E de Chäteau-Chinon. Pop. 94 h.
BARDIGUES, vg. Tarn-et-Garonne (Ar-magnac), arr. et ä 20 k. de Castel-Sarrasin,cant. de Lavit, E d’Auvillars. Pop. 570 h.
BARD-I.E-REGIILIER , vg. Cöte-d’Or(Bourgogne), arr. etä 54 k. de Beaune, cant.et E de Liernais. Pop. 301 li. — L’eglise pa-roissiale de ce village possede des Stalles enbois du xiv’ siccle, portant des personnagesgrotesques sur les accoudoirs. Le maitre-autelest roman et parait etre du xn* siecle.
BARD-LES PESMES, vg. H.-Saöne (Bour-gogne), arr. et ä 23 k. de Gray, cant. de Pes-mcs. Pop. 373 h.
BARDOX, vg. Loiret, comm. et E deMeung.
BARDOS, vg. B.-Pyrenees (Navarre), arr.et ä 25 k. de Bayonne, cant. de Bidache, Ede Peyrehorade. Pop. 2,612 h.
BARDOU, vg. Dordogne (Perigord), arr.,cant. et ä 25 k. de Bergerac, E d’Issigeac.Pop. 192 h.
BARDOEVILLE, vg. Seine-lnf. (Nor-
mandie), arr. et ä 14 k. de Rouen, cant. et Ede Duclair. Pop. 346 h. — II est dans uneSituation pittoresque, sur la rive droite de laSeine, au pied d’uu coteau boise, dont le som-met est couronne par un ancien chäteau, souslequel le paquebot de Rouen au Havre passerarement sans que les gens de l’equipage racou-tent la triste histoire de la chätelaine du lieu,el ses malheureuses amours avec le prieurdel’abbaye de St-Georges, siluee sur la rive gau-che du fleuve. Suivant cette tradition, un desabbes du monastere, qui, nouveau Leandre,passait frcquemmenl la Seine ä la nage pour sereunir ä la dame de Bardouville, dont ilavaitete le fiance avant d’enlrcr dans la milice du Sei-gneur, avait cte surpris et tue par l’epoux outrage;et, jusqu’au moment de la revolution, ajoulealles narrateurs,on cclebraitchaque annce äl’ab-baye,des Offices expiatoires pourl’ämedu prieur,mort sans avoir eu le lemps de se repeutir.
BARDOl'X (St-), vg. Dröme, comm. deClerieux, E de Romans.
BABEGES, Valletria, H.-Pyrenees, com.de Betpouey. E. A 810 k. de Paris pour lataxe des lcltres. — Terrain de transition.
Bareges est dans une agreste Situation, aucentre des Pyrenees, entre deux rangs de mon-tagnes paralleles et taillces ä pic, sur la rivedroite du Bastan, qui traverse le vallon de Ba-reges. L’air y est gcneralement froid, et il n’estpas rare d’y voir tomber de la neige dans lesplus beaux jours de l’annee.
La vallee de Bareges renferme dix-huit vil—lages, semblables au nid des aigles, places surle soinmet des rochers, et en partie sur desplates-formes cultivces. Cette vallee commenceau-dessus du village de Gavarnie, ä la sourcedu gave de Pau, qui la traverse du sud au nordet y recoit le gave de Bastan. Elle est entoureede montagnes agresles et peu fertiles, qui ren-ferment des mines d’argent et de plomb, et descarrieres de marbrede diverses couleurs.
EAUX THERMALES DE BAREGES.
On fait remonter ä quatre siecles l’epoque dela decouverte des eaux de Bareges, et on rap-porle qu’elles formaient alors une espece decloaque, d’oü s’exhalaient des vapeurs qui fixe-rent l’attention des habitants. Eux seuls pro-filerent d’abord de cette importante decou-verte, et ces eaux reslerent comme iguoreesjusqu’au temps oü M"” de Maintenon, qui setrouvait äBagneres avec lejeuneduedu Maine,affecte d’une espece de paralysie, se rendil äBareges par le Tourmalet, oü eile fit ouvrir unpassage. La renommee de ces eaux thermalesdate de cette epoque : on n’en tira cependantaucun parti sous le regne de Louis XIV; ce nefut qu’en 1705 qu’elles devinrent^ l’objet de l’at-tention du gouvernemeut, et qu’en 1746qu’onput aborder en voiture, par la route inferieure,dans cette gorge presque inaccessible aupara-vant, et frequentee depuis par l’opulence in-firme ou oisive.
L’ingcnieur Polard fit executer la route quiconduit de Tarbes ä Bareges, par Lourdes,Pierrelitte et Luz, el le foutainier Chevillard