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BAYONNE.

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BAYONNE.

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BAYNES, h. Tarn-et-Garonne, cant. etEl de Valencc-d'Agen.

BAYON, vg. Gironde (Guienne), arr. et ä10 k. de Blaye, cant. et E de Botug. Pop.1,428 h. Pres de la Gironde.—Ce village pos-sede une eglise romaue, ou Ton a fait rccem-meut sans discernement des restaurations quiont denature ie style de cet ancieu cdifice.

BAYON, hg Meurthe (Lorraine), chef-Lde cant., arr. et ä 22 k. de Luneville. Cure.E de Nenvjller-sur-Moselle. Pop. 910 h.—C’eiait jadis une ville iermee de nuirs, qui lutenlevee en 1475 par le duc de Bourgogne, etreprise par escalade l’annee suivante. Ou atrouve aux euvirons des medailles du hauteinpire, degraudes luiies anti(|ties et des restesde murailles de construclion romaine.

Bayon est la patrik de Jean Baston, his-torien du xiv e siegle.

BAYOXNE, Lapurihwij Baiona, BoatiumCivitas, Boatium Bahiuna t Bajona, jolie etlorte ville maritime, Basses-Pyrenees (Gas-cogne), chef-1. de sous-pref. et de 2 cant.Trih. de 1" inst, et de conun., chamhre ethourse de cornm. Direct, des douaues. Hoteldes monnaies (lettre L). Place forte de 1 reclasse, residenee d’un general coimnandaut.Eeole d’hydrographie de 3" classe. Kveche. E.' t QP- A 787 k. de Paris pour la laxe des lettres.i J op. 17,303 h.—T errain d’alluvions moder-

3 heures 45 minutes. La mer y marue de ^dans les grandes marees, el de 2 m. 64 c. <ks plus faihies.

Autrefois evcchc et port de roer; capdu pays de Labour, parlemenl de Borde,hiteudance d'Auch, chef-lieu d’une ree«^‘‘icehaussee, mairie royale, gouvernerl^rticulier, amiraule, juges-consuls, lieiUiince de maieehaussee, collcgiale, eomndwie de Malte, abbaye de filles ordre deU ‘»ux, couvenls de jacobins, de carmescordcJj(> {St Je capucins, d*ur$uli»es et de lde la Visitation.—Kevenu de lYvechö , 30,*‘ v *i taxe^ i00 Öor. Paroisses, 72. Abba^ ; itveim, 10,900 liv.; laxe, 225 flor.

* H n’esl question de cette ville dans aiRionuiueut romain. La Notice de l’empire‘bque Une v m e nounnee Lapurdum, qdonne sou nom au pays de Labour, <1Si, > 0 ' ,r *eetail la capitale. Ni les mesuies,1,0US so »mit*s depourvus, ni Hiistoire ne p' eul d’uue maniere cerliiine que tapur,0m >pait le memo emplacement que Ihyo< l U0 'T ,e ^elasoit probable, vu la graude a( j ulle d « mte viU e . Gregoire de Tours en \a,,s Record fait entre les rois Cbildebc^otUran.—Le dj 0( ,^ se j e Bayonne ne reinPas au delä du x" siede; Ü est probable'! Un deineinbreinent du diocese d’Acq11 es t pas quefttion de Bayonne avant cetteM u c, et Oibenart, anleur basque, nousprend que baia-uiie, en langue vasconm^sque, s <finilie port. » AValckenaer. Geo^P Ue des Qauics,

Bayonne a eu ses vicomtes partiouliers9 u a laiinve 11Ü3 ; Jean sun> Terra *Yn

para en 1199 ; les Anglais la reunirent au du-cke de Guiennesous ie regne d'Edouard II.

En 1451, toutes les viiles de la Guienne setrouvant comprises dans la capitulalion deBordeaux, eiles ouvrirentsans dilTiculte leiirsportes aux Francais, a la reserve de Bayonne;les bourgeois de cette ville, tres-devoues aTAngleterre, declarerent que les Bordelais n*a-vaient rien pu stipuler pour eux, et Char-les VII, qui s’etait avance juscju’a Taillebourg,envoya aux comtes de Dunois et de Foix l’or-dre de les investir. Apres avoir donne unreposdesix semainesa leur arniee, ils dresserent leurcamp devant cette ville le 6 aout 1451, et le18 aoüt, une breche etant ouverte, ilscornnieu-cerent ä pariemeuter. Dunois, pour les punirde leur opiniätrete, leur imposa des conditionsplus severes qu'aux autres viiles du Midi; ilexigea que leur commandant, Jean de Beau-mont, freie du connctable de Navarre, deinen- :rät prisonnier du roi, avec tous les geus de |guerre, et que les bourgeois lui payassent qua- 1raute mille ecus comme conlribution de guerre. |A ces conditions, Bayonue, la derniere place queles Anglais occupassent en Frauce, ä la re- |sei ve de Calais, ouvrit ses portes aux troupesde Charles VII, le samedi 21 aoilt 1451.— ,Les Espagnols ont teilte deux Ibis de s\m eni-parer par surprise, en 1595 et en 1651.—CYstä Bayonne qu’eul lieu, eil 1565, la lameuse ,entrevue ou se midirent le duc d*Albe, inmiides pouvoirs du roi d’Espagne, Catherine du !Medicis, et le roi de France Charles IX. La,suivant jtiusieurs liistoriens, et iiotauiment sin- ivant le grave de Thou, « Ou delibcra sur les Imoyens de delivrer Ja Frauce des protestants, •regardes comme uu mal conlagieux; et ou |adopla le sentiinent du duc d’Aibe, qui elait ioelui du roi Philippe, et qui consislaii ä faire jtomber les letes des priueipaux ebefs, ä pren-dre pour modele les Fepres siediennes, et ämassacrertous les protestants» (de Thon, ///s-toire universelle , liv. xxxvir). Le («ince deNavarre, depuis celcbre sous le nom de Hen-ri IV, eiait, peudunt cette entrevue, presquesaus cesse aupres de Catherine de Medicis, quiaimait son esprit, et qui nc se lmTiait pas decet enfanl; il enlendit une partie des rcsolu-tions qui y fureut prises, et les rapporta ä samere, qui en donna avis au prince de Coude etä l’amiral de Coliguy. Les chef> protestantsprirent des uicsures pour conjurer l’orage domils ctaient menaccs. Ils ne se rendirent point äl’assemblee de Moulins, oü ils savaient que de-vaitsYxeculcrle projet sanguinaire qui ful eiifinexecute ä Paris, Ie 24 aoilt 1572, petulaul lanuit aflreuse de la St-Barthelemy. Les ordresavaient eie envoyes dans les provinces pourcoutinuer les niemes massacres. Le vieomied’Orlliez, qui commandait ä Bayonne, relusad’etre en cette occasion complice des crirncs deCharles IX. et de sa mere, — Il sYst tenu äBayonne Irois conciles ; en 315 ou 358 coutreles ariens ; un »utre en 442, et un troisiemeeu 529.

Les armes de Bayonne sollt : de sahle aupoignard d*urgent a la t’arde U’or, la pointe

en bas. Dans un inahuscrit de 1669 eiles sontfigurees : de gueules a une tour creneleed argent sur une onde d’azur et soutenuede deux hons d’or, un de chaque cote,adosses contre deux pins de sinople t avecune /leur de lis en chef entre les deux pins.

En 1815, les Espagnols passerent la Bidas-soa au nombre de 15,000, et firent miede-monstration snr Bayonne; il n’y avait pas unsoldat dans la place : les Bayounais roururentI aux armes: huit Cents hommes de garde na-tionale d’elite occuperentles approebes; troiscenls marins, dont quatre-vingts furent orga-nises en compagnie d’arlillerie, armerent tousles forts : les hommes äges et les vieillards gar-nirent le camp retrauche et les rcmpnrts, tousjurerent desYnsevelir sous les ruiuesde la ville:cette contenance imposa tellement aux Espa-gnols, qu’ilsrenoncerentäleur projet. — Bayon-ue se gloritie de n'avoir jainais eie prise ; sa de-vi^e est : Nunquam polluta .—C’esl ä Bayonneque, sur la lin du derther siede, fulinventee labaionneite, arme doubiement nationale, et parson origine et par l’emploi que les Fran^ais sa-vent en faire. V. St-Jean-i>e~Lc/z.

Bayonne est une ville ties-avantageusementsituce, ä peu de distance de TOcean, au con-flnent de la Nive et de l’Adour, qui reunissentleurs eaux sous les murs du Kcduit; cYst laseule ville de France qui ail Tavantage d’avoirdeux rivieres ou reinonle la maree. La Nive,avant de mcier ses eaux ä celics de FAdourdans le port imhne de cette ville, la divise endeux parties ä peu pres egales, designees sousle nom de grand el de petit Bay onne, miniespar les ponts Mayou el Paneco. ('es deux en-ceinles sont entourecs de beaux n inparts Ibm-(pies de baslions et de iosses largeset prnlonds,qu’on peut remplird’eau ä volonte : on y en-Ire par quatre portes. Le grand Bayonne sY-tend sur la rive gauebu de la Nive, et lenfcrmele vieux chätcau ; le petit Bayoune se prolongesur la rive droite de la Nive et la rive gauehe"de l’Adour, et renferme le cbäteau neuf, flan-que de quatre tours. Un IroiMoine quartier,que Ton peut cousidercr comme faubourg deBayonne, quoiqifil nYppartienne ni ä cetteville, ui meine au departement des Basses-Py-renees, est silue sur la rive droite de L’Adour ;il porte le nom de St-Esprit, et bume une pe-tite ville du departement des Landes, qui com-munique avec Bayonne par un beau pout debois, sur lequel on traverse PAdour. CYst auSl-Esjuit quYst bätie la ciladelle, qui com-mande tont ä la fois la ville de üayounc, le port,la eauipagne el la mer.

Bayonne est une ville riante, bätie dans Iegenre espagnol, et prcseniant un aspect toulparticulier et ties-dillercnt des autres viiles deFrauce. Les mabons ont des jalousies et desbalcons sur lesquels on elend des toiles; les

ssont sans clölui es, et la graude place

ressemble ä une place espagnole. Tont y estanime, gai, ct d’une gaiete de bonne humenr;ou voit que ce n’est pas une joie passagere, etqu’hahidielleiuetit les habilants sout d lmmeur. joyeuse.—Cette ville est en general fort bitu