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BOl'I.OGXE.

lKHI.OGXK.

BOl'LOGXE.

Comte), arr. et ä 35 k. de Lure, cant. de Nau-villers, E de St-Loup. Pop. 906 h.

BOl'I.IGXY, yg. Aleuse (F'ranche-Comle),arr. et ä 41 k. de Monlmedy, caut. et E deSpincourl. Pop. 410 h. On y voit la sourceremarquable du Plane.

BOl’I.IX, vg. Landes, comm. de Mont-gaillard , E St-Sever.

IlOri.l.V, vg. Il.-Pyrenees (Bigorre), arr.,E et ä 6 k. de Tarbes, cant. de Pouyastruc.Pop. 113 h.

ItOll.IXCOt'UT, vg. Oise, comm. d’A-gnets. E de Clermont.

BOI I.I.ABUK, vg. Oise (Picardie), arr. etä 40 k. de Senlis, cant. et E de Betz. Pop.228 h.

ItOlI.I.AY-l.KS-DEl’X -EGI.ISES , vg.Eure-el-Loir (Beauce), arr. et ä 14 k. deDreux, cant. et E de Chäteauneuf-en-Thyme-rais. Pop. 346 h.

llOrt.I.AY-MIVOYK (le), vg. Eure-et-Loir( Beauce), arr. et ä 10 k. de Dreux. caut.et E de Nogenl-Ie-Koi. Pop. 368 b.

BOri.l.AY-TIllKllllY (le), Eure-el-Loir(Beauce), arr. et a 12 k. de Dreux, cant. et Ede Nogenl-Ie-Koi. Pop. 472 h.— Fabrie/uesde couverturcs de laiue, de draps, et aulreslainages de toutes sortes.

ltOl’I.I.KBET, Cher (Berry), arr. et ä 14 k.de Sancerrc, cant. et E de Lore. P. 1,548 li.On y voit le joli cliäteau de Pezeau.— Foiresles 30 avril, 4 juin, 15 sepl. et 15 oct.

BOrLI.EVlIJ.E , Boilivilla , Bullivilla,vg. Eure (Normandie), arr. et ä 12 k. dePont-Audemer, cant et E de Beuzeville. Pop.422 h.

BOl'I.OG, vg. II.-Garonne (Languedoc),arr. et ä 21 k. de Toulouse, cant. de Fronton,E de St-Jory. Pop. 829 h.— Foires les 21decembre et 1" lundi de juillet.

BOl'I.OG, vg. Tarn-el-Garonnc (Quercy),arr. et ä 29 k. de Moissac, cant. et E de Lau-zerte. Pop. 630 h.

BOl'I.OG.VK (la), petite riviere qui a sasource ä la Marsetti, arr. de Bourbon-Vendee;eile passe ä Pont-dc-la-Iloulogne, la Rorhe-Serviere et Sl-Pliilibert , au-dessous du-quel eile se jette dans le lac de Grand-I.ieuapres un cours de 50 k. Gelte riviere est riavi-gable depnis Besson jtisqu’ä son embouchure,sur une etendue de 8,000 in.

BOl'I.OGXE, jobe petite ville , ‘ H.-Ga-ronne (Gascogne), arr. et ä 5 k. de St-Gau-dens, clief-l. de cant. Cure. E. A 762 k. deParis pour la laxe des lettres. Pop. 410 li.—TERnxm cretacc inferieur, voisin du lerraintertiaire superieur.— Elle est situee dans unecontree fertile, sur une colline baignee par laGiinont.— Tannerie.— Commerce de grains,chätaignes, oics et canards sales, etc.

ItOGI.OGNF., vg. Ford (Flandre), arr.,cant., E et ä 5 k. d’Avesnes. Pop. 410 1).

KOl’I.OGXE, Bononia Parva, beau ctgrand villagc, Seine (Ile-de-Francc), arr. eta 14 k. de St-Denis, canl. de Neuilly-sur-Seine. 0. A 9 k. de Paris pour la taxe' deslettres. Pop. 6,906 li.

Boulognc est agreablement silue entre lebois qui porle son nom, et la Seine qu'on ytraverse sur un beau pont de pierre de douzearchcs, qui si'pare Boulogne de St-Cloud. Sousles rois de la premiere et de la deuxieme race,il se nommait Menus-lez-St-Cloud ; inais, eu1320, quelques habitants de ce lieu, a leur re-tour d’un pelerinage a Notre-Dame de Bou-logne-sur-Mer, firenl bätir aupres du villagede Menus une eglise exactement sentblable,dit-on, a celle qn’ils venaienl de visiter, etqui requt le nom de Notre-Daine de Boulogne-sur-Seine, puis de Bonlogne-Ia-Pctite; le vil-lage finit par retenir le nom de Boulogne. Cetedifice gc acbeve eu 1343, et agraudi

dans le siede suivant.

Le village de Boulogne est un des plus re-marquablcs des euvirons de Paris. II est grand,perci' d une longue ct belle nie, bien bäti, etforme principalement de helles maisons deCampagne qui comptcnt parmi leurs agrementslos charmantes promenades qu’offrenl le boisde Boulogne et la proximite du parc de St-Cloud.

Le nois df. Bout.ogne, dont la coritcnanccest d’environ 1,000 beet., portait jadis le nomde bois de Rouvray ; les l'arisiens, obliges dele traverser pour aller ä Boulogne, s’habitue-renl ii lui donner ce dernier nom qui lui estreslc. Avant la revolution, il ne presentaitplus que des bois decrepils presque mourantsde vieillesse. Lorsque Napoleon eut clioisi St-Cloud pour sa residence d’ete, il (it faire dansce bois d’immenses dcfrichements, de iioni-breuses plantations, et eil peu d’annees il of-frit une des promenades les inieux percees etles plus agreables des environs de Paris. En1815, les troupes anglaises, sons les ordres dugeneral Wellington, y ctablirent leur camp, et,pour se construire des baraques, raserent lestaillis, les ebenes seculaires, les arbres memedes avenues de eette niagnifiqne promenade!Trente ans se sollt ecoules depnis cetle epoque,et le bois de Boulogne couserve encore des tra-ces de cette devastalion ; il a eie endommagerecemment dans qui lques-unes de ses partiespar la construction des fortifications de Paris,qui en traversent une des extremites.— Le boisde Boulogne est cnclos de mnrs et ferme deonze portes ou grilles, dont deux au nord, laporte Maillot, qui donne sur la belle avenuede Neuilly, et la porte de Neuilly, qui conduita ce village; quatre ii l’ouest, la porle Sle-James, qui donne sur le parc de ce nom, laporte de Madrid , ainsi nommeo d’un cliäteauconstruit par Francois I" en 1520, et aujour-d’hui detruit; la porte de Bagatelle, qui liroson nom de ce cliäteau, et la porte Long-champs, qui doit le sieu ä une ancicnne ab-baye. A l’extremite meridionale du bois il y adeux portes, celle de Boulogne et celle desPrinces, qui conduit au village de Kiliancourt.Les trois portes du bois du röte de Fest don-nent sur les villages d’Auleuil, de Passy et surle faubourg de Chaillot ; la seconde porte lenom de la Muette, ä cause de sa proximite ducliäteau de ce nom. Y. Passy.

Le bois de Boulogne est perce d’une infinitede routes et de ronds-points. A l’cxcepiion dequelques arbres qui bordent les avenues, iln’est plante qu’en taillis qui commencent ädonner d’epais ombrages, et offrent des pro-menades gracieuses tres-vivanles et tres-fre-quenlees dans la belle saison. C’est ä cette epo-que le rendez-vous des lieureux du jour, quiparcourent ses nombreuses allees dans leurs le-gers ou fastueux equipages; c’est aussi dansses longues routes que les brillantes cavaleadesde Paris, apres avoir eliarme de leur lumul-tueux celat Tadmirable aveuue des Champs-Elysees, vienneiil se faire admirer encore. Quine connait le bois de Boulogne, rendez-vous dechasse, de feslins et de danse; rendez-vousd’amour, et surtout d’afläires d'lionneur; ren-dez-vous enfin de promenades ä pied, ä clie-val, ä äne, en voiture ä deux et quatre roties,depnis le modeste Cabriolet de place jusqu’auliardi pliaeton et l’elcgant wiski; depuis l’lium-ble fiacre jusqu’ä la legere ealeche et au bril-lant landau? Esl-il quelqu’un de nos lecteurs,mäuie parmi ceux qui habilem la province etles pays elrangers, qui n’ait ete au moins unefois.au bois de Boulogne, comine gaslrononie,dauienr ou promeneur ? qui n’y soit alle avccsa belle ou pour rever ä sa belle ? comnieChampion ou comnie temoin d’un duel? Mai*peut-etre aussi en est-il ptu qui l’aient par-couru en tous sens, qui en connaisscnt tous le sdetours, et surtout qui l’aieut vu dans son ati-cien etat.

L’abbaye de LoNGCHAMrs etait un monas-lere de l’ordre de Citeaux, situe ä l’cxtrcniitedu bois de Boulogne, sur la l ive droite de l aSeine. Ce monastere fut londedans le xiu'si^'clc, par Isabelle de Franpe, sa-urdesaiut LouiSiqui y finit ses jours en 1269. Les religieuses decette abbaye suivaieut ,1a regle de Sl-Fran-qois. Eu 1543, leurs imeurs et leur disciph 110comrnencerent ä se reläcber ; elles sortaient etrecevaient des jeunes gens au parloir; cnfin>scandale devint tel, qu’il fut question de les re*former; mais on li’y parvint qu’eu parlie, etl’esprit mondain se perpetua dans cette abbay ejusqu’ä sa suppression, qui eut lieu cn 179®"Avant cette epoque, il se faisait eliaque annee»les nicrcredi, jeudi et vcudredi de la semai nesaintc, un pelerinage dont l’objet etait une eS'pcce de concerl spirituel: les uns allaient p° urvoir, les aulres pour etre vus. Les femnies ' enaient y montrer leurs riclies toilettes et le l,rsattraits, la richesse et l’elegance de leurs v01 ^tures, de leurs livrees et de leurs equip a S e *’les elrangers venaienl y faire assaut deficence avec les Franqais ; on se reservait Pces jours-lä lout ce qu’il y avait de plus 1 ^

de plus nouveau, de plus original. Le P e ^ e ,s’y rendait ä pied, les jeunes gens riclies » .

val, lorgnant insolemment, comnie aujour ^toutes les lemmes. Les sapins delabres, traipar des rosses efflanquees, faisaient r *-' ssor !'J es>richesse et l’clegance des voitures de n> “’,j seLes artisans buvaient et s’enivraient; t0 , es (.etait diserte, les cabarets etaient pleins - .^t,ainsi qu’on pleuraitla passion de Jesus-G