BOULOGXE,
BOULOGXE-LA-GRASSE.
BOULOGNE-SUR-MER.
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h*archevöque de Paris crut arreter le scandaleea interdisant la musique aux religieuses. Onv cnait dans leur eglise pour entendre leurshelles voix, on finit par ne plus y entrer. —ha promenade de Longchamps, qui attiraitü ne si grande affluence dans les allees du boisBoulogne, cessa eti 4792 et reprit en 4796.ha file des voitures entrait par la porte Maillot,tfaversait le bois de Boulogne jusqu’ä Long-c hamps sans s*arreter, et sortait par une aut rel )0 >’te. Gelte promenade se continue encore tous^ es ans; mais les voitures ne vont guere audela de la barriere de l’Etoile.
Le chateau x>k Bagatelle, situe dansl’en-(!e mte du bois de Boulogne, est une dopen-da nce de la commune de Neuilly. Celle jolieJ'alniation, ä laquelle on donna dans le tempse öom de Folie-d’Artois, lut construite et ren-due logeable en soixante-quatre jours. C’etait^äns l’otigine une espece de vide-bouteillequeJf ®omte d’Artois transforma sans bourse de-"' r en tmadmirable palais champelre. Il pariamille francs avec la reine que ce palais deee serait commence et aclieve durant lev °yage de Fontainebleau, au point d’y donnerV ne feie ä Sa Majeste au retour. 11 y employa"iirnediatement 800 ouvriers, et, pour que lesIravaux allassent plus vite, on arretait sur lar ° u le toutes les voitures de materiaux destinesa üx batiments particuliers, dont on s’emparait<l,! nom du prince, ce qui ruina plusieurs en-* r< ‘I'rt'ncurs, dont les constructions ne purentreacbeveesen temps utile.—Bagatelle fntdanss ® nouveaulc un des objets de promenades les
e n vogue des cnvirons de Paris. On ne l'a-
. «jjux v*i,j v ii , uuiio ui- j. aii3< va ii uc i a*
Pwcevait point en y arrivant, parce qu’il strou ' , ait au centre d’un petit taillis inculte eetlt oure seulement d’une simple haie, et on n’iBarvenait qu e par une route torlueuse. Au-. essi| s de la porte d’entree etait celte devise.>nr va sedapta ... Six statues placees il’eutviCarac ti‘risaient l’usage de ce lieu : le silence, l•fystere, la folie, etc. Le rez-de-chaussee mv°nsi s t a it qu’en un petit Vestibüle, une salle^Pger, un salon, un billard, et un boudoi^e de peintures voluptueuses; au-dessus s•■oiivaient plusieurs chambres ä coucber dont 1P us remarquablectait celle du prince, en forme tente militaire ; des faisceaux d’armes figuaie »t les pilastres; deux canons snr leur cula Se S ’ mu * a ' ent ' es jambagesdu chambvanle da c ^ e minee, des boulets formaieut les ches > etc., etc. — La faqade anterieurc de l’ice est d’une proportion elegante : ses delai 1est i' lc ^ cs el gracieux. La faqade sur le jardi" e aucoup ntoins ornee, mais sa simplicildepuurvue n j de goüt ni de gräce.
Un ’ 1 ®* >oc ' Ue l * e ' a revolution, Bagatelle devitetablissement public, oü Ton donnait dte e s cl aris le genre de celles de Tivoli. Lors dd’i° Ur . des fiourbons, i\ fut rendu au comtiuil| r ' 01 '' 11 a PP arl£ nait avanl la ravolulion da la duchesse de Berry, qui Pavait al
lJ ! e au ^gement du duc de Bordeaux pendaia “eile saiso n .
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lr - de Boulogne, est une dcpendance de
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commune de Passy. Ce chäteau, autrefois sim-ple rendez-vous de cbasse, fut fort embelli parje rogent Philippe d’Orleans; il devint alorsl’babitation favorite de sa fille, la fameuse dn-ehesse de Berry, qui y mourut en 1719, ä l’ägede vingt-quatre ans, des suites de ses deregle-ments. — La Muette devint ensuite un desprincipaux lieux oü Louis XV allait se iivret"aux plus degoutantes debauches.—C’est danscechäteau que coucha Marie-Antoinette la veilledeson manage avec Louis XVI, pourobeir auxlois de l’Eglise, qui defendent aux fiances d’ha-biter sous le mente toit avant la ceremonie dumariage. — Apres la mort de Louis XV, lacour fut habiter la Muette, et c’est de cetteresidence qu’est dato le premier acte cnonce del’autorite de Louis XVI, par lequel il renon-cait au droit de joyeux avenement. — C’est äla Muette qu’eut lieu, le 1" novembre 1783, laseeonde experience aorostatique. — Le chäteaude la Muette fut vendu comine bien national en1791 ; il parait toulefois qu’une partie seule-ment fut alienee, et que l’autre resta propriitede l’Etat, puis de la Couronne, jusqu’en 1830,epoque oü eile a ete definitivement alienee. —C’est dans les jardins de la Muette que la villede Paris donna aux inentbres de la federationdu 14 juillet 1790, un banquet qui fut, dit-on,de plus de 15,000 couverts. — Plus tard, laMuette devint la propriete du celebre facteurd’instruments de nnisique Ebrard, qui y avaitfixe son dotnicile et y est mort en 1832 ; il avaitreuni dans celte charmante habitatiou une ma-gnifique Collection de tableaux de toutes lesepoques. — Depuis, la Muette a ete affecte aun grand etablissement orthoptklique, dirigepar les docteurs Provoz et Guerin. — Pres delä, on trouve une vaste esplanade, au milieude laquelle s’elcve un bätiment appele le Ra-nelagfi, oü s’assemble tous les soirs, dans labelle saison, la plus brillante societe, que desdanses, des comediens ambulants, le site leplus champetre et le plus pittoresque, y atii-rent de Paris et des environs depuis nombred’annees.
Bibliographie. Quillet (P.-N.). Passy ctses environs , ou Recherches historiques,statistiques et litteraires sur Passy, lebois de Boulogne et les alentours, etc.*,in-8, 1835.
BOULOGNE, vg. Vendee (Poitou), arr. etä 16 k. de Bourbon-Vendee, cant. et IS desEssarts. Pop. 559 h.
BOUI.OGNE-LA-GRASSE, vg. Oise (Pi-cardie), arr. et ä 31 k. de Compiegne, cant. etS de Ressons. Pop. 728 h. — Il est bäti surune montagne, d’oü l’on jouit d’une vue tres-ctendue. l)u haut de cetlc montagne, sur lesommet de laquelle est place un telegraphe, onapercoit la commune de Bus, au milieu desbois et des communes de Sauterre. Daus laplaine immense qui se deploie sous les yeux, ondistingue quelques clocbers, des masses d’ombreet de lunüere, Fecamp, et quelqucfois, dansles beaux jours, le clocher de la catlicdraled’Amiens; versd'aulres points de rhorizon,onvoit les monlagnes de Clermont, l’abbaye de
St-Marlin-au-Bois, les montagnes qui cou-vrenl Senlis, les monts voisins de Noyon, St-Quenlin, etc., etc. — Le chäteau de La ins,qu embellissent de charmants jardins et unbeau parc dans le genre paysager, est une de-pendance de cette commune.
BOULOGNE - SUR - MER, Gessoriacum,Bononia, ancienne, grande, belle et forte villemaritime, Pas-de-Calais (Picardie), chef-1.de sotis-pref., place de guerre de 2' classe. Tri-bunaux del" inst, et de com. Chanib. et boursede com. Direction des douanes. Syndicat mari-time. Vice-consulats etrangers. Societe d’agri-culture, du commerce, des Sciences et des ai ts.Ecole d’hydrographie de 4' classe. 2 eures. Giled’etape. El. aor. Pop. 29,145 h. — Terraind’alluvions modernes. — Etablissement de lamaree du port, 10 lieures 50 minutes. — Feudemareefixe et rouge sur l’estacadedu nord-est,ä 5 m. de liaiiteur et 2 k. de portee. Deuxfa-nauxdemareesurla jetee du stid-ouest, installesä l’aplomb Tun de l’autre : feu superieur, bau-teur 13 in., portee 2 k.; feu inferieur, hauteur10 m., portee 2 k. Lat. 50° 44', long. 0“ 45'.
Le feu superieur est allume ä 3 m. d’eau surVestrau en avant du musoir de la jetee du stid-ouest, et le 2' feu au moment de la pleine nier.On les cteint tous les deux quaud il n’y a plusque 9 m. d’eau sur l’estrau ; le feu rouge de lajetee du nord-est est eteint en meme temps quele feu superieur de la jetee du sud-ouest.
Autrefois eveclie , comte et port de mer,capitale du Boulonnais, parlement de Paris,inlendance d’Amiens, bailliage, seneebaussee,maitrise particuliere , amiraute , trailes forai-nes, College des peres de l’Oratoiie, ö couvents.— L’eveche de Boulogne fut fonde en 1559.Apres la destruclion de Therouane, Louis XIdonna ä la calhedrale de Boulogne la suzerai-nete feodale du Boulonnais. — Revenu de l’e-veque, 12,000 liv.; laxe, 15,000 üor. Pa-roisses, 424. Abbayes, 12.
Les mesures que l’Itiueraire d’Antonin four-nit pour Gessoriacum, dans le detail d’uneroute qui part d’Amiens , conduisent jusle äBoulogne ; et en elfet on sait, par le passaged’un auteur anonyme de la vie de Constantin ,publie par Valois, que la ville qui fut depuisnommee Bononia, Boulogne, etait la memeque Gessoriacum. Les monuments historiquesne laisseiit aucuu doute sur l’identite de la Po-sition de Boulogne et de Bononia; la Table dePeutingrr, oü se trouve inscrite cette position ,porte les deux noins, et on y trouve Gessoria-cum quod nunc Bononia. Cependant on alongtemps doute que Gessoriacum fiit reelle-ment la meme ville que Boulogne, et on a pu-blie plusieurs dissertations pour eclaircir cepoint obscur de geographie. On ne voit pointdans l’hisloire la cause ni l’epoque du change-ment du nom de Gessoriacum en celui de Bo-nonia ; il est prcsumable que le nom de Bono-nia fut d’abord donne ä une autre ville bätiede l'autre cöte du port, et Gessoriacum et Bo-nonia auront primitivement forme une memeville sous deux noins differents. M. Henri, au-teur de VEssai topographique sur Boulogne,47