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UOULOtiXE-KCK-MKK.
BOU UHINE-SKH-JIKR.
BOULOftXE-SUB-MER.
in-4, 1810 , cherclie 4 jirouver que ce qu’onnomme 4 Boulogue la hasse ville, etait autre-fois une ile qui formail l’ancien Gessoriacum ;mais M. Walckenaer pense que c’est au iniili<le la baie et dans les environs de Capeeure qu’ilfaut cherclier l’ancicn Gessoriacum.
La ville de Eoulogne est situee ä l’embou-clmre de la Liaune , sur la Manche, ou eile aun port d’im acces (acile. Ce fut dans ce portt[ue Jides Cesar prcpara la premiere expcdilionconire l’Angleterre. En 882, cette ville lut as-siegee par les Normands, et, quoique vaillam-meut delendue par ses habitauts, eile lut prised’assaut et tous ses babitants passes au bl del’epee, sans distinction d’äge ni de sexe : lesedifices furent brüles , les murailles renverseeset la ville prcsque enlierement dclruite; ce nefut qu’aprcs le depart des Normands, en 912,qu’elle fut reconslruite et que ses fortibcationsfurent retablies, Edouard III, roi d'Angleterre,tenta sans succes de s’emparer de Eoulogne en1347. Sous le regne de Francois I er , Henri VIII,roi d’Angleterre, s’empara de cette ville apressix seinaines de tranchee ouverte. Apres avoirsoutenu buit assauts et plusieurs attaques suc-cessives, les babitants se rendirent par capitu-lalion le 13 septembre 1544. Les Anglais res-tereut mailres de Boulogne jusqu’en 1550,epoque ou Edouard VI rendit cette ville a laFrance moyennant 400,000 ecus. Cbarles-Quint la detruisit de fond en comble, en 1558,apres un siege de six semaines. — Pendant larevolution, Eoulogne regul le noni de Port-de-l’Union.
Les armes de Boulogne sont : de gueulesau cygnc d'argent becquete et membre desable; au chef d’azur Charge de trois Jleursde lis d’or. — Dans un manuscrit de 1659,elles sont bgurees : parli, le premier de gueu-les au cygne (targent) le dpuxieme d’or ätrois tourleaux de g ueules deux et un.
Le port de Boulogne , forme de deux largesBassins joints ensemble par un beau quai etdefendu par plusieurs forts, a ete agrandi etembi lli par Napoleon, qui bt pendant un teuipsde cette ville le grand quartier general, lechanlier, l’arsenal et le point de Station de l’ar-niee destinee contre l’Angleterre. Un camp im-mense fut ctabli 4 droite et ä gauche du portde Boulogne, depuis la Tour d’ordre jusqu'aWimille, et depuis le sommet de la moulagned'Outreau jusqu’au Portei. Les premiers joursles troupes bivouaquerenl; mais en tres-peu detemps les soldats conslruisirent des baruquesaussi coinmodes que solides, avec des perebesqu’ils allaient cbercher dans la foret, des ga-zons tires de la plaine et des pierres de la cöte.— C’est au camp de Boulogue que furent dis-tribuees, le 15 aoüt 1804, les premieres deco-ralions de la Legion d’honneur. L’armee, pourretracer a la posterite l’epoque de cet ordre ce-lebre , resolut d’eriger a ses frais, sur un pla-teau d’oii l’on decouvre rAnglelerre, une co-lonue monuiuentale capable de resister auxsiecles, et le 9 novembre le marecbal Soulten posa la premiere pierre, sur laquello ougrava cett« inscriplion :
l*reinl«ie pierre«lu inonument dicernÄpar ranuco oxpciÜtionnaiie de Boulogneet la flottilleh l’emjt^reiir JVapol^on,
pnsäe par Je murechal Soult, coiii>nundint en chef.
18 brumaire an xm (9 novembre i 8 i> 4 ).
Lors du retour des Bourbons, la colonnevolee par l’armee 4 Napoleon fut consacree arappeier le relour des Bourbons et la conces-sion de la ebarte. Le gouvernement de juilleta rendu 4 sa destiuation ce beau monunieut,qui est aujourd’bui suriuonle de la statue deNapoleon et decore de bas-reliefs en bronzequi rappellent les exploits des illustres guer-riers qui poserent la premiere pierre de cettecolonne.
Situee au pied et sur le sommet du montLambert, enlouree de tonte pari de murailleselevees, Boulogue se divise en haute et hasseville. La haute ville ( Bononia) a ete balie parles Romains. On y remarque le palais impe-rial, habite par Napoleon, et l’ancien liölei desducs d’Auinont, gouverneurs du Boulonnais.Elle est ornee de deux plac.es publiques et deplusieurs helles fonlaines en marbre. Des rem-parts qui l’entourent, et qui sont une char-mante proraenade plantee d’arbres scculaires,la vue embrasse un panorama des plus pitto-resques : ici la basse ville et son port, puis lephare de Caligula, et pour fond du tableau lamer et les cötes blanchatres de l’Angleterre 4l’horizon; la, une immense collinc ornee devillas et de bois, au pied de laquelle serpente lajolie viviere de Liane; d un autre cöte, la co-lonne de la grande armee , surmontee de lastatue de l'empereur; plus loin , enbn, les vil-lages de Matpiitra et St-Marlin , domines parl’imposante montagne du uiont Lambert et parson fort. — L’bölel de ville est eleve sur l’an-cien emplaceuient du palais des cumtes de Bou-logne. La est ne l’illustre Godefroi de Bouillon.— Le beflroi qui accompagne la maison de lacommune est im nionument du xm e sieele. —Le clialeau, espece ile citadelle de forme orto-gone arrondie, entoure de larges fosscs, com-muuique a la ville par im pont de pierre; il aete construit -au xtu" siede par Simon de Vil-lers. — La haute ville devra dans quelquesannccs, au soin et au zele pioux de M. l’abbeHaffreingue, l’clevalion de la nouvellc egliseNotre-Dame de Boulogne, ediliee sur les rui-nes de l’aueietuie calbedrale, ou presque tousles rois de France, depuis Louis XI jusqu’aLouis XV, viurent tour a tour faire botninagede leur couromie 4 la pttlronne du Boulonnais,dont ilsse regardaieut coriune les vussaux et lesfeudataires. De jolis Boulevards interieurs,promenades tres-li equentecs dans la belle Sai-son , separent les deux villes.
La hasse ville, GcssoriacusPagus, presenteune pbysiouomie toule differente de celle de laville baute. Tont y est iuouvemeut, aetivitc,commerce. Le port est de l’accesle plus («eile;la nouvelle passe est i'oiuiee |iar deux jelees quifont saillie sur les cöles. Celle au vent, au sud-ouest, deG72 m. de longueur, est forniee d’unedigue en enrocbemcul, surmontee d'ttn coffrage
en charpente plein jusqu’a la hauteur des plusgrandes marees; celle du nord-est, ä claire-voie, a 500 m. de long. Le clienal, en cartainsmomenls, presente 10 m. d’eau. Le bassin,demi-circulaire, an lieu d’assecher 4 mareebasse, va etre converti en un bassin ä Hot; laretenue de l’ecluse de ebasses dans le lit memede la Liane donne, dans la premiere heitre,220,000 m. cubes d’ean. Des batteries impo-santes et les forts de l’Heurt et de la Creche de-fendent l’approche du port, qui, sous le rapportmilitaire, est le port le plus Mir et le plus utilepourlerassemblement d’une flotte en temps deguerre. Les trois plus grands capilaincs destemps anciens et modernes, Cesar, Charlemagncet Napoleon, en ont fourni la preuve dans nnespace de dix-huit siecles. Depuis .les grand*travaux que le gnuvernement y a fait executer,ce port est devenu leplusconstamment frequentede la Manche pour le passage de France en An-gleterre; c’est le port d’ou le trajet est le pluscourt pour se rendre 4 Londres, Douvres etRamsgale. La moyenne des Voyageurs qui s’yembarquent annuellemenl est de soixante mille-— Le port de Boulogne est un port de maree,les bätimenls marebands y entrent avec Je flux -quant aux vaisseaux de guerre, ils sont oblige*
de s’ari eter' dans la rade St-Jean, qui est vaste,et dont le mouillage est sitr et ä l’abri des ventsd’ouest.
Eaux mjakrai. is dk Boüt,ogne. Bonlognepossede une source d’eati minerale ferrugineusetres-aliondante, situee dans un kiosque elegant,a 300 m. de l’angle septentrional des remparts,et 4 70 m. 4 droite de la route qui conduit aWimille.Les eaux ile cette source sont reconntiescomme tres-efficaees .pour combattrel'alonie desOrganes digestifs dans les alteraliona des visceresabdominaux.
Baiks de mer de Bodeogne. Boulogne pOS-sede un bei elablissement de bains de mer. L*partie consacree aux dames compreud un grandsalon, une chambre de repos, une salle de ra-liaicbissemcnts et un salon de inusique, av« cles degagements convenables. La partie destioe eaux hommes est composiied une salle de bidard,d'un logemeut parliculier et d’autres pieces-Ces deux corps de logis, symetriqucnient disp»'ses et n’en ibrmaut qu’un seul a rexli'ricu r >commimiquent par les salons a une tres-gran (lesalle d’assemblee et de bal, decoree de colonne 5et depilaslres ioniqnes.—On desigtie communu*ment, sous le noni de bain a la lame, une un-meraion subile et de courle duree, repc>e e unplus ou moins grand nondn e de fois; on do ul,eaussi des bains par immersion prolongee. Votcbdans l’un et l’autre eas, com ment ils sollt auministres : des voitnres elegantes et com® 1
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formant antant de cabinets de toilette esset-grands pour contenir ä l’aise plusieurs persoH'nes, prennent les baignetirs au bord de la pla£ eet les conduisent an milieti de l’eau. La, r - eSvoitures, attelees chaeutie d’un ebeval act'OU"turne a ce gerne de travail, restent immobil'' 5-Une teilte en coutil y est adaplee, et c’est soi ,sson abri que le bain se prend, sans que des ve-gards indiscrcls puissent en aucune maniei e