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CALACUCCIA.

CALAIS.

CALAIS.

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619 k. de Paris pour la taxe des letlres. Pop.2,055 h.— Terraiw jurassique, etage moyendu Systeme oolilique.

Cajare etait autrefois une ville forte qui op-Posa aux Anglais ä differentes epoques une vi-goureuse resistance, ce qui les determina a de-truire en 1368, un pont sur le Lot, dont onv oit encore les vestiges. Les habitants de cette"ville ne preterent jamais serment au roi d’An-gleterre, et, dans le xm" et le xrv“ siede, ilsempecherent, ä force de courage et de surveil-huice, que ces etrangers ne s’emparassent deleur eite, qu’ils (enteren! plusieurs fois de sur-prendre.En 1622, Cajarcfut prispar Louis XIII,•lui en fit demolir les fortifications.

Cette ville est dans une charmante Situation,s ür la live droite du I.ot, au bord d’un bassinfertile et etendu, termine par des coteaux cul-fives en vignes et courounes par des rochersdeformes variees, encadres en quelque sol le dansdes massifs de verdure. On y remarque l’egliseParoissiale, bätie vers l’an 1289, dont l’intc-tieur renferme quelques beaux morceaux d’ar-'hiiccture gotbique; les restes d’un ancien fortc lui parait remonter ä une haute antiquitc; et5 Ur les bords du Lok, une jolie promenade for-•Wce de quatre longues allees plantees de peu-Pbers d’Italie. L’iutcrieur de la ville offre des'"uesetroiteset malpercees; mais les habitationsSl tuees sur les anciens fosses, qui ont eie con-v ertis en promenades, sont bien conslruitcs et^ un aspect fort agreable.

Faires le 10 janv., lundi de la Passion, sa-* ne di de Quasimodo, 10 fev., 17 mai, 14 juin,>0 juillet, 8 ao&l, 10sept.,21 oct., 25 nov. et^ 5 dec.

1'Al.ACITCCIA,bg Corse, arr.,Eet ä 21 k.Corte, chef-1. de cant. Pop. 681 h.

Le canton de Calacuccia renferme cinq com-1,1 ulies. Son terriloire, extremement eleve, est'■averse par une chaine de montagnesqui, apress utre partagee dans sa plus grande elevation,Sa baisse insensiblement et forme une agreableVa,| ee dont la pente est si douce qu ’011 la pren-drait au premier abord pour une rentablePkdne. Cette grande et populeuse vallee, con-aue Sous le 110 m de Niolo, est, par son site etSes kergers, une des parlies les plus curieuses' es plus interessantes de l’ile; ses quatre is-Sues fiui donnent acces vers Yico , Calvi, Corte'• • naco, et sont bordees de liautes monta-j> nes > pourraient etre defendues par quelquestU. n ' n * eS conlre ^ es f° rces nombreuses. De pe-1 s c bamps sipares par des murs peu eleves,<nes de pierres cntassces les uDes sur les au-res , servent de päturages. La beaule, la sta-UVe des hommes, presque tous bergers, sonte niarqu a [,| es . quoique couchantsur la dure et* o a ^’Ue etoile, enveloppesdans leurepais pc-ne > *ls parviennent Sans decrepitude, malgrüe He äpre vie, j, une vieillesse avancee. CettePopulation nomade s’eleve a environ 3,300 ha-a "ts, sur lesquels il n’y a pas trenle artisans“ marcliands.—Le chant et la poesie sont fa-L ,;; ers . a res rüdes Arcadiens de la Corse.“spitalileleur est sacree : le beiger qui vovisnac * e Wt de ses brebis et la chair de 6011

ehevreau serait offense si vous lui offriez del’argent, et mepriserait le berger qu’il verraiten recevoir. Cliaque famille forme une especede petit Etat qui fabrique tout ce qui est ä sonusage : les femmes tissent la toile et le drappendant l’hiver, et c’est a lern- ruslique foyerque se sont refugiees les moeurs et les verlusprimitives de la Corse.—L’cpoque de la bellefoire aux bestiaux qui se tient le 8 septembre,est le hon moment pour visiter le Niolo, etpour jouir de l’aspect pitloresque de la popu-lation. Les femmes sont les seules de l’ile quiaient conserve leur ancien costume : unetoquede velours noir, bordee par les cheveux endeux tressei, forme la coiffure; la chemiseboutonnee jusqu’au menton tient lieu de fichu;la rohe est de drap bleu, cliamarrce de velours,ouverte ä la gorge, et forme une espece d’a-mazone.

CALAC.OBRIS (lat. 44“, long. 19°). «L’I-tineraired’Antonin en fait mention sur la routequi de Lugdunum Convenarum conduit ä Tou-louse ; et, quoique Sanson ait transporte cettePosition ä St-Lizierde Conserans, il est indu-bitable qu’elle appartient ä Cazeres. La distancemarquee XXVI a l’cgard de la ville capitaledes Conaence, n’a riend’excessif en mesure iti-ncraire, quoiqu’en droite ligne eile soit nioinsforte de quelques lieues, parce que le cours dela Garonne fait circuler la voie. On lit Cala-gorgis dans l’Itineraire : mais la lecon que lemanuscrit du Vatican fournit ä M. Wesselingest appuyee de l’autorite de saint Jcröme,qui en invectivant contre Vigilantius, qu’il ditetre sorti de la uation des Convence, designe lelieu qui avait donuela naissance ä cet hcresiar-que par l’etbnique Calagorritanus. » D’An-ville. Notice de l'ancienne Gaule , p. 489.

CALAtiCM (lat. 49“, long. 24°). « On peutvoir dans l’article Latinum , que la positiondont le nom se lit Fixtuinum dans la Tabletheodosiennc est celle qui convient ä la villecapitale des Meldi. De cette position, la Tablecontinuant la trace d’une route qui se rend äAgedincum, ou Sens, eile marque XII surcette route, entre la capitale des Meldi ouMeaux, et un lieu dont le nom est ecrit Cala-gum. Or, la mesure de 12 lieues gauloises oude 13 a 14,000 toises, s’arrele cn partant de•Meaux, ä un lieu dont le nom de Chailly doitderiverde Calacum on Calliacum.Ce que cetteposition prend meine de convenance avec cellequi la suitimmediatement dans la Table, savoirRiobe, confirme cet emplacement de Calagumä Chailly. V. J’article Riobe.» D’Anville. No-tice de l’ancienne Gaule, p. 190.

CALAIS, Eure, comm. du Fidelairc, El dela Neuve-Lyre.

CALAIS (St-), Eure-et-Loir, comm. deRomilly-sur-Aigre, E de Cloyes.

CALAIS, Calelum, Calesium, jolie et forteville maritime, Pas-de-Calais (Calesis), arr.et ä 31 k. de Boulogne-sur-Mer, chef-1. de cant.Place de guerre de 1" classe. Trib. de comm.Chambre de comm. Conseil de prud’h. Soc.d’agr. Ecole de dessin. Ecole d’hydrograpliie.Consulats etrangers. Cure. Gile d’etape. Cä-

Vir. P. 12,580 h. — Etablissement de la ma~ree du port, 11 heures 25 minutes. — Pbareä feu tournanl ä eclipses de une minute et demieen une minute et demie sur la tour centrale dela ville, ä 38 m.d’elevation et 23 k. de portee.Feu fixe de inaree, sur le fort Rouge, ä l'enlreedu port. Lat. 50° 58', long. 0” 29'.— Terraiitd’alluvions modernes.

Autrefois diocese de Boulogne, parlementde Paris, iotendance d’Amiens, chef-lieu dugouvernement de son nom, bailliage, maitriseparticuliere, amiraute, juridiction consulaire,2 c.ouvents.

D’Anville a tort de placer VUlterior Portusä Calais, dont l’origine moderne est connue, etqui ne parait pas avoir existe du temps desRomains. Les premiers titres ou il est fait men-tion de Calais ne remontent guere qu’au ix'sie-de. Dans l’origine, ce n’ctait qu’une espece devillage forme de cabanes construites ä peu presdans l’endroit oü se trouvent aujourd’bui lesquais, et habitees par des marins qui frequen-taient son port forme par la nature, et amelioreen 997, par ordre de Baudouin IV, comte deFlandre. Toute sa defense ne consistait alorsqu’en deux grosses tours, dont une, attribuee äl’empereur Caligula, etait situee sur les sables,au nord de la ville, et l’autre placee k l’embou-chure de la rivieredeGuignes : la premiere deces tours a dounc naissance au Risbanc, la se-conde au chäteau. En 1224, Philippe de France,comte de Boulogne, fit entourer Calais d’un murflanque de petites tours de distance en distance,avec des fosses exterieurs: ce premier murd’enceinte fut conslruit avec une teile solidite,que six Cents ans de vetusten’ont pu le detruire.En 1227, ce meine Philippe fit construire unvaste donjon que des lors on nomroa le Chäteau,qui fut demoli en 1560, et remplace par la cita-delle.

En 1346, Edouard III, roi d’Angletcrre,ayant gagne sur Philippe de Valois la sanglantebalaillede Crecy, voubit mettre cette victoire iprofit, en essayant d’enlever ä la France la villede Calais, commandee par Jean de Vienne.S’elant emparc de Vissant, il vint investir Ca-lais le 1" aoüt 1346. Le siege durail dejä de-puis plus de onze mois, lorsque le roi de France,ä la lete d’une armee de 60,000 hommes, sepresenta pour secourirles assieges; mais, ayantjuge la position des Anglais inattaquable, il seretira avec son armee, et les habitants de Ca-lais, en proie ä la plus horrible famine, furentforccs de capituler, apres avoir soutenu plusd’un an le siege. Edouard, irrite de la longueresistance des Calaisiens, ne voubit pas les re-cevoir ä composition, ä moins qu’on ne lui b-vrät ä discretion six des bourgeois les plus no-tables. Eustache de St-Pierre, Jean d’Aire,Jacques et Pierre Wissant, et deux autres ci-toyens dont I’histoire n’a pas conserve le nom,se devouerent pour le salut comnum : conduits,la corde au cou, devant le monarque anglaisqui n’avait pas rougi d’imposer cette condition,ils lui presenterent les clefs de la ville. Edouard,les regardant d’un air severe, commandait qu’onles conduisit au supplice, quand sa femme, quiBO

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