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CAMBRAI.
CAMBRAI.
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laine et de bourre de boeuf et de chanvre, quise vendent a si bon manche, qu’un komme deforte taille peut se vetir complelement pour®>oins de six [rancs.
CAMBOULAZET, vg. Aveyron (Rouergue),arr. et ä 23 k. de Rodez, cant. de Naucelle,8] de Sauveterre. Pop. 749 h.
CAMBOL'TIL , vg. Lot (Quercy ) , arr.,c ant., Eg] et ä 9 k. de Figeac. Pop. 610 h.
CAMBOUNES, vg. Tarn (Languedoc),arr. et ä 19 k. de Castres, cant. et SI de Bras-se. Pop. 1,682 h. — Fabriques de cadis,Otolletons, flanelles, couvertures de laine, etc.
CAMBOUNET-LES-MONTAGNES , vg.■Tarn (Languedoc), arr. et ä 32 k. de Lavaur,c ant. et S de Puy-Laurens. Pop. 422 k.
GAMBOCR, vg. Tarn, comm. de Caslel-BOac , si de Dax.
CAMBRAI, Camaracum, ancienne, gran-d «. belle et tres-forte ville, Nord (Cambresis),C hef-I. de sous-pref. et de 2 cant. Bonne ville39. Place de guerre de 2° classe. Trib. deinst, et de comm. Conseil de prud’hommes.Societe d’emulation. College com. Archev6clie.- eures. Seminaire diocesain. s. kjr. Pop.^0,141 h.— Terrain tertiaire infcrieur.
Autrefoia arcbevcclie, comte et ducke,Principaute de l’empire et souverainete, capi-*ale du Cambresis, parlement de Douai, in-*endance de Lille, chef-lieu de subdelegationet recette, gouvernement particulier, brigadee marechaussee , plusieurs bailliages , 10 pa-Joisses, 3 chapitres, College et seminaire, 2 ab-Ja yes ordre de St-Benoit, une ordre de St-Aii-HOslin, aautres abbayes, lOcouvents.—L’eve-oe de Cambrai date du v* siede. II fut, en“ö9, a la priere de Philippe II, roi d’Espa-erigc en archevcche par Paul IV, qui lui
r\AI,M Al.rrnAhAMll« Äl'A/, linp .1* A
rj, ntla pour suffragants les cveques d’ArraA° üri *ay, St-Omer et Natnur; cet archevcche^ 1 supprimc pendant la revolution; le siegee ^aiubrai fut retabli par le concordat, maisec son ancien titre d’evöche qu’il a conserveJ ^ Sr ! ,l ’«n }841, epoque ou il a eie erigc en nr-t ,^ evt:c be ayant pour suflragant l’eveche d’Ar-‘ ‘ Les anciens evfeques de Cambrai etaient
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temporels de Cambrai, avec le titre
I Co >ntes et princes du saint-empire; maiss ^'atelains nu’ils v avaient elablis se rendi-p "ou a peu independanls de leur autorite.j ar j e,,di, nt les archeveques rentrerenl pluset e,i Possession dt la seigneurie de Cambrai,. 11 dernier siede ils avaienl encore le haut
viiiri" 1 * vd ' e et du c0,li,t compose deDan < ^ l,x v ' da S es - ha souverainete seule ap-Loi' ^ 3,1 ro * de France; ce fut depuis
q '? seulement que l’archeveque dej j ' a ' ra ' dev mt im prdat franeais.c onde^° SUl0rl Camaracum a Cambrai, se-Oiem’ C de Nervii, et dont la premierea„ Ss j 10n se , roiive dans les llineraires, pourrait})j s . , se d ®montrer par les seuls monuincntsni| , S ur'j ues > mais eile est aussi prouvce par les
qui „ •" roil,es romaines qui s’y croisenl et
c Uni a ^ la ' ent de Nemelacum , Arras , Baga-St—Qn a ' a ^ ’ et -^ u S usta Veromanduorum,entm. Plusieurs historiens croient que
Cambrai existait dejä lorsque les Romains fi-rent la conquete de ce pays. II devint une deleurs places fortes apres la destruction de Ba-vay, et etait si important que Clodion, apress’en dre cmpare, prit le titre de roi de Cam-brai. II ne parait pas cependant que les Ro-mains y aient erigc aucun monument conside-rable. Apres la morl de Clodion, Cambraiecliut ä Regnacaire, a la mort duquel cetteville entra dans le domaine de Clovis et passaa ses descendants. Le roi Chilperic, l’un d’eux,s’y retira en 584 avec ses tresors et ses effetsles plus precieux. Lors du partage du royaumede Lotliaire, eile echut & Charles le Chauve.En 870, le 28 decembre, les Normands s’enrendirent maitres, massacrerent tout ce qu’itsy trouverent, et empörterem un butin im-mense. Dans la suite, cette ville passa ä Char-les le Simple qui la ccda, en 922, a l’empereurHenri I er . En 953, les Huns vinrent Campersous ses murs et y demeorerent pendant troisjours sans avoir pu la prendre, malgre tousleurs efforts.
La commune de Cambrai s’etablit par in-surrection en l’annee 1076. Les eveques decette ville avaient acquis une si grande consi-deration, que des le ix e siecle les empereursd’Allemagne leur avaient concedc les droits desouverainete sur Cambrai; mais les bourgeoisne supportaient qu’impaticmment leur donii-nation, et etaient depuis plus de Cent ans enguerre ouverte avec l’autorite episcopale. Enl’annee 957, ils profilerent de l’absenee de leurevcque, qui s’etait rendu a la cour de l’empe-reur, pour former uue ligue coutre lui, et sejurer les uns aux autres de ne pas le laisserenlrer dans la ville. L’eveque, s’elant remis enroute vers Cambrai, ne tarda pas ä apprendrepar le bruit public que l’entree de la ville luietait defendue, qu’il en trouverait les portescloses et les murailles bien gardees. II re-broussa chemin et alla demander ä l’euiperenrdu secours contre les Cambresiens : on luidonna une armee d’AUemands et de Flamands,asscz forte pour reduire la ville. A l’approchedes troupes, les habitants eurent peur, et,ajournant leur projet de liberte, reeurent l’e-veque saus Opposition. Celui-ci, qui regardaitcomme une injure intolerable ce qu’ils avaientose laire contre lui, attendil, pour se venger,que leur association füt entiei ement dissoute, etalors, laisanl revenir ses soldats auxiliaires, ilattaqua les bourgeois ä l’improviste dans lesplaccs et dans les rues. Les soldats les poursui-vaient jusque dans les eglises, tuaient tout cequi leur rcsistait, et quand ils avaient un pri-sonnier, ils lui coupaient les pieds ou les mains,lui crevaient les yeux ou le menaient au bour-rean , qui lui marquait le front d’un fer rouge.Cette exccution mllltaire laissa de profonds res-senliments dans le coour des bourgeois de Cam-brai, et accrut le desir qu’ils avaient d’eleverune barriere entre eux et la puissance seigneu-riale. Tout le clerge metropolitain, defenseur-ne de rette puissance, fut enveloppe dans lahaine que les citoyens lui portaieut. Eu l’annee1024, il se fit une nouvelle conjuration, a la fa-
veur delaquelle les bourgeois, un moment mai-tres de la ville, expulserent les chanoines ettous les clercs de l’Eglise, demolirent leursmaisons et empoisonnerent ceux dont ils avaientle plus ä se plaindre. Cette revolution fut depeu de duree, et une armee imperiale retablitä Cambrai la seigneurie ecclesiastique. Maisla revolution se reveilla , pour ainsi dire, en1064 : les bourgeois, ayant pris les armes, fi-rent prisonnier leur eveque nomme Liebert, et,pour les reduire, il fallut trois armees envoveescontre eux par l’empereiir, le comte de Flan-dre et la comtesse de Hainaut. Malgre cettenouvelle defaite, les Cambresiens ne se decou-ragerent point, et, douze ans apres, sous lepontificat de Gerard, neveu de Liebert, ils s’in-surgereut de nouveau et se constituerent enassociation permanente sous le nom de com-mune. Voici le detail de cet evenement telqu’on le trouve dans une chronique redigee envieux franeais :
» Comme le clerge et tout le peuple etoienten grande paix, s’en alla l’eveque Gerard äl’empereur. Mais ne fut pas trcs-eloigne, quandles bourgeois de Cambrai, par mauvais conseil,jurerent une commune et firent ensemble uneconspiration que de longlemps avoient murrnu-rce, et s’allierent ensemble par serment, que sil’evlkpie noctroyoit cette commune, ils lui de-fendroieul l’entree en la eile. Cependant l’eve-que etoit ä Lobbes, et lui fut dil le mal que lepeuple avoit fait, et aussitöt il quitta sa route,et pour ce qu’il n’avoit gens pour le venger deces bourgeois, il prit avec lui son bon ami Baii-douin, le comte de Mons , et ainsi vinrent äla eite avec grande cavalerie. Lors eurent lesbourgeois leurs portes closes et manderent äl’eveque qn’ils ne laisseroient entrer que lui etsa maison, et l’eveque repondit qu’il n’entreroitpas sans le comte et sa rhevalerie, et les bour-geois le refuserent. Quand l’eveque vit la foliede ses sujets, il lui prit grande pilie, et il desi-roit plus faire misericorde que justice. Alorsleur manda qu’il traiteroit des choses devantdites, en sa cour, en bonne maniere , et ainsiles apaisa. Alors l’eväque fut laisse entrer, etles bourgeois rentrerent en leurs maisons, ägrande joie, et tout fut oublie de ce qui avoiteie fait. Mais il advint, apres un peu de temps,par aventure, sans le su et le consentement del’cveque et contre sa volonte, quegrand nom-bre de Chevaliers les assaillirent en leurs hö-tels, en occirent aucuns et plusieurs blesserent.Dout furent les bourgeois tres-ebahis et fui-rent a l’eglise St-Gery; enfin furent pris etmencs devant l’eveque. Ainsi fut cette conju-ration et la commune defaite, et jurerent de-sormais feaute a l’eveque. »
Les troubles qui survinrent presque aussitötdans l’empire, par suite de rexcommunicationde Henri IV, fournirent aux habitants de Cam-brai une occasion pour tenter un nouveau inou-vement et retablir leur commune. Ils furentaides par le comte de Flandre , qui fit allianceavec eux pour s’agrandir aux depens de la puis-sance imperiale. En vertu de cette alliance, ilsJ instalkyent comme evcque un ami du comte,