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CANON.

CANT AL (departement du).

CANTAL (departement du). 459

flui se trouvent dans eette partie delicieuse de laProvence, offrent des sites euelianteurs et desuperbes jardins couverls d’orangers et de ci-•ronniers. C’estsur la plage, et nou loinde cettev ille, que Napoleon debarqua ä son retour defrle d’Elbe, le 1" niars 1815.

Fabriques de parfumerie et de barriqucs äbuile,— Commerce de sardines salees, ancbois,'ins, buile d’olives, oranges, cilrons, fruits de-bcieux, grains et autres productions du pays.—Haras. — Foires de 2 jours les 16 mai, 14sept. et 6 dec. — Lat. 43° 34' 14", long. 4°40'43" E.

CA\NES-CLAIRAX,vg.Gai’d (Languedoc),Ufr. etäSl k. du Vigan,cant. et El de Quissae.Pop. 328 h.

CANNESSIERES, vg. Somme (Picardie),Ufr. et a 48 k. d’Amiens, cant. et EI d’Oise-»mnt. Pop. 158 b.

CANNET, vg. Gers (Armagnac), arr. et ä42 k. de Mirande, cant. et E de Plaisance.Pop. 265 h.

CANNET-PllES CANNES (le),vg. Far (Pro-vence), arr. et a 14 k. de Grasse, cant. et El deCannes. Pop. 1,546 h. — II est bäti sous le plusbeau climal dela Provence,dans nne exposition‘Oagnißque, abritee de lous les vents par desooteaux garnis d’oliviers et d’une grande quan-bte J e Ijeaux orangers dont les fleurs repandent* es plus doux parfums: les roses, les lubereuses,* a eassie et uue multitude d’aulres fleurs odo-r antes embellissenl les jardins et alinienlent deUombreuses distilleries; la Campagne est arroSle d’une infinite de sources, qni font de ceP*y> »n sejour reellement delicieux. Des hau-leur * du village, on jouit d’une vue mogniüque®Of une vaste elendue de mer et sur les lies de»ins; lorsque le ciel est sans nuages, on aper< ‘° 11 ä l’horizon l’ile de Corse, situee ä une dis-* a nce de plus de 160 k. — Foires les 25 et 26tl0v ', et le dimancbe aprcs le 10 sept.

CANNET-PRES-LE-LUC (le), vg. Var' r ° v ence), arr. et ä 24 k. de Draguignan,cant.et Gä du Luc. Pop. 978 b. II est pres de l’Ar-qui y forme une fort belle cataracle, prese (aquelle est la curieuse cliapelle St-Michel,‘erenient taillee dans le roc. — Verrerie ä

v *lfe

el erislallerie.

ftrr

CANNY-SUR-MATZ, Vg. Oise (Picardie)

• e * ö 26 k. de Compiegue, cant. et iS deU *J»8ny. Pop. 360 h.

di ( q A>fNY ' SLH ” I,IEUAI N, Vg. Oise (Picar-Po^ af -' et * 38 k. Beauvais, cant. et S dedouhl^' 6 * —Fubriques de miroirs

Verres'd’ • 3S ’ elc ’’ °P lif l" esct

(’* . n !'J lf ]ucs, verres ä lunettes de Picardie,aillonl v ß- Pyrenees-Orient. (Rous-

Poi, ’ f ant -> E et a 10 k. de Perpignan.

et pp' ® ^-Durant la guerre entre la France

na.. i^i^Sne en 1793, il a etc tour ä tour occupe

C’A e No OUpe9beUi 8 6ran,eS -** ^6 k \ V ^' ^ a ^' ac ^ os (Normandie), arr. etC rQ j * ? Lisieux, cant. de Mezidon, S deSfossesse d la | 1>0[> ' 204 1, ’~ A l’occasion de lanionj e a oomtesse d’Artois, qui mit au

M. e^M»* vi" 001 1775 ’ le duC d ’ An ß ouliime >Elle de Beaumont, aieuls du savant

distingue de ce nom, fonderent une rosierea Canon. D’apres l’acte de fondation, les troiscommunes de Canon, de Vieux - Funie et deMezidon concouraient, par vingt electeurs, auchoix d’une bonne Alle, d’une bonne mere, d’unbon Als, d’un bon vieillard et d’un bon pere defamille. La premiere election eut lieu au com-mencement de septembre, et le couronnementle 24 du mcme mois. Cette ccremonie eut lieupar la suite le 15 septembre.

Patrie de M. Elie de Beaumokt, membrede 1’Instilut.

CANOCRGUE (la), petite ville, Lozere(Languedoc), arr. et ä 22 k. de Marjevols,chef-1. de cant. Cure. Gite d’etape. Chambreconsultative des manuf. El. A 576 k. de Parispour la taxe des lettres. Pop. 1,910 h.—Terrain jurassique.

Cette ville, situee dans un vallon agreable etfertile, sur l’Urugue et pres de son confluentavec le Lot, passe pour etre fort ancienue. Ony voil les vestiges d’une fontaiue que l’on croitde construction gauloise, et les mines d’un an-cien fort. Des fouilles faites en 1829 out faitdecouvrir dans les environs des vases et ungrand nombre de debris de poterie romaine.— LaCanourgucestdepuis un tempsimmemo-rial le centre d’une fabricalion de serges et au-tres etoffes de laine connues sous le nom decadis de la Canourgue.

Les armes de la Canourgue sonl: mi~parti, le premicr d’azurä deux fleurs de lisd’or, le deuxieme d’arge nt a un ours de sa~ble ä collier d’or.

Manufaclures de serges et de cadisserie. —Fabriques de toilcs de coton. — Grand com-merce de cadis et de coton filc. — Foires les 4janv., 19 mars, 2 mai, 30juin, 14 sept. et 29oct.

CANOUVIIXF.,vg. Seine-/«/.(Normandie),arr. et ä 28 k. d’Yvetot, cant. et E de Canny.Pop. 405 h.

CANTAIXG, vg. Nord (Cambresis), arr.,E et ä 7 k. de Canibrai, cant. de Marcoing.Pop. 710 li. — C’est, la tatrie de Bapü’steCambrai, qui, vers l’an 1300, tissa les premierestoiles fines, a Valenciennes. On le fait aussi in-ventcur du rot qui sert ä fabriquer la batiste.Plusieurs familles du nom de Cambrai existentencore actuellement a Caulaing.— Fdbrique deSucre indigene.

CANTAL (le Plomb du), Mons Celtorum,montagne tres-connue des anciens, principalecime de la chainc des monts Cantal, dont la plusbaute s’eleve ä 1,857m. 75 c. au-dessus du ni-veau de la mer. Ses ramifications s’etendent surplusieurs communes, appartenant aux quatre ar-rondissements dont se compose le departementauquel eile donne son nom. Cette montagne estcouverte de neiges pendant plus de liuit mois del'annce ; ä l’est et ä l’ouest, eile est couverte devastes pacages qui nourrissent en ete de noin-breux troupeaux ; lesexpositions du nord et dumidi sollt en grande partie couverles de forets

I de ebenes et desapins.

CANTAL (Appartement du). Le departement

du Cantal est forme de la partie de l’ancienneprovince d’Auvergne, connue sous le nom dehaute Auvergne, et tire son nom de la pluselevee de ses monlagnes, qui en occupe ä peupres le centre. Ses bornes sont: ä l’est, les de-partements de la Lozere et de la Haute-Loire;au sud, ceux de la Lozere et de l’Aveyron ; äl’ouest, ceux du Lot et de la Correze ; au nord,ceux de la Correze et du Puy-de-Döme.

Le departement est herisse de montagnes quicomposent la majeure partie de son sol. Laprincipale est le Cantal, connu des anciens sousle nom de Mons Celtorum. Ce mont, dontl’enorme base s’etend du nord au sud, dans unelongueur de 12 k., est environne d’audacieuxrivaux d’une etonnante elevation, quoique su-bordonnee ä la sienne dans la proportion sui-vante:

Plomb du Cantal. 1,857 m, 74 c,

Col de Cabre.1,689

Puy-Mary.1,659

Puy-Violent.1,594

Ces enormes asperites, reunies dans un rayonde moins de 12 k. de diametre, sont autant decönes aigus qui s’elevent avec audace infmimentau-dessus des autres montagnes dont eiles sontenvironnees, et qui peut-etre elles-memes nesont que leurs debris. L’escarpement de ces cö-nes rend leur acces presque impralicable.

La nature de ces montagnes est volcanique,et c’est ici surtout que l’incendie a ete terrible:tous les savants s’accordent ä y reconnaitre lesindices de l’un des plus celebres embrasementsque le globe puisse compter dans ses revolu-tious; mais on en ignore absolument l’cpoque.Les laves ont coule avec une teile abondance,qu’elles ont comble les vallees qui jadis sepa-raient quelques montagnes inferieures, et formede vastes plateaux qui s’abaissent en s’eloignantdu centre, et laissent entre eux de larges etprofondes vallees presque paralleles.

La nature semble communement traiter enmarätre les hautes montagnes, et ne composerleur draperie que des attributs lugubres etmajestueux de sa severile et de son courroux ;c’est ce qu’elle a fait ä l’egard du groupe le pluseleve du Cantal; mais les montagnes inferieureset les plateaux qui leur servent d’appendicesont ete plus favorises. Quoique couvertes deneige pendant cinq mois de l’annee, elles se pa-rent de verdure ä la belle saison et offrent d’ex-cellents päturages. L’lierbe la plus fraiche, legazon le plus touffu les tapissent; les violettes,les byacintbes, les muguets sauvages, les mar-guerites de tout gerne, les primerolles, les teil—lets ebampötres, emaillent et parfumentä l’envicette verdure delicieuse dont la delicate saveurappelle au printemps les troupeaux avidesd’en jouir: mais ce n’etait pas assez de ces dons,et plus gencreuse encore, c’est lä qu’elle a Ca-che ces plantes, ces simples salulaires dont lebäume a plus d’une fois rappele la vie dans lesein del’homme deja glace par l’approche du tre-pas. •— Cette vegion est semee de petites maisonsappelees Burons, servant de demeure, apres lafonte des neiges, aux bergers charges de la garde