CHALISSET.
CHALVRAINES.
CH AM ALIERES- ROYAT.
511
nmiät per son intern perance, il languit surunlit de douleur, du 26 mors qu’il lut frappe,jusqu'au 6 avul 1199 qu’il uiourul. Pendantleinps , ses guerriers avaient continue lesiege du chäleau, et s’en etaienl rendus niai-tres ; lU eil fiieM peudre aussilöt Ions les de-fensrurs, ä la reserve de Berlrand de Gourdonqu’ils destinaient ä un supplice pius homble.Auparavaiit Richard voulul le voir. « C’estdouc lui, lui dil-il, ipii as <^e Trapper l’uinl duSeigneur. — C’est moi, repondit Berlrand aveca ndace; ei je me rejouis de ce que j’ai fait ,Mr j’ai eu Je bouheur de venger ainsi munPei'e et nies deux Ti eres qni etaient tornbcs parlä niain. » Richard Tut louclie du courage de*°n ennenii; il urdonua qu oll le laissäl libre ,ct qu’un lui donnät quelque argem pour re-tourner aupres des siens. Mais les gräce» quefunt les rois sur leur lit de morl, si eiles coü-•eui pe U aux luoui ants, prolitent uioins eucorea ceux qui les rei^uiveut : on ne liut amunc °tnpledu pardonaccordeau prisonnier, quiu’a-Vll| l Taii qu’user du droit de la guerre;Berlrandf Gourdon, livreaux bourreaux. Tuttenailleetecoicbe vif avant d’etre pendu. Roger de Ho-rden aecuse Marrhades de cel acte de cruaule;Oiais riiistorien Velly en reclame la gloire |*)ur^‘ilippe Auguste, qui, « par sa grandeur^4tne, dil-il, aulant que par polllique, voulut* 011 ’ ä la fois venger la mort d’un enneini qn’il^Bniait, et pourvoir a la sürele des souve-ra *'js. »
A peil de dislance de Clialus et au- dessotis^ bourg deMonlbrun, l’on observe les restes1111 vieux chäteau, qui a (1 il et re d’unegrande
ton ,de
JJ'M’wiance. La solidile de sa conslrurlioel ^t piltoresque de ses debris , le nombre68 debris, le nombre de ses vieilles lours dont1 ttdinire a la fois la liauteur et les vastes di-r ^" s 'ons, tout fait croire d’abord que ceses soul celles d’une des foiteresses les plusre s de la contree.
0n mierce considerable de chevaux et de
<*iebi
m, dets.
Faires les 1"' # vendiedis de janv.,
fev«
’ nun, juin, rnercredi saint et 16aoAt.j ' AMJY , village et commune du dep. de(i. ’ re (Nivernais), cant., arr., Set ä 6 k.s. p 0 p. 504 i,.
■r u ^*M^SSET, Dordogne , comm. el K de
111 ac-le- Graud.
^^AU SSET, lieudu dep. de la //.-A7# ‘nne,*tidroit ^ ^"‘saeuil. — On remarque cn cetPorta ' ' ,US de Roselle, les riiines im-
r u in (!s ' l . es laneien rliüleau de Cuxcusset,fable * ' US cur ‘ cus es et bis plus conside-I'arlen l0ll,es c elles qui existent dans le dc-dition ' a flaute-Vienne. O’apres la tra-
tet oce' . •'* r ‘l >a "d ,IH i le cbaleau de Clialus-tiaine v '" 1 * twpbicenieut d’uue Station ro-,er esse ^ ^ d't xn' siede, cettc for-
el| e la ^ a ^ v ' c01 “ lesse Marguerite;
Bn 1273 i Gerald de Maumont.
ftirent el ^ lar * es ^ > l es Anglais en
avec 1’- ‘ P.**** habilants de Limoges,
de ° c ^ ,re coimetable el mareehalCerie ' *574, J. de Maumont, sei-
gneur de St-Vic, se saisit de ce chäteau, de-venu prestjue inhahitahle depuis l’expulsion desAnglais, et le ioiiilia de nouveau, preiendant,dil le P. Bonaveuture, le lenir pour ceux de lareligion pretendue rel'ormee. Il coimiienga enmeine leuips ä piller les villages voisms, ä ran-Bonner les paysans et les Voyageurs. Les ha-bitauts de Limoges, s’elant rassembles, mar-clierenl conlre lui, sous la conduite du capi-taine Vou^elle, el le forcerent ä s’enfermerdausses nuirs. Trois ans apres les hourgeuis deSt-Lconard, rcuni.s ä ceux de Limoges, de So-bgnac, d’Eymouticrs, etc., firent le siege.deCbalusset. Le fort fut invesli de louscotes, etse remlit au bout de c.iuq jours. On resolutalors, pour assurer la tranquillile du pays , dedemolir celte place de maniere ä en rendte leretablissemeutinipossible.— Les touisde Cha-lusset, si remarquables par l’eteudue qnVliescouvrent de leurs debris, le sont peut-elredavauiage par leur posiliou singuliereineut pil-toresque* l)u baut d’uoo röche iueuhe et sau-vage, au pied de laquelle deux ruisseaux assezrapides vienuent confoudre leurs eaux , cesvieux remparts semblent meuacer encore l’iia-bitanl des campagnes.
CHALVUiNAC, vg. Cantal (Auvergne),arr., cant., et ä 6 k. de Mauriac. Pop.1,194 b.
Sur un plateau basaltique tres-elevö, es-carpe de lous coies, on apen^oil de foit loiules rumos imposantes de l’anlique chäteau deMirkmont , qui presente aujourd'hui l’as-pect des auciennes fortilications des tenqis feo-daux : ponl-levis, mäcbicoubs, ineurtrieres,double euceinle, etc. Ces ruuies doTiiiueul losgoiges de la Dordogue, et plus de Cent villagesdu Cantal ou de la Corre/.e. L’approcbe de cefort elait tres-diflicile : aussi a-l-il souteuuplusieurs sieges coutre les Anglais en 1183,1196, 1357, 1359, etc. A cette deruiere epo-que, llolrert Kuol le surprit et y laissa le tä-meux Mandonet ßudaful, qui ravagoa loug-temps le pays; il eu fut pourtant expulse en1374 , s’en empara de nouveau , et le renditeusuite par couiposition.
Pendant les guorres de religion , Madeleinede St-Neclaire , veuve de Guy de S(-Exupery,se rendit celebre pur sa valeur : eile mai cbaitä la l£te d’un corp> considerable de ia noblossedu pays, avec lequel eile Lai lit souveiit lestroupes du baron de Montal, ipi elle tua de samain en 1594. MaJeleine de Si-Neciaire etaitsi belle, si avenanle, disent les bisturious, queles gentilshouimes qui combatiaient pour eile,animft» aulant par le de>ir de lui plalre quepar famour de la gloire, elaient aulant de be-ros auxquels rieu ne re»istait. CVst saus douleä sa beaute qu’elle est redevable de la repu-tation de femine galante que la tradition luicouserve ; car vous ne trouverii z p.is dans toutle pays un seid vdhgeois qui ne soul int fort etferme qu’elle revienl encore chaque nuit ex-pier les lautes de sa vte.
C1IALVRA1XES, vg. H.-Marne (Cham-pagne), arr. et ä 40 k. de Chaumont-en-Bas-
signy, cant. et KI de St-Blin. Pop. 729 h. —h'abricjues de clous d’cpmgles et de quincail-leiie.
CIIAMADFXLE, vg. Gironde (Guipnne) ,arr. el ä 3U k. de Libourne, caut. et 153 deCoutras. Pop. 765 h.
CIIA3IAGNAT, Ain 3 comm. de St-Alban,
K de Cerdon.
C1IAMAGNE, Campus dgni, Fovges (Lor-raine) , arr. et ä 20 k. de Mirecourt, eaul. etK de Charmes. Pop. 654 h.
Patkie du celebre peintre Claüde Gelee,dit Claude Lorraim, mort ä Rome en 1678.
CIIAMAGMEÜ, vg. Isere (Dauphine), arr.et ä 2 k. de la Tonr-du-Pin , et ä 15 k. deBoiirgoin, caut. et Kde Cremieu. Pop. 601 h.
C1IAMAUEUES, vg. tl.-Loire (Vrlay),arr. et ä 26 k. du Puy, cant. de Vorey, K deSt-Paulien. Pop. 1,045 b.
CHA31AL1EHES, Cumelaria , bourg Ires-ancien, Puy-de’Üome (Auvei gtie), arr., cant.,K ct ä 2 k. de Cieruiont-Feriand. P. 1,025 h.— Fabrique de cordes d’instruinenls. Pape-terie. M iue de bitunie pisnspbalte exploiiee.
Ce bourg parait devoir son origine ä deuxmonuMeres fondes par saiut Genest. L'egltsed’un de ces monasteres, dediee ä saiut Ramezy,existe encore, et sa cousiructiou porle lecarac-tere des constructions du va" et du xi* sierle.Ciiatnalieres a loiigtemps appartenu aux dau-pbius d’Auvetgne; l’aucicn chäteau etait cotis-Luit pres de Peudroit ou Ion voit eucore unebaute tour cariee, qui porle le nom de tourdes Sarrasins. — La place publi |Ue est orneed’une fontaiue; on y voit aussi un de ces or-nies seculaires planles pour bouorer la me-nioire de Suliy.
Pres de Cbamalieres est la jolie maison deCampagne de Montjoli, dont les caves prati-quees sous la eoulee de Gravenoire, conlien-uent presque en tout temps du gaz acide car-bonique.
Royat, lieu celebre dans la Limagne parl’aljondance, la pnrete et l’uiiliie de scs eaux,est une dcpendance de la commune de Clia-malieies. Ce village est bäti dans une gorge,entre deux moniagnes de basatle, sur un un-cien courant de laves , el entoure de gibhosilesenormes que la coulee a failes en se boursou-tlant. Au milieu de ces horreurs on rericontreä rbiique pas des peints de vue admirables; etles snurces nombreuses qui jaillisseni ou quicoulenl de toutes paris out fait nailie sur cesantiques niasAes de lave plndeurs vergers etquelques prairies dont les nuances rianies re-jouLsent la vue : la fraielieur et la sobmde deces relraites cbarmanles, le helombiage qu’of-Iren.t dans la belle saison les noyers et les cbä-laigniers, foul de cel endroit un asde delicieux.Kn reinontanl la gorge basaltique, on voit detoutes parts deconler el degoutter les eaux quideacendent des hauteurs voisines; ä gauchesoul des sourres abondantes, qni, arrivant atravers le moniagne, vienuent sourdre sous lebiisaltequi la eouvre. Dans une gorge elroite,au bas du Royat, en descendant un sentiercahotant, et apres avoir traverse une petite