«HAMPAGNAT.
CHAMPAGNE (la).
CHAMPAGNE (la).
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CHAMOCILEE, vg. Ais ne ( Picardie), arr.et ä 12 k. de Laon , cant. de Craonne, E3 deChavignon. Pop. 225 h. — C’elait ancienne-tnent une petite ville, qui ohtint une charte decoinmiiiie en 1184.
CHAMOÜIIXEY, vg. H.-Marne (Cham-pagne), arr. et ä 18 k. de Vassy, cant. et gl deSl-Dizier. Pop. 698 h.
Patrie de M. Etiemne , pair de France ,litteraleur, poete drainatique et publiciste,utembre de lTnstiliit, auteur, entre autres ou-vrages et pieces de theätre, de 1 ’IJisloire dutheätre francais, de la coroedie des DeuxGen,/res , et de plusieurs operas-comiques,parmi lesquels on distingue Joconde, Cen-drillon , Gulistan, Jeannotel Colin, etc., etc.Hauts fourneaux, forges, sur la Marne.CIIAMOUX, vg. Yonne (Nivernais), arr. etä21 k. d’Avallon,cant.et53de Vezelay.P. 462 h.
CHA.MOU/.EY, Vg. VosgeS (Lorraine), arr.,eant., 13 et ä 8 k. d’Epimd. Pop. 363 li.
CH AMOY, vg. Aube (Cbampagne), arr. et4 22 k. de Troyes, cant. d’Ervy, K d’Auxon.^ n p. 890 li. — Faires les 11 juin et 27 sept.
CIIAMP (St-), vg. Ain (Bonrgogne), arr.,C4 "t., K et ä 7 k. de Belley. Pop. 400 h.CIIAMP (le), vg. Maine-et-Loire (Anjou),r. el a 25 k. d’Angers, cant. deThouare, KlSt-Lambert-du-Laltay. Pop. 811 h.CIIAMP, Campus Leucorum Castrensium,V S- Meuse, comm. de Champneuville, Kl de^rdun-si/r-Meiise.
CIIAMPAGNAC, vg. Cantal (Auvergne),arr . et ä 15 k. de Mauriac, cant. et K de Sai-S ne s. Pop. 1,993 h. — Gelte commune occupe
I, 11 plaleau termine ä l’ouest par des precipices'l u ' bordent la rive gaucbe de la Dordogne. 11
J. 4 'las houilleres abondantes et de bonne qua-kt > mais Vexploitalion est peu importante a
<;a, ise de l’eloignement et du defaut de com-^'tnications faciles avec les grands foyers d’in-,ls trie. — Faire le 19 novernbre.^HA.MPAGNAC , vg. Charente-Inf. (Sain-)n S e ), arr., cant., Kl et a 5 k. de Jonzac.616 h.
, '"HAMPagnAC , ou Champagnac-de-Be-de n' ^ ^ or dogne (Perigord), arr. et ä 19 k.q °»lron, chef-1. de cant., K de Brantöme.Ire. p 0 p g ur j a droite de la
^^Oflhn qi . • . . 1 .
r • —ierraim jurassique, voisin du ter-
ra,n cr etace inferieur.
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qr r _ ^'1‘AGNAC, vg. H.-Loire (Auvergne),p°p’ ^ et 4 14 k. de Brioude, cant. d’Auzon.l^dcc* — Faires les I' 1 ' juin, l“ r sept.
et 2“ lundi de careme.CHAMPaGNAC, vg. H- Vienne (Lirnou-Sl , u )> arr.,igj el ä d e Rocbcchouart, cant.
d’Oradonr-sur-Vayres. Pop. 1,902 h. Sur laAardoire. — j e Q| de fer et de poinlesd,| es de Paris.
CH VMPAGNAC-LA-NOAILLES, Vg. Cor-'■eze (Limousin), arr. et ä 30 k. de Tülle,eant. et C3 d'Egletons. Pop. 754 h.
CHAMPAGNAC-LA-PIUTNE, Vg. Correze( Limousin), arr. el a 26 k. de Tülle, cant. de•a Roche-Canillac, Kd’Argentat. l’op. 388 h.CIIAMPAGNAT,vg. Creuse (Marche), arr.
et ä 10 k. d’Aubusson, cant. et ISI de Belle-garde. Pop. 1,952 h.
CHAMPAGNAT,vg.,Sßöne-eZ-/.oiVe (Bonr-gogne), arr. et a 23 k. de Louhans, cant. et Kde Cuiseaux. Pop. 883 li.
CHAMPAGNAT-LE-JF.ÜNE, vg. Puy-de-Döme ( Auvergne), arr. el a 20 k. dTs-soire, cant. et K des Jumeaux. Pop. 705 h.
CHAMPAGNE (la), Campania Gallienancienne, grande et l’une des plus considcra-bles des ci-devant provinces de France. Dutemps de Cesar, cette province etait habileepar les Tricasses, les Remi , les Catalauni,les Senones, les Lingones et une parlie desMeldce. Apres la division de la Gaule en 17provinces, la contree qui, depuis, requt le nomde Champagne, etaitcomprise dans la premiereet quatrieme Lyonnaise et dans la deuxiemeBelgique. Les rois Clovis I" et Clotaire I er011t possede la Champagne. Sous Charles leSimple eile fut gouvernee par des ducs etcomles, qui, par la suite des temps, rendirentcette province heredilaire dans leurs faniilles.—La Champagne eut ses comtesjusqu’enl274,epoque de la mort de Henri III, comte deChampagne et roi de Navarre : ce derniern’ayant laisse qu’une fille, appelee Jeaune deNavarre, Philippe le Bel l’epousa, et reunit parce moyen la Champagne a la couronne.
La Champagne etait bornee au nord par lepays de Liege et le Hainaut franqais, au sudpar la Bonrgogne’, ä Test par le duche de Bar,le Toulois et la Lorraine, a l’ouest par la Brie,qui, au xiv“ siede, fut copiprise dans la pro-vince et qui conßnait avec 1’Ile-de-France.Elle se divisait en ltuit parties, savoir: 1° laChampagne proprement dite, comprenant lesvilles de Troyes, Chälons, Sle-Menehould,Epernay, Vertus; 2" le Rimois comprenant:Reims, Rocroy, Fismes, Chäteau-Porcien ; 3°le Rethelois comprenant : Rethel, Mezieres,Charleville, Donchery ; 4° le Partois compre-nanl : Vitry-le-Fran(jois, Sl-Dizier; 5° leVallage comprenant: Joinville, Bar-sur-Aube,Arcis-sur-Aube, Vassy; 6” le Bassigny com-prenant : Langres, Chaumont, Montigny-le-Roi, Andelot, Grand ; 7° le Senonais compre-nant : Sens, Joigny, Tonnerre, Chably; 8“ laBrie champenoise comprenant : Meaux, Pro-vins, Chäteau-Thierry,Sezanne, Coulommiers,Montereau-faut-Yonne, Bray-sur-Seiue.
Le gouvernenient de Cbampagne et Brieetait Tun des douze grands gouverneinenls duroyaume. II renfermait deux archevdches,Reims et Sens; quatreevAchcs,Langres, Chä-lons, Troyes et Meaux; et de plus, un grandnombre d’abbayes, dont la plus celebre etaitcelle de Clairvaux. Le revenu du clergc etaitestime ä quatre millions et demi de reute an-nuelle. Le grand prieure de Cbampagne, del’ordre de Malle, etait divise en quiuze com-manderiespourles Chevaliers, et cinq comman-deries ponr les r.hapelains et servants d’armes.Ses revenus s’elevaient ä cent quarante-troismille sept cent quatre-viBgt-quatre livres.
Toule la Cbampagne etait, ainsi que la Brie,du ressort du parlement, de la chumbre des
comptes et de la cour des aides de Paris. Songouvernenient renfermait neuf bailliages et Sie-ges presidiaux, et sa generahle douze elections.La Champagne etait regie par diverses coulu-mes : celles de Troyes, de Meaux et de Chau-mont etaient remarquables par un usage sin—gulier. Nous voulons parier de la noblesse devenire, c’est-ä-dire de la noblesse que lesfemmespouvaient transmetlre. Ce privilege fut,si l’on veut en croire quelques auteurs, accordeaux Champenois par Charles le Chauve, apresla baiaille de Fontenay, oü la plus grande par-tie de la noblesse de Champagne avaitperi. Quoiqu’ilen soit, voici comment ä cet egard s’ex-prime la coutume de Troyes : « Entre les ri-vieres d’Aube et de Marne, le fruit ensuit levenire et la condilion d’icelui, excepte quandl’un des conjoints est noble, auquel cas le fruitensuit le cölc noble, si suivre le veut.»
On appelait bourgeois du roi en Champagneles roluriers qui demeuraient dans les ressortsdu bailliage de la prevöle de Troyes, ou dansla terre d’un Seigneur haut justicier qui n’avaitpas de droits feodaux.
La Champagne forme aujourd’bui les depar-temenls de la Marne, de la Haute-Marne, del’Aube, des Ardennes, et une partie des de-parlements de l’Yonne, de l’Aisne, de Seinc-et-Marne, de la Meuse, de la Cöle-d'Or, de laHaute-Saöne et des Vosges.
Le vaste terriloire de la Champagne, tour ätour uni et montueux, boise el decouvert, of-fre une grande variele de culture et de pro-ductions ; le sol n’est pas egalemenl ferlile danstoules ses parties ; celle surtoul qui s’etend en-tre Nogeut et Piney ne presente que des plai-nes immenses, dont le fond de craie, ä peinerecouvert de quelques pouces de terre vegelale,ne produit que du seigle et du sarrasin en pe-1 tile quanlite ; mais aussi les autres parties pro-duisent beaucoup de grains, de legumes el desfruits detoute espcce; la volaille, legibier el lepoisson y abondent. Unegrande partie des co-leanx est plantee devigues, qui donnent des vinseslimes et des plus agreahles, surtout ceux dudepartement de la Marne, connus sous lenomde vins de Champagne, recherches par toulesles nalions de l’Europe. On y Irouvede vasles ethelles forels, d’excellents pälurages, de nom-breux etangs, des mines de fer, des forges, desusineset beaucoup d’etablissements d’induslrie.
Les armes de la Champagne etaient: d'a-zur ä la bande d’argem ä doubles cotices po-tencees et contre-potencees d'orde treizepie-ces (pour 13 comles dependants de la Cham-pagne). _ .
Moeors et usages. II est peu d’habitanlsdes anciennes provinces de la France sur lecompte desquelson se soit plus egaye que desChampenois, dont l’innocente honlioinie gdonne lieu ä l’injurieux proverbe si viclorieuse-ment refule par Grosley, par Fabbe Herluison,par Salgues, et tout recemment par M. Thie-rion pere, qui a prouve par des l'aits, que peude provinces ont autant produit de grands hom-mes que la Champagne. — On ne peut discon-venir toulefois qu’il est peu de provinciaux qui,