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CLERMONT-FERRAXI).
CLERMOXT-FERRAND.
CLERMOXT-FERRAND.
riere lesquels s’eleve le majestueux puy deDome. Ce superbe vallon est largement ouvertaulevant,en sorlequede la villeet de quelques-unes de ses promenades, la vue se deploie surla grande largeur de la Limagne, jusqu’auxmonlagnes orientales du departement, a 30 ou40 k. de distance. — Depuis environ cinquanteans, Clermont s’est fort embelli et agrandi; denouvelles rues larges et bien percees ont eteouverte» ; les cailloux poinlus qui les paventont ete remplaces dans quelques parlies par delarges et beaux paves; plusieurs qtiartiers ontete presque entierement rebätis; de nouvellesconstructionssesontelevees et formen! de nou-veaux quartiers remarquables par leur elegance;les promenades ont eie embellies, et les fon-taines ont eie multipliees.
L’exposition salubre et pitloresque de cetteville lui permet de jouir äsouhaitde la vue dusuperbe panorama qui l’entoure : du nord aTest, eile voit s’etendre une plaine immense,vallee magnifique qu’airosel’Allier; de ce cöte,la ville de Monlferrand occupe le premierplan; au dela se montrent une foule de bourgset de villages, entoures d’une epaisse verdui e;de l’autre se deploie un demi-eercle de monts,dont la ville occupe le centre; le milieu de lacourbe est occupe par le majestueux puy deDome; divers elages de collines, les unes nueset steriles, les autres couvertes de vignes ouparsemees de bois, s’elevent du pied de la val-lee jusqu’au bord du plateau qui Supporte lespuys superieurs. Au sud, on remarque le vasleplateau de Gergovia, le puy voleanique de Gra-venoire, et le mont Rogtion, dont le sommetconi(jue offre les rtiines d’une forleresse leo-dale. A l’autre extremile de la chaine, ce sontles puys de Chanturges et de Vars, qui leventleurs croupes scorifiees et chavgees de vigno-bles ; inais la vue se reporte incessamment surle puy de Dome, qu’un manteau de neige re-couvre pemlant six mois de famne, et que cou-ronnent presque toujours les nuage*.
Cette ville est ceinle de boulevards plantesd’arbres, et environnee de faubourgs qui for-ment pres de moitie de son etendue. Les ruessont, pour la piupart, etroiles, sombres et malpercees; les maisons sont hautes et resserrees,surlout dans la partie la plus elevee de la ville;mais elles sont soiidernem baties eil laves deVolvic, dont l’aspect est sombre et triste. Lesdifferenls quartiers n’ont nulle symelrie;lesplaces sont \astes, mais irreguberesou mal en-tourees ; toutefois, les nouvelles consiruclionsoffrent uu aspect agreable, leurs fa^ades sontblancbies, propres et fort jolies.
Placf.s publiques. Les principales placessont: la place d’Armes ou de Jaude, parallelo-gramrne de 262 m. de long sur 82 de large,environnee de maisons presque toutes neuveset bien baties.—La place de la Poterne, situeedans la partie la plus elevee de la ville, et dontle lerrain est soutenu par uu fort mur de ler-rasse: eile est exposee au nord, plantee d’arbres,et doinine sur le faubourg Sl-Alyre, aiusi quesur une grande etendue de pays, et offre auxpromeneurs une perspective des plus variees;
presque en face sont le puy de Dome, le puy deSarcouy et la cime du Quierson, trois sommiiesqui couronnent agreablement uu rideau de col-lincs couvertes de vignes, de vergers et demai-sons de Campagne : l’espace entre la ville elcesvignobles est un riebe bassin parsemc d’uneimmense quantite d’arbres de tonte espece, quiforment, au milieu des prairies, le tapis deverdure le plus frais et le plus variö.—La placed’Espagne, situee a la suite de cel!e de la Po-terne avec laquelle eile eormnunique par unerampe douce et ombragi l e, est aiusi nomrneeparee que des Espagnols, prisonniers en Au-vergne, furent employes aux travaux de saconstruetion; eile domine sur la grande routeet offre plusieurs points de vue superbes.—Laplace du Taureau est parfailement carree, etremarquable par une belle fonlaine en obelis-que, de 12 u». de baut, elevee ä ia memoire dugeneral Desaix ; on y jouit d’une vue niagnifi-que sur le riunt bassin de la Limague, sur leplateau de Gergovia et sur \e pic de montRognon, couronne par les ruines j)ittoresquesd’un ehateau gulbique.—La piaee Delille ouChampeixest vaste, irreguliere, et ornee d’unesuperbe fontaine de style golhique.—Les au-tres places sont ; la place Sl-Pierre, la placeSt-Herem, la place JVIichel-de-l’IJospilal^ laplace de Sugny, la place du JMarehe-aux-Poissous, la place des Pelits-Ai bres, la placeDerriere-Clei njont, la place Royale.
Fontaihes pcBLiquEs. Clenuout est une desvilles de France qui jouissent deseaux les plusbelles, ies plus abondanles et les plus salubres;elles urrivent par des conduits Souterrains deRoyatjusqu’a la partie la plus elevee de la ville,d’oii elles se distribuenl dans tous les quartiers,oii eilesalimentent plusieursfontaines. L’une desplus remarquables est le ehateau d’eau, cons-truit en 1511, et translere en 1808 a la placeoii on le voit aujourd’hui. Cette fontaine isolceollre une construetion ornee d'une inullitudede iigures, de jels, de bassius et de bas-relrefsdisposes en formepyraniida e, dont l’ensemble,quoique Charge et confus, presente un aspectsingulmr et riebe d’effet; les dctails sont sur-tuut curieux par le cboix des dessins et la de-licatesse de l’execution. Ce monumenl est com-pose d’un bassin de forme cireulaire, au milieuduquel s’eleve un massif oclogone; aux huitangles sont des candelubres allenialivemenlronds et pentagones, dont les bases sont ioni-ques, les i'üts drnes de feuillages en relief, etsunnontes de fleurons; quatre de ces candela-bres produiseul clincun un jet qui tombe dansle bassin, au milieu duquel s’eleve, ä la hau-teur d’mviron 7 m.,unepite entouree de jels,de peliis bassius et de ligures. Quatre piliers-butanls entoun nt et soutiennent cette pile ; ilssont charges d’ornements, de bas-reliefs, etsurmontes rhacuu par la figure d un genie re-presente assis, au-dcs>ous diKjuel sort un jetd’eau. Entre ees quatre piliers, et vers la moi-tie de leur hauteur, sont quatre bassius udos-scs qui out uuesaillieassezconsiderabIe,etdontla forme est tres-gracieuse; ces bassius sont enforme de mascaron jetant de l’eau dans le
grand bassin; ils sont remplis par des jets quevomissent ou pissent des figures de genies, sui-vant l’idce siugulieie de l’artiste. Au-dessus decelte ordonnance est une lanteme percce de fe-netres gotbiques, qui sert de reservoir : eile estaceompagnee de quatre [ ilaslres cliarges desculptures d’un goül tres-pur; au-dessus dechacun de ces pilaitres est un genie qui s’ap-puie sur un ecusson. Au milieu de ces quatregenies s’eleve une figure bien plus grande quiserl d’amortissement a loute la fontaine.
Eglise cathedralk. La catliediale de Clor-mont fut bätie au v e siede, par saiut Nama-tius, 9 e eveque d’Auvergne. Suivant Grcgoirede Tours, Tedifice avail 50 n». de longueursur20 de largeur;-42 fen^tres l’eclairaient, le toitetait soutenu par 70 colonnes, et on y entrailpar 8 poi les. Cette antique mctropole fut rui-nce par les barbares, puis relablie et detiuiteplusieurs fois. L’eglise actuelle fut connnenceeen 1248, par l’eveque Hugucs de la Tour, etcontinuce par ses successeurs ; cent ans apressa fondalion , eile n’avait pu et re adievee, eteile etait encore impar laite en 1496 ; le por-tail lateral et les dcux tours etaieut u cous-truire, aiusi (jue plusieurs chapdles. Conlor-mement au plan, la nef duvait se prolongcr ducöte de la rue des Gras et aboulir aux esealiersde cette eglise; le prix enorme demande parles arcbilcctes elant liors de proportion avec lesfonds dont on pouvait disposer, on se borna aexecutcr les travaux les plus uvgenls, et onajourua indelinimenl les autres, uotamment laProlongation de la nef, qui est rohtee jusquapresent inacbevee et disproporlionnee avec l»grandeur du roste de l’edtfice.Neanrnoins, cclt*-basili(]ue, tont imparlaite qu’elle est, peutcomparee avec avantage aux plus beaux monu-ments gotbiques; eile a 100 m. de longucur,43 in. de largeur, et 33 in. de hauteur du |>a vt ‘ä la vofitc, qui est en ogive et soulenue parpiiiers. Chacun de ces piliers forme uu f ais 'ceau carre de colonnes rundes extremen*® 11 *deliees ; au-dessus de la coruiche, et a lauais-sance dela voüte, ces colonnes se delachent ‘tse courbenl pour former les areles des voiU® s >les piliers du rond-point sont surtout reuia*".quables par leur delicatesse. La pierre somh r ®avec laquelle u ete conslnnt ce monumciit, (J 111domine tonte la ville, lui donne un aspect s®~vere et imposant; outre plusieurs partie* ctlriouscs de la construetion, les vitrauX etl iches rosaces de la croisee rneritent pait* cUlierement l’attention des arlistes et desim\s (legout; oft remarque aussi la bcaui®chu ur, qu’entourent de jolies chapeMes. 1l’ediiiee est recouvert en plomb, et au-des 311 '^des bas cötes regnent de vastes terrasses» nl’uiie est surtout remarquable par la belle |>®^pective dont on y jouit; IVxterieur est l ü, ‘ l ^tre beau, IVglise etant enclavce et l>ord® cchetives buuiiqtics; *1 ne reste qu’un cüCdes quatre qui le deeovaient autrelois.
Le Port. LV-glise de Notre-Dmue J' 1 "° d ’ ehätie vers l’an 580 par saiut Avit, ^ v ' l l Ut, ]( | sClermonl, i'ut pillee el brülee par les Norll '”' i3<en 824. L’evcipie Sigou la lit rclablir eu •>