Band 
Vol. 2.
Seite
97
JPEG-Download
 

<;AUUE (lu).

GAULE (la).

GAULE (hi).

97

la proviuee ronvaine ou Navbonoise , et a tortv raisemblablement; car Pline et l J tolemee lesv maintiemient dans un temps ou 1’on ignorequ’il ait etc lait du changenient daus les limitesrespeetives de la proviuee aquitanique d’Au-guste et de la Narbonoise; en ötanl les Hel-Ai dans Strahon (Üb. iv, p. 189), on )>eut lern-substituer les Bit uriges lueisci, qu’il a omis, etqui, de son aveu, etaient. etrangers a l’egarddes Aquitains. Les peuples que nous eonnais-sons avee certitude axoir etc joinls a 1’Aqui-taine par Auguste sont : les Pi c ton es et San-tones, les Bit uriges Cuhi et. I ivisei, les Lemo-vices, Petrocorii, JSiliobriges, Cadurci, lesstreerni Ve.llaei et Gahali , les liuteni, doutmit’, portion etait renlermee dans la Narbonoise.Du leste nous voyons l)ien par la Notice desproviuces, lorsque la (Lude eil coinptait dix-

sept , que 1’Aquitaine premiere et seeonde ren-iennenl le nond>re de qualorze eites; mais,dans oe nomiire, il s’en trouxe deux, CivitasAibie nSum et Ch-itas Ecoli.smensium , qui netircnt point lern- nom de quclque ancien peu-ple qui soit comm dans les temps plus voisinsdu siede d’Auguste que reite Notice.

» l'our ce qui est de l’ancienne Aquitaine,on ue. peut guere s’en vxpüquer avec quclquedetail, que selon qu’elle a composü une pro-\ inee distincte et separee sons le liiini de jVu-vempopidane, dout ]e [tinels ä parier lorsqu’ilsera questlon de la division de l’Acpiitaiue eilplusieurs proviuces. Pline (lijj. iv, eap. 19)altriime le nom d’Aquitaine ä un peuple parti-enlier •.Aquitaiu, UHdeiionieiifjrimnciai.Copa.ynparaissant reconnnandabie par ses eaux minera-les dans la parlie vuisine des l’y renees, plusieursunt pense qu’il en ponvait lirer sa denomination.Si nous en croyons Pline (üb. iv, eap. 1"), iletait. anterieurement a.\>\w\k Aremoricu, eie. SaSituation prfes de la mer l-epond au sens qui estpropre a celle denomination purementceltique,et qui n a neu de connnun avec le langage ro-maiu, comnie le nom d 'Aquiluiiin, en derivantd’un terme lalin. Quoique l’Aquitaine eiltcliange de limites, Mela (üb. u, eap. 2), quieerit daus un temps posterieura Auguste, borneencore cette parlie de la Gaule k la Garonue :a Pyrenaso ad Garumiuun Aquitania. Pline(Üb. iv, cap. 19), qui dans le denomlnement despeuples de 1’Aquitaine comprend ceux qu’Au-guste y avait l'ait entrer, n’est point d’aecordavec ce qu’il avait dit auparavant en etendantla Celtique jusqu’ä.la Garoune (cap. 17) : adGarumnam Celtica, eailern qure Lugdunensis;ear ce qui ponvait conveuir ä l’exteusiun desCeltes du temps de Cesar ne couvieut point äla Celtique en taut que Lionoise. Amntieu Mar-celliu, voulant orner son liistoire d’un detailgeographique sur la Gaule, qui souffre quelquecntique en plusieurs poiuts, repete encore,quoique posterieurement ä Cesar de (piatreCents ans, que la Garoune borne les Aquitains(lib. xv), ab Aquitanis (Celtas) Garumnadis-termmatflumen. 11 semble qu’on voie subsisterune distmction des Aquitains d’avec les Gauloisdans le v" siecle, en lisant dans Sulpice Severe(Dial., i, cap. 20) : Dum coglto me hominem

II.

Galiuni inte.r Aquitanos verba faclurum, ■ve-reor ne offendat vestrus ninüuni urbanas au-res sermo rusticior. Au roste, celte delicatessede Iangage dout parle Sulpice Severe, pouvaitavoir lieu al’cgarii des parties meridionales dela Gaule eugeneral, comnie etaut euplus grandeliaisou avec l’Italie, qui avait eommuniquealaGaule la langue romniue, dout la purete etaitvraisemblablement moins coumie dans les par-ties les plus reculees vers le nord.

» Ce ne lut pas seuleinent du cole de 1’Aqui-taine que la Celtique perdit de son etenduedans rarrangement des proviuces de la Gaule,par Auguste. Les Sequuni et les Hc.lvetii en Li-ren t separes pour inire partie de la Beigique.

11 est conslant que ees peuples etaient reputesdu corps iles Celtes, lorsque Cesar entra dausla Gaule, puisqu’cn pariaul flu pays qu’oeeu-paicnl les Celtes, Altingit , dit-il (Comment., 1 ),a Sequanis et Heleetiis ßuiueu Ritenu/n, etc. Siles Beiges joignent le Khin, selon Cesar, cen’est pas vers le haut de son cours : Pertinentad, inferiorempartemßuminis AAc//LD , ailleursle nom de. Galli, dans Cesar, convenanl specia-lement nux Celtes, c’est ranger parmi eu\ lesJlelvelii que (1<‘ dire : BeUquos Gallos xirtute(He/vetii) precedunt . Strahon (Üb. iv, p. 191)n’etend la parlie de la Gaule soimiise a Lionjusque vers les sources du Khin, queparee qu’ilparle il’aprcs Cesar saus Le noimuer, coumie oule rcmarque en plusieurs endroits ; mais il setrompe en ce qu’il parait confondre la partie dela Gaule qui avait pris ie nom de Lionoise a\ ecl’ancienne Celtique : car les Se.tpiani et les ilel-vetii, qui Imiciiaient au Khin, sont places dansla Beigique par Mine i‘t par lHolemee (Mine, ilib. iv, cap. 17 ;Ptolemce, lib. n, cap. 9). lisyajoulenl meine les JJngones , ejui dans un tempsposlerieur, et lorsque la Lionoise a conqiose(piatre proviuces, out. l'ait partie de la Lionoisepremiere, qui saus celle aeeession auraitele 1‘oi Llimitce. Le pays des Sequani et des Helretiiayant forme une proviuee souslenom de iMaxi-ma Seqttanorum, Papire Massen (AYL Episeop.Franc.), en se fondant sur l’aulorile du fauxIsidore, Josias Sinder et Josepli Sealiger, surdes .Notices peu aiiciennes et. iutcrpolees, foulde eilte proxince une cinquieme Lionaise, queNicolas Sauson a inscrilc daus sa carte de laGaule. Mais e’est ä la suite des proxinces hei-giques et germaniques, el non pas a la suitedes lionoises i[u’esl placee la graude Sequa-noise dans la Notice de la Gaule que l’on jugeavoir eie ilressee du temps d’Houorius, et quele P. Sirmond a le premiei' pulilice dans saCollection des conciles de la (jaule. Sextus Ku-iusv.t. i, Bveviar. rer. Aom.,lib. xv)rassemhlepareillement la Maxima Sequanorum, avec lesdeux Germanies et lesdeuxBelgiques. On trouvede suite dans Ammien Marcellin les deux Ger-inanies, la Beigique premiere et seeonde, les Se-tptani. Cette grande Sequanoise est meine inlilu-lce : Germania tertia, dans une Notice tiree dela bibliotheque de Tliou par Andre Duchesne.

■» Quant, au detail de ce qui est reilferme ilansla Celtique ou Lionoise d’.Vugusle, je pensequ’il se dexeloppera lorsqu’il sera question de

voir celle province ilivisee d’abord eil deux,puis en quatre proviuces parliculieres. Je passeacluelleinent ä la Beigique. Les Beiges, qui se-lon Cesar etaient separes des Gaulois ou desCeltes pur la Seine, oomme par la Marne, per-diient x raisemblablement sous Auguste deuxcites, par Iesquelles ils touchaient ä la Seine,les Caleh et les f eltoc.asses. Ces deux peuplesque dans Cesar on trouve unis d’inteiets avecles Beiges, sollt coinpns dans la Lionoise parPline et par Ptolemee. Quant a Pextension desBeiges vers la partie inierieure du cours duRhin, comnie Cesar s’en explique, il parait quele plus recule des peuples qu’il ait soumis de cecote-hi, est celui de Menapii. Il nomme pourtanlles ßatavi connne occupant Eile que fonneutles bras du Yalial et du Khin ; mais on est in-forme (ju’Augusle entretenait un corps de ca-valerie hatave. Quelques elforts que fasse 11a-driauus Junius (Batar., cap. 4) pour enleverla Batavie a la Gaule et pour la donner a laGermnnie, il ne detruira point le temoignagede Pline et de Ptolemee, ni ce que dit formelle-ment Tacite ( Hist lib. iv, sect. 321 : Canine-f'ales Batarique, exigua Galliarum portio.C’esJ le cours du bras du Rhin qui en a con-serve le nom qu’il convient de regarder comnieia Separation de la Gaule d’avee la Germanie,et je crois qu’Erasme xoulait etre Gallusplutbt que Germauus, pavee que le lieu de sanaissanee etait renferme dans l’ile des Bataves.

» Des quatre principales provinces de laGaule, la Beigique est la premiere qu’ou aitdemembree pour i'omposi'r de nouvelios pro-vinces. Sa frontiero le long du Khin, exposeeaux cnlreprises des Gerniains, etait gardee pardeux corps de troupes, Tun vers la partie su-perieure, 1’autre vers rinferieure. Dion Cassius(lib. t.iii), parlant du parlage que fit Auguste desprovinces de l’empire ent re iui et le Senat, failmention de la haute et Iltisse Germanie, oceu-pees en ileca du Khin par des peuples quiavaieut passe ce ileuve; comnie on lc sait desTriboci, des Nemetes et Vangiones , dans laparlie superieure ; des Ubii et. Gugerui, qui Li-mit elablis dans rinferieure du temps d’Au-guste. Quand rhistorien Dion n’aurait parleipi’en consequenee de ec qui etait bien etablidepuis Auguste, on \oit toutel’ois deux pro-vinces de (iermanie sous Tibere, designees parXacite f lnnal., lib. iv, sect. 73), en disanti\\i , Apronius> inferioris Gennauice propnetoi,vexilla legionum e sttperioreprovincia acas iGOuoique Pline ne parle point desprovmces deGmnauic, el que. dans un denombrement ilniele indistinctement avec les ]K.np es qmetaient restis ii la beigique ceux qu. compo-sent l’une et l’au.ee Germame, eepeudant ,1

est remarquablequ’il inend 1 tseaut pouv u„

des tern.es de la beigique . la renlermanl eutrecelte ri> iöre el la Seine: A Scalde adSequanamJUdAca. Ptolemee (üb. iv, eap. 17) a eonuuilcux Germanies. la superieure et rinterieure ,>on a distinguees depuis, comnie les autrespro\ iuces de la Gaule, par l’adjectif prima etsecunda. Selon des iuscriplious du recueil deGruler, les deux Germanies reunies avec la15