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GAULE (la).
(JAULE (la).
GAULE (!a).
Belgique paraissent regies par le meme officier,dont le titre et l’emploi sont ainsi designes parune de ces inscriptions : Proc (urator) a ra-tionih provinciarum , Belgiern et duarum Ger-manlar. Dans une autre inscription donneeparSpon : Proc ration privatar. per Belgic. etdttas Germ. ( Miscell. erud. ant ., p. 148).
» Nous avons ainsi jusqu’ä present si.v pro-vinees dans la Gaule : la Narbonoise, l’Aqui-tanique, la Lionoise, la Belgique, et deuxGermanies. Mais c’est une question que desavoir ä quel temps preri.se/nent on doit rap-porter la division de la (Jaule en un plus grandnonihre de provinees. Saumaise et Adrien deValois(^y«37. 6, A ot. Gallier, p. 300) reeulent irette division justpi’ä Constanfin. Cependanf 1une inscription dans Gruter (p. 166), qui est !au nein de Dioeletien et de son collegue Maxi- |nuen, fair mention de la grande Sequanoisecornme d’une ])rovince : Prov. max. Se.q. Lesclmngeinents qu’apporta Dioeletien dans le gou-vernement de l’ernpire et dans l’usage de lapuissanee imperiale peuvent faire juger qu’ilaura dispose des provinees et de leur Admi-nistration autrement que les empereurs quiavaient regne moins despotiquement. On peiltmeme le conclure de ce que dit Lactance, oul’auteur du livre De. mordbus persecutorum,qui, eherehant a blämcr ce qui a etc fait parDioeletien, s’exprime ainsi : Provinciei; in fru-sta concisee. Au reste c’est par degres et sue-cessive.ment qu’est arrivee la plus grande nuil-tiplication des provinees. Sexlus Rufus (Hrev.re.r. Roman .), eerivant sous Valentinien I er ,qui tint l’empire d’Occident jusqu’en 375, fait
mention de deux Aquitaines :. et tou-
tefois samt Hilaire, dans une lettre ccriteen 358aux eveques de la Gaule, dont il detaille lesprovinees, ne eite, qu’une Aquitanique. II enest de meme d’une inscription de l’an 362,rapportee par Gruter (p. 465) en 1’hotmeurd’un gouverneur de la provinee : Saturninosecundo prtesidi provincier Aepiit aniccc.
» Le denombrementque donne Sextus Rufusdes provinees de la Gaule en fait compter qua-torze, de la maniere qui suit : Alpes Maritimet,provincia Viennensis , Narbonensis , Novempo-pulana , Aepiitanicr eluev,Alpes Graice, maximaSeejuanornm, Germanuc einer, Belgiern einer,Lugdunenses dttcc. Cependant Amniien Mareel-lin (lib. xv, cap. 11), en continuant son histoirejusqu’ä la mort de Talons en 378, ne paraitindiqutT que douze provinees : les deux (Jer-manies, les deux Belgiques, les Seejuani ou laSequanoise, lesdeux Lionoises, les Alpes Grec-ques et Pennines, l’Aquitanique, les JS'ovem-populi , la Narbonoise, et la Viennoise. Ildonne donc 1’Aquitaine pour une seule pro-vinee, qnoiquc deja divisee en deux, selon Ru-fus, et il omet les Alpes Maritimes. M. de laBarre, dans un memoire insere au t. vm deFacademie rovaledesbelles-lellres(p.403,411),veut disculper Ammien Marcellin sur ce sujet,en alleguant que cet historien peut avoir ecrilainsi sur ln (Jaule, dans un temps antcrieur aeelni qui termine son iusloire : et en eilet il li’va pas uue grande didereiice de date entre le '
temps oü l’on ne voit encore qu’une seuleAquitaine et celui ou Ton en eonipte deux.Mais Ammien ne parait pas exeusable sur desfautes qui snulent aux veux danssa deseriptionde la Gaule (lib. xv, cap. 11) cornme dedirequ’etant divisee en qualre parties du temps deCesnr, uti crehritate bellorum liegend ce.sse.re(Gallier) Jitlio diefatori , potestate. in partesdieisa quatiior; la Narbonoise conlenaitla Lio-noise, ainsi qm* la Viennoise, tpiarum A ] arbo-nensis una , Vn nnensem intra se contmebat, etI.ngdnnenscm. Ne comptant point ainsi Ja Cel-tique pour une des qualre parties de la (Jaule,il elablit des lors une division entre les Germa-nins et la Belgique. Car, apres avoir dit que laseeonde de ces parties etait celle qu’oceupaienlles Aquitains, altera Aeptitanis prererat uni-versis; i! ajoute, stipe.riorem et inferioremGermaniam, Bclgasifiie, einer j nrisdictionesiisdem rexere temporibus. On n’est pas plussalisfait d’Ammien en diverses circonslances dedelail; cornme de placer Fdusa, a obte deNar-bone et de Toulouse, dans la Narbonoise; Tri-casini, ou Troies, dans la Lionoise seeonde,apres avoir nomine dans la premiere Senone.s,ou Sens, dont la position et le distriet fermenttonte eommunieation entre Troies et les eitesqui pmivaient eompleter la seeonde Lionoise,et nous ne voyons point que les provinees delaGaule fussenl eomposees de moreeaux detaehes.C.es deplaeements manifestes juslilient plusieursdoctes eritiques, en ee qu’ils ont. trouve a re-dire que Bi/uriger, ouBourges, soit une villc dela premiere Lionoise dans Ammien ; et toufe-fois M. de la Barre croit <pi’il sullit de dee.larerqu’elle lut renduea 1’Aquitaiue lors du partagede eette provinee en deux. Que. rfoit-on penserde ee qu \4vendcnm, capitalc des Helvedi, quisollt compris sous le nom de Seepiani par Eu-trope du temps de Valens (lib. vi), soit rangeedans les Alpes Greeques par Ammien?
« Ce qui tait inonter le nombre des pro-vinees de la (Jaule de quatorze a dix-sejit,c’est que la Lionoise, au lieu de deux pro-vinees, en a forme quatre, et qu’on a fait uneseeonde Narbonoise. 11 est mention de deuxNarbonoises auconcile d’Aquilee en 381, dansune lettre adressee aux eveques de la Viennoise,et Narbonensium prima * et secunder. GeltemuUiplication de provinees dans une parlie dela Gaule assez resserree fait presumer au 1 J .Pagi ( Hist.crit. in Ann. liaronii ad an. 374)qu’on n’nura pas laisse dans le meme temps auxdeux Lionoises tonte leur etendue, et eetteopiuion, qui etablit une plus juste proportionentre les dillerentes parties d’un meme corps,nie parait vraisemblalile. Mais, apres avoirsmvi de eette maniere le progres suecessif dunombre des provinees de la (Jaule jusqu’a dix-sept, il est a propos de \oiv en quoi eiles eou-sistaient eliaeunc en partieulier; et je erois de-voir y proeeder selon l’ordre dans lequel j’aiparle des quatre premiüres et principales |>ro-vinces du siede d’Auguste.
» De la Narbonoise sont sorties trois pro-vinees : la Narbonoise proprement dite, oupremiei'e lorsqu’il .y en a en deux, hi 4'ien-
noise, et la seeonde Narbonoise ; et a ces deuxprovinees se joignent les Alpes Maritimes et lesAlpes Greeques. Plusieurs savants, du nombredesquels est Joseph Scaliger, uppliquent auxcinq provinees qu’on vient de nonnner la de-nominalion de Viennoise, se fondanl sur l’au-torite du laux Isidore, qui a iabrique des de-crctales, et sur une notice fort suspeete denouveaute, et qu’on ne sauiail mettre en Op-position a des nionunients tels que la Noliee desprovinees, qui parait avoir ete dressee sousHonorius, et que la Notice des dignites del’em-pire, (jue l’on croit elre du temps de Valen-linicn III. Commont a-t-on pu se persuader quele nom de A 7 iennoise seeonde pul comenir a laNarbonoise pn^iniore saus considerer (jue cequi a compose la Viennoise etait autcrieure-ment compris sous le nom meine de Narbo-noise? C’est pourtaut ainsi que Sanson intiluleles provinees dont il est question. Mais, quandon voit dans Seidiger que la division de la(Jaule en djx-sept provinees est d’Auguste,quelques antres meprises ne doivenl plus eton-iht. Le; partage de l’aneieune Narbonoise enplusieurs jirovinees a limile la Narbonoise pre-niicre enlre le Rhone et les Pjrenees, et soussametropole A 'arbo, la Noliee des provinees neeonipte d’aulres eiles q«ie Tolosa , Bivterree ,JSemausus et Lutera, et Uce.tia n’y parait quesous le litre de eastrum, inferieur a celui decivitasy qu 'Uceliu n’a en que posterieurenienl.On sait que cetle provinee Narbonoise com-prend deux provinees eceiesiasliques,depuis queJean X XII, en 1317, a erige Toulouse en me-tropole, lui donnaut pour sulfragants septnou-veaux sieges, qu’il etablissait en meme temps.
» Il estnecessaire de s’expliquer surla Nar-bonoise seeonde, avant que de passer ä la Vien-noi.se, pour la dillieulte qu’il y a de savoireomnient a ete formee eette seeonde Narbonoise.Cornme eile ne tient point a la premiere, etqu’elle en est separee par des eites annexeesa laA^ieunoise, on IVn eroiraitim demembrement,si l’on ne pensail en meine temps que dans ceras le nom de Viennoise seeonde lui etait duplutbt que celui de seeonde Narbonoise. Cequ’il y a de plus vraiseniblable, c’est que laformation de celte seeonde Narbonoise apportadu ehangement ä Tune et a l’autre des jiro-vine.es Narbonoise el Viennoise ; et M. de laBarre est dans la meine opiuiou ( ttbisnpra ). LeP. pagi mnarque judieieusenunt (pi’en joi-gnanl a la Viennoise ee qyi a compose la Nar-bonoise seeonde, c’est lui attribuer jusqu’aunombre de viugt eiles , lorsque la Narbo-noise est reduile ä six, y compris la melro-pole, et mOme a cinq seulemenl en rigueur, cequ’on doit avoir peine a se persuader d’uneprovinee de plus aneiemie date, el dans la-quelle la Viennoise ello-meme avait ete com-prise. Ilya tonte apparence que la nouvelleprovinee n’a ete appelec. Narbonoise queparee (jue sa metropole Aijtue Sexticv , Aix,etait liree de la preeeilente Narbonoise. D’unanlre rote, si l'ou sYn rapporte a AmmienMarcellin, la Viennoise renfernmit Anlipohs; etcoimin: celte \ ille esl. entree dans la Narbonoise