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Vol. 2.
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GERS (departement du).

ville. Pop. 384 h. —Ce village n’est reuni ä laFrance que depuis envirou 50 ans ; il apparte-nait jadis ä l’Autriclie.

GF.HMCOI'UT. vg. Ahne (Picardie), arr.et ä 35 k. de Laon, cant. de Neufchätel, ESI deBerry-au-Bac. Pop. 129 h.

GERON (St-), vg. //.-Loire (Auvergne),arr., cant., IS et ä 10 k. de Brioude. P. 399 h.

GERONCE, vg. B.-Pyrenees (Bearn), an-.,K et ä 8 k. d’Oloron, cant. de Sle-Marie-d’OIoron. Pop. 85 h.

GEROKS (Sr-), vg. Cantal (Auvergne),arr. et ä 23 k. d’Aurillac, cant. de la Roque-brou, K de Montvert. Pop. 542 h.

GERPONV1LLE , vg. Selne-Inf. (Norman-die), arr. et ä 23 k. d’Yvetot, cant. et K deYalmont. Pop. 734 h.

GERROTS, vg. Calvados (Normandie), arr.et ä 18 k. de Ponl-l’Eveque, cant. de Cam-bremer, K de Dozulle. Pop. 79 li.

GERS (le), AEgircius, riviere qui prendsa source daus les landes de Pinas, arr. de Ba-gneres, H.-Pyrenees ; eile passe pres de Mau-leon, ä Masseube, Auch, Monlastruc, Fleu-rance, Lectoure, Caslera, Estaiort, Leyrac, au-dessous duquel eile se jette dans la Garonne,ä 18 k. S.-E. d’Agen. Cette riviere est sujetteä de grands debordements, lors de la foule desneiges ; dans tout autre temps, eile n’est niUottable, ni navigable. Son cours est d’envi-ron 160 k.

GERS (departement du). Le departement duGers est forme du Condomois, de 1’Armagnacet d’une petitepartie du Comminges, pays com-pris dans la' Gascogne et döpendant de la ci-devant province de Guiemie. 11 tire son nomde la riviere du Gers, qui le traverse dans toutesa longueur du sud au nord. Ses bornes sont :au nord le departement de Lot-et-Garonue , aunord-est celui de Tarn-el-Garonne, ä l’estcelui de la Haute-Garonne, au sud ceux desHautes et des Basses-Pyrenees , ä l’ouest celuides Landes.

Le territoire de ce departement est gencrale-ment montueux, eleve, et presque euticrementforme de chaines de coteaux plus ou moinseleves, dont la direction generale est du sud aunord. Trente-huit cours d’eau y determiueutautant de vallees, dont la largeur varie de 20ä 6,320 m. Ces vallees sont constamment bor-nees ä gauebe et ä droite, c’est-a-dire de l’oiiestä l’est, par des chaines de coteaux qui, danscertains departements, seraient regardes comniedes montagnes, mais qui ne peuvent elre ainsidesignes dans une region oii l’mil les compareaux Pyrenees. Ces chaines doivent naturelle-ment etre plus ou moins larges, selon que lesvallees qu’elles separent sont plus ou moins.eloignees l’uue de l’autre. En remontant aunord, on apercoit que ces chaines de coteauxs’efevent progressivement, servant, pour ainsidire, de gradins au superbe amphitheätre desPyrenees, dont eiles sont en quelque Sorte laProlongation. En general le terrain du depar-tement s’eleve du nord au sud ; ainsi l’en-droit le plus bas doit se trouver dans les pentes

GERS (departement du).

les plus boreales, le plus eleve dans sa partiemeridionale, et la liauteur moyennc dans leceulre. En eilet, si Fon remonte le cours duGers, on verra que la commune de las Mar-tres, situee au nord, sur les limites du depar-tement de Lot-et-Garonne , n’est elevee au-dessus du uiveau de la mer que de 97 m.; lahauteur d’Auch, au-dessus du meine uiveau, estde 220 m.; tandis que celle des coteaux deMont-d’Astarac se trouve de 390 m.

Les terres qui forment la superficie du solsont en general argileuses ; presque tontes re-posent sur des bancs epais de glaise et d’argilediversemeut modifiees ; ces bancs se succedentä une grande profondeur, et sont quelquefoissepares par de legeres couches de säble et parle tuf. Le ltoyau des coteaux est assez generale-ment compose d’une pierre argilo-calcaire. Lapresque totalite du terrain du Gers ctant argi-leuse, pierreuse, compacte, et les chaleurs yelant tres-violentes, il en rcsulte qu’asscz ordi-nairement les produits du Sol ne reussissent pasparfaitement. Il y a quatre-vingts ans, la con-tree dont a ete forme le departement ctait unpays presque sterile ; on n’y rencontrait quequelques petites villes ou gros bourgs, dans les-quels ctait reunie tonte la population. Les cam-pagnes,.desertes et miserables, n’olfraieut quequelques hameaux epars, dont les habitants re-cueillaient ä peilte ce qui etail indispensable ausoutien de leur existence. A cette epoque, undes plus grands administrateurs du xviii 0 sie-de, M. d’Eligny, nomme intendant de la ge-neralite d’Auch, apres avoir eludie la naturedu pays, les moeurs, les besoins et les ressour-ces des habitants, forma le projet d’une ameiio-ration generale, et en suivit, pendant seizeaunees, l’execulion. Par ses soins d’immensestravaux fureut entrepris ; il ouvrit de vastesCommunications, traversa la Gascogne de milleroutes diverses, en fit comnie un jardin divisepar comparliments, et joiguit de cette manicrcla Gascogne ä l’Espague et ä l’une et ä l’autremer.

A l’aspect des merveilles enfantees par cegenie crcaleur, les cultivateurs ouvrent les yeu.xet sortent de leur engourdissement; ils remuentavec vigueur les entraillcs de la terre ; ils plan-tent des vignes magnifiques; ils etablissentleurs Communications, et en dix ans ils decu-plent, avec leur population, la quantitc et leprix de leurs denrees diverses. Bientöt Finteretparticulier encouragea le travail, et le travailencourage fit de la Gascogne une des plus hellesprovinces du royaume. Plus tard, la Suppres-sion des dimes dimiuua les cliarges des cultiva-teurs ; la suppressiou des cloitres enrichit l’a-griculture de toutes les proprietes religieusesque les lois de la mainmorte retenaient dansl’inculture , et ces proprietes, vendues par pe-lites parties, tomberent entre les mains d’unemultitude de peres de famille, qui en ont cen-tuple les produits.

La surface totale du departement du Gersest de 626,392 hect., diviscs ainsi :

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Terres labourables. 333,585

. 60,865

Eignes. S7.772

Bois . 59,276

Vergers, pepinieres et jardins. . . . 6,100

Oseraies, aunaies et saussaies. . . . 260

Etangs, mares, canaux d’irrigation. 20,233

Autres cultures. <533

Landes et bruyeres.35,711

Superficie des proprietes bäties. . . 4,515

Contenance imposable. . . 608,950

Routes, chemins, places, nies, etc. . 13,580

Rivieres, lacs et ruisseaux. 2,284

Forets et domaines non productifs. . 1,455

Cimetieres, eglises,bätimeutspublics. 123

Contenance non imposable. . 17,442

On y compte :

68,999 maisous.

1,151 monlins ä eau et ä veut.

18 forges.

176 fabriques et manufactures.

Soit : 70,344 proprietes bäties.

Le nombre des proprietaires est de. 102,145Celui des parcelles de.1,191,277

Hydrographie. Trente-huit cours d’eau ar-rosent le departement; les principau.x sont:l’Adour, l’Arros, le Midou, la Losse, la Baise,le Gers, l’Arratz, la Gimone et la Save. En ge-neral toutes les rivieres qui sillonnent le de-partement du Cers y coulent dans une plaineplus ou moins riante, plus ou moins agrcable,plus ou moins fertile, et sont toutes bordees deprairies fecondes, beaucoup plus avanlageusesque les coteaux. Le Gers arrose daus une partiedesou cours une plaine etroite, mais dulicieuse;l’Arros arrose un pays de la plus grande beaute.

Gomviunications. Le departement du Gers esttraverse par 8 routes royales, par 19 routesdepartementales et par 46 cliemins vicmaux degrande conmiunieation.

Meteorologie. La niarclie des Saisons estpeu reguliere dans le departement; ou seilt quedans un pays aussi montueux il doit exister, äde tres-petites distances, des difierences remar-quables dans la temperature; aussi, quoiquepar sa Situation le departement du Gers doiveolfrir un climat tempere, 011 y eprouve c.epen-dant des froids tres-rigoureux, comnie des cha-leurs excessives. E11 general le mois d’oetobreestbrumeux, pluvicux et l’roid; les brouillardssont moins communs dans les mois qui suivent;mais lespluies continuelles, lesfrimas, la neigeet la gelee se succedent par gradation jusqu enfevrier, ikhu- diminuer cusuitc jusqu en mai. Acette epoque la clialeur comnience a etre forte ;le toimerre, qui deja s’etait fait entendre dansles mois precedents, est plus trequent., et lagrcle plus commune et plus aboudantc. Ce tu-multe atmospherique ue s’apaise que vers la finde juin, saus que pour cela les alternatives de.froid et de chaud cessent; elles out coutume dese prolonger jusqu’en juillel. Dans ce mois,ainsi que daus le suivant, la clialeur est quel-quelois aussi forte que l’intensite du froid est