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GRAVIER.

GRATw

GRAY.

Cette ville est situee dans une contree ma-recageuse, pres de la Manche, a Fembouchurede FAa, <jui y forme un port commode et tres-frequente, oi'i les navires battus par la tempetetrouveut uu asile assure. Elle esl generalementbien batie; les rues sont helles etbienpercees; lesplaces publiques fort agreables. On n’y remar-que d’autre monument que le mausolee deM. de Metz, ouyrage du celebre Girardon,place, il y a quelques annees, dans l’eglise pa-roissiale. L’arsenal peut contenir 8,000 fusils;les casemates sont presque neuves et d’unel)onne dislribution.

Commerce de \ins, eaux-de-vie, genievre,sei, hois et productions du Nord. — Ateliersde salaison de poissons. Raflineries de sei.Brasseries. Genievreries. Armements pour lapeche de la morue, du hareng et du inaque-reau. Cabolage.— -Faire de 9 jours le 15 aoüt.Bibliographie. * La Prise du fori Saint -

Philippe par le duc d‘Orleans, avec ce qui

s'est t passe au siege de Gravelines en 1644,

in-8, 1644-

— Continuation de ce siege, in-4, 1644.

- La Prise de Gravclines, in-4, 1644.

GRAVELLE (la), vg. Calvados, comm. de

Monvielle, El de Livarot.

GRAVELLE, vg. Dordogne, comm. d’An-nesse, 53 de St-Astier.

GUAVEIXE (la), bg Mayenne (Maine),arr. et a 20 k. de Laval, cant. de Loiron. K.tQf. A 504 k. de Paris pour la taxe des iettres.Pop. 590 h. — 11 est comm dans Fhistoire parla defaite des Anglais eil 1424.

GUAVEELE, vg. Seine , comm. de St-Mau-rice, K de Cliarenton-le-Pont.

GRAVKLLES (les), vg. Cote-d’Or, comm.et 13 de Saulieu.

GUAVELOTTE, vg. Moselle (paysMessin),arr. el ä 13 k. de Metz, cant. de Gorze, K deMars-la-Tour. Pop. 522 h.

GRAVENCItOX, Grainconium, Seine-Inf.V. Notke-Damk-uk-Gravexchon.

GRAVEUEAÜ, vg. Cher, comm. de Boul-leret, K de Cosne.

GUAVEUIE (la), vg. Calvados (Norman-die), arr., K et ä 6 k. de Vire, cant. de Beny-Bocage. Pop. 990 li.

GRAVERIE (la), vg. Deux-Sevrcs, comm.de Soudan, ESI de la Mollie-Ste-Heraye.

GRAVEHON , vg. Eure (Normandie), arr.,cant. et ä 20 k. d’Evreux , K de la Comman-derie. Pop. 32 h.

GRAVES, vg. Charente (Angoumois), arr.et a 17 k. de Cognac , cant. et K de Ckateau-neuf-sur-Charente. Pop. 239 k.

GUAVESON , Graveso, vg. ßouches-du -Rhone (Provence ), arr. d’Arles-sur-Rhone ,K , a 11 k. de Tarascon-sur-Rhone, cant. deChateau-Renard. Pop. 1,447 h. — Fabriqucde cadis. Moulins a soie.

GRAVETTE (la),vg . Lot-et-Garonne, com.de Cocumont, K de Marmande.

GRAVIER (le), vg, Cher, comm. et Kl de

la Guerche-sur-FAiibois.

GRAVIER, vg. Gironde, com. de Pognac,K de Bourg-sur-Gironde. aqt.

GRAVIER-DE-CHIMAY, vg. Aisne, com.de la Flamengrie, K de la Capelle.

GKAYIERES , vg. Ardeciw. (Languedoc),arr. et a 31 k. de Largenliere, cant. et K desVans. Pop. 1,052 h.

GRAVIERS, vg. Seinc-et-OUe, comm. deSaclas, K d’Etampcs.

GRAVKiX Y, G raviniacum, Gravineum, vg.Eure ( Normandie ), arr., cant., 0 et ä 3 k.d’Evreux. Pop. 678 h.—Filature bydrauliquede laine.

GRAVILLAT, vg. Dordogne , comm. et Kde Bergerac.

GRAVIIXE. Y. Grasvili.k.

GRAVINUM (lat. 50", long. 19°). * La Ta-kle ihcodosieime donne la trace d’une routequi, partantde Juliobona, Lillebonne, se jointa une autrevoie, dout le termeest Gesoriacumou ßononia. Sur cette route on trouve un lieudeuommc Gravinum, dout la distance a Fegardde Juliohoua est niarquee X ; et cette distanceest suivie d’uue pareille iudication, untre Gra-vinum et cjuelque autre lieu dout le nom estomis , et qui ue saurait etre ßononia, vu Fe-Ioignemen! beaucoup plus gi and. Sanson, cou-fondant Gravinum avec le Corocotinum de l’I-tincraire d’Autonin, a du supposer que la routepassant par Gravinum ne teuJait point a ßo-nonia, uouobstaut ce que represente la Table.On coiinait des vestiges de voies romaines quipartent de Lillehoime. 11 y en a une qui se ter-mine au bord de la mer, a Oistre-Stat, ou Etre-tat, enLre la poinle nommee le chef de Caux etFecan , et que Fon peut conjecturer avoir etcun port, statio, du temps des Romains. Uneautre route tend vers le Nord, dirigee parGrainville, surnommee la Teinturiere : et, enprenant cette route, la distanee de 20 lieuesgauloises que donne la Table , entre Juliobonaet la positiüii anonyme, fall reuconlrer le bordde la mer aux environs de Veules, entre Fecanet Dieppe. La position inlermediaire de Graiu-ville, donl le nom est fort aualogue a eclui deGravinum, ne diilere de ce qu’indique la Takleque pour etre un peu plus eloignee de Lille-bonueque Fiudicatiou le veut rigoureusemeut;en ineme temps qu’un peu trop pres de la Po-sition qui lui succede sur cette route, au tennedes 20 lieues gauloises que marque la Takle. »D’Auville. Notice de l’ancienne Gaule, p. 360.

GRAVOX, vg. Seine-et-Marne (Brie), arr.et a 29 k. de Provins, cant. et K de Bray-.sur-Seine. Pop. 153 li.

GRAY, Gr ei um, Gramm, Greyacum, villeancienne , H.-Saonc (Franclie-Comte), chef-1.de sous-pref. (r r arr.) et d’un cant. Trib. ilel ie inst, et de comm. Societe d’agric. College°°m. Cure. Gitc iFetape. EJ. \qt. p. 7,201 h.

■ Teukaix lertiaire moyen.

Autrefois diocese, parlement et intcndancede Besanoon , clief-Iieu d’un bailliage et d’unerecette, presidial, maitrise purliculiere, krigadede marechaussee, eollegiale, couvent de capu-cins, College.

L’origine de Gray parail remonter ä unehaute anliquite. Toutefois le premier titreconnu qui cn lasse meution ne remonte pas au

delä de 670. Des le xiv c siede cette ville availun corps numicipal. Othon IV, comte de Botir*gogue, y etablit, en 1287, une universite, quifut transleree a Dole vers 1420. Philippe leHardi, Jean saus Peur et Philippe le Bon lirentquelque residence au chäteau de Gray, et Ca*-therine de Bourgogne y lixa la sieune apres lamort de Leopold, duc d’Aiitricke, son mari.Sous les anciens souverains de la Francke*Comle, il y avait un gouverneur a Gray ; la de-fense du chateau lui clait confiee, et il piu’ta»geait avec le maire el les eckevins le soin degarder les dillerents posles de la ville. Eil tempsde guerre, lous les kakitanls, saus dislinction,les oflicievs voyaux meine, etaient soldats, etparaissaient ckaque semaine , sous les armes-.,aux revues que iaisaient. les magistrats.

Dans les guerres qui |>recederent la eon-quete de la proviuce, les bourgeois de Gray si-gualcrent jilusieurs Ibis leur courage et leurattachement aux souverains du pays. Les de-moiselles meme et les dames de cette ville ven-dirent, dans une cireonstanee malkeureuse,leurs pierreries et leurs plus riches vetements,pour couLribuer ä la defense de leur eile. Grayfut Imile en 1360 par les compagnies qui fai»saient alors des courses dans la Bourgogne eldans la Franche-Comle. II fut eucore reduit. eacendres dans le eours de 1384. La ville fut in-cendiee de nouveau par les Francais, et eu-suite briilee en partie par Fannee des sires (UYaudrey, quand ils la reprirent eu!477 surLouis XJ, pour la rendre a la princesse Marie,sa souveraine. En 1544 , Charles-Quint y eta-blit. le siege d’un bailliage compose de 184 vil-lages. Henri IV s’empaia de. la place en 1595.Louis XIV n’avail plus, en 1668 , que la villede Gray ä soumettre pour acliever la premiereconquete de la Franehe-Comte; mais idle refusad’ouvrir ses portes : le gouverneur el le mairevoulaient qu’elle soutinl un assaut. Le roi lesfit inviler a une capitulalion. Aussitöt quedeputes parment aux remparts , les bourgeoisles forcerent, acoups de fusil, a se retirer. Grayse rendit enfm sur les instances de deux autiv.sdepulcs , malgre le gouverneur et le maire.Celui-ci eut le courage de dire au roi en luiprescntanl les clefs : « Sire, volre conquete se-rait plus glorieuse si eile vous eut ete disjm-tee. )> Six mois apres , la ville rentra sous ladomination espagnole; mais eile fut reprise le13 fevrier 1674 par le duc de Noailles, apresune laible resislance de Irois jours.

Au xiv* siede, Gray avait une universite quifvil cnsuitc transfevee ä Dole.

Les armes de Gray sont : coupe, le chefd’azur seine de Ihlleltes dor, au Hon naissantd’or mouvaiit de la poinle qui est d r urgent uIrois fiammes de feu de gueules.

Gray est situe en anqdnlhealre sur une rot»liue qui s’abaisse vers le • * m, et domine

une superbe prairie arrosee par la Sabne. L«aville est assez bien batie et ornee de fontaiuo«publiques, mais les rues sont etnntes , malpercees et dt; diikcile acces. J/elranger qui yarrive par la route de Langres ou de Dijoneprouve un desappointenient d’nutant plus vil,