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KAYRE (le).
HAVRE (le).
Hoi ou le vieit-v. bassin , creusc il y a plus d’unsiecle, et reconstniit ou repare äplusieurs epo-cjues; le bassin de Vauban , eonstruit il y aquelques annees, et non eneore aobeve. —Le\ieux bassin, le plus petit des quatre, et. lebas-sin de la Barre, dont los porles s’ouvrent surBavant-port, sont lies ent re eux par le hassininterieur d’Ingouville, qui partage ia hasse villeen deux parties. ■—■ Les radmibs, d’aprcs lacommodile des grands appareils stationnaires etmobiles, s’v font cn trcs-pou de tcmps. Lesquais, qui sont immenses par les eircuits desquatre bassins, olTrent de vastes embarcadereset debarcadcres.
A 10 k. de Bentre<$ du port du Havre estetabli, sur la monie rive droite de la Seine,a Bentree de la petile riviere de Harfleur, unlazaret, oii sont envo3'es en grarnle quarantaineles navires venant des Iieux aetueilenient aflec-tes de maladies pestilenlielles, ou qui ont desmalades suspeets a bord. Ce lieu, qui n’a d’au-tre protection que celle des mnisons rnses del’infirmerie, des magasins et de la ehapelle, estd’un tres-mauvais mouillage.
Il y a deux rades au Havre : Birne, appeleePetite-ltade, nVst eloignce que d’uue demi-por-tce de canon du rivage ; l’nutre, qu’on nommela Grande-Bade, est a plus de 8 k. en inor.Elles ont toutes deux le defaut des rades fo-raines. Dans les graius et coups de vent dusud-ouest au nord-ouest, les navires qui sont aBauere sou/lrent beaucoup ; inais la tenue dufond est excellente, et avec de. bons cables ony peut essuyer saus danger les plus rüdes teni-peles. Trois postes de siguaux telcgraphiquessont etablis au Havre et sur les liauteurs envi-ronnantes : le premier est place au Havre, surla tour de Francois T r ; le second a Bleville, etle troisicme au cap la Heve. Des afliches, po-sees le inatin, a midi el a deux heures, fonteonnaitre les navires reconnus en nier.
Les environs du Havre ont, du cöte du nord,un aspect rianl et pitloresque, seit que le spec-tacle qu’ils presentent prenne son charme desbeautes agrestes d’une Vegetation dans tonte saforce, soil qu’il les recoive des imposantes sce-nes que lui prcle BOcean. « La vue de la jeteeprincipale, dit M. A.-M. de St-Amand, merilesurtout la plus grantle attention. Quel spectacleravissaul! Sur !a gauche se dessinent au loin lespointes de Quiltebeuf et de Tancarville, pres-que en face Honileur et ses environs bocagers;a droite, 1 iminensite ! Le viel et l’eau se con-fondcnt, et Bon ne voil pas saus etfroi le failtleesquif Uittant, u Bborizon, conlre les llols et lesvents conjures. Ici est le promontoire de laHeve; deux pbares le domment, et indiquentau noeher les passages dangereux et ceux quilui serout lavoral>les... Honte au haut despbares oii sont places ces fananx, ele\es a 136m.au-dessus du niveau de la iner, quel sublimeaspect! La plus pmnpeuse descriplion ne feraitqu’afTaiblir les sensatioiis que Bon eprouve eilembrassant a la fois quatre des plus l iebes de-partements de la France et le cotirs sinueux decette majestueuse riviere qui vient ä vos piedsporter son tribut au roi des eaux. »
HAVRE (le).
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Le Havre ofire peu de monuments remar-quables. Los principnux sont *
La tour de Francois I er , solidement cons-tmite en pierres caleaires, et dont la liauteurest de 21 m. et lediametre de 26, se terminepar un parapet decoupe de 12 embrasures; laplate-forme qui masque ce parapet Supporteaujourd’hui un telegraphe marin, qui corres-pond avec celui de la He\e, ä 8 k. au nord duJfavrc, et qui transmet auxbatimenls de la radeles siguaux du port. Vis-a-vis de cetle meinetour, de Bautre cdte du port, on voynit nulre-fois une petite tour, appelee la tour Vidame,qui servit longtemps de pliare. (leite oonslruc-tion, qui genait la navigation du port, ne sub-siste plus depuis pres de qiiaranle ans. C’clait aces deux tours qu’on altacbait la chaine quiierninit le port.
L’ancien hotel de ville , bätimenl demauvais goiit, eonstruit au xvT siecle par leseigneur du Chaillon , le meine qui eleva latour de Francois T 1 '. Devanf cel edifice se trouveune cour d’honneur, sous laquelle est une im-mense citernc destinee ä garder Beau on ras desiege, si Benuenii se reudait maitre des eanauxqui alimenteut les fontaines de la ville. —L’bdtcl de ville du Havre etait le palais desaneiens gouverneurs ; il esl remarquable parBadmirable mu*. dont on jouil du balcon de safaeade exterieure , d’oii Bieil deeouvre tontela IJi^e, toule la rade el Bembouebure de iaSeine.
L’kgt.isk Notre-Damk, fondee versl’an 1540.Jusqu’alors le seid temple qui exist,*H au Jfavroetait a peiue couverl de ehaume , el d’ailleursexpose de teile solle aux inondalions pöriodi-ques de la mer, qu’on etait oblige de regierBlieure de Boflice sur celle ues marees. « Ktaussi , rapporte un vieux ehroniqueur, avantqu’on eut pris ce soin , force etait a l’ofllcian*de monier sur uue escabelle ponr celebrer lasainte messe, et ä eeux des fideles qui avaientdes ebevaux de se tenir dans les areons, en ile-Jiors du porlail, conime aux plus pauvres dedenieurer baignes jusqu’aux genonx , taut, quela mer gardait son plein. » (>. ne ful gurre quevers la lin du xvi* siecle que Beglise de Notre-Daine fut aehevee. Son cloeher, batieu pien-esde tadle, et place au sud du vaisseau, paruid’abord destine a devenir plutdt une tour deguerre que le lieffroi d’un saint lieu. Deux eou-levrines etaient placees sur la plate-forme, quisupjiortait aussi un pliare; eette plate-formeavait alors une ele.vation presque double de laliauteur acluelle du elocher. Telle quYlI« eslaujourd’liui, Beglise de Nolre-Danieesl l>atie enforme de croix, dans le style de Barcliitecturellorenline ou dela renaissanee, melange bizarrede Bantique et du * . La longueur du
vaisseau esl de. 80 in.; sa voule est souleuuepar 24 areades en plein cintre, entre les deve-ioppenients desquelles pendnient aulrelbis deseuls-de-lampe maiuieiiaiit abatius.
L egj.lsk St-Fkancois, commeiicee en 1553,sous Francois el terminee en 1681.
La sai.le de spectacle coiistruite en ISi“,incendiee on 1843 et reedibee en 1844.
On ri'marque eneore au Havre la eiladelle,ou plu(6t le quartier niditaire, ve.nlermant Bar-senal, dont les salles, d’une lieaule remarqua-ble, peuvenl coideuir 25,000 fusds ; le loge-ment du gouvermmr, des magasins et 8 corpsde easerne, tous batis sur uu plan uniforme,enrourent la place d’armes, qui presente uncarre pnrfait el est ornee de helles fontaines;l’arsonal de la marine, odiüee eonstruit eu 1669;la manufaeturc royale des tabaos ; lYulropötgeneral; la bourse ; la douane ; la bibliollicqu«publique, contenanl 15,000 volunies; la niai-son oii naquit Bernardinde St-Pierre, simple etvieil edilice situe nie dela Corderie, n° 19.
Biographie. Le Havre est la palrie :
De. M'"* de i.a Fayette, romaneiere celebre.
De Beknardix de St-Pikrrk, inort eil 1814.
De Ci.kmkvce, savanl hellenisto.
. De C\s. Dklavjc.nk, poete et aiiteur dra-matique, menibrede Blnslitut, mort en 1844.
De l’abbe Grai.nville, lilterateur et auteurdrnmaliipic.
])e.T.-F.-A. Ancelot, lilterateur et auteurdramatiquo, membre de Blnslitut.
De Pierhf.val, lilterateur.
De A.-.T.-B. TjEvee, lilterateur.
De ÜMasseille, de Duuoccage de Bckville,et de J. Hoiu.ext, liisloriens du llavre.
J)u juriseonsuHe Laigxel.
Du sculpteur Bkauvai.let.
Du peintre Bonvoisix.
De Lesueur, voyageur et naturaliste.
De Faurk, monilirc de la eonvention
nationale, mort en 1818.
D’Acres de Ma.nnevit.i.ettk, oclelirc hydro-S™plu:.
Di' rin^ijniour livdrographe M.-J. Coudier.
Du eontre-amiral Laignel.
Du naturaliste Digqukmare.
Du docleur en medecine Marc.
Du liemtenant general Houelle.
Industrie. Fabi'iques d’aeide vitriolique dontlos prmluits sont evalnes a r.; de fai’en-
ee, denlelles, amidon, papiers, iuiilcs pour lapeiulure et a liruler. BalTmeries de sucre ; taiblanderies. Nomlireuses tuileries et briipieteries(jui, emjiloient 238 onvriers, et dont les pro-duils, evalnes a 180,000 fr., sont expories auxcolonies. Faiencerie, qui donne pour 40,000franes de produits. B)rasseries. Corderies de lamarine et du commerce. Construetion de na-vires rcnotnnies ponr lern* lieaule et leur soli-diti*. Anneinent pour la peebe du hareng, deIa morue et de Ia Iialeine. Manufaeture royaledes tabues, qui fail travaiüer plus de 300 ou-vriers. ingouville et le Havre entretiennent dix-sepl ateliers oii travaillenl 78 onvriers, qiufoul pour 136,000 franes de ebaisos, en grandeparlie exporlees aux colonies.
Commerce eonsiderable d’importatiou etd’exporlntion avec tous les pavs maritimes duglobe : plus de 1,100 navires fiequentent au-lmellemonl le port du Havre. — Les mnrehan-dises principales d’exportation qui forment lecbargi^ment des navires partant du Havre secomposent surtout des articles de innnufaeturesirancaises, tels que les*oierici>, les indieunes,