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HERAULT (1).

HERAULT (departement de F).

HERAULT (departement de 1’). 109

trigonomctriques qui ont ete faites en France ,en ce que la distance directe du point de Fre-jus ä celui de St-Tropez est de 10 ä 11,000loises. Or ces mesures d’espace donnces par lelocal no\is oiwrent les yeux sur ce qui convientpour reformer Fltineraire; c’est de prendreFindication qui est XVI, quoiqu’elle soit plu-töt forte que faible, pour tout ce qu’il y a d’in-tervalie de Forum Julii a Heraclea, et de sup-primer en entier et comme superflue celle deXXV, qui precede entrc Forum Julii et le Si-nus Sambracitanus. Je tire rnenie de cette So-lution de difficulle une preuve positive, quin’existait point, de l’emplacement (VHeracleaä St-Tropez. Quant au surnom que cette Hera-clea porte dans Fltineraire, je n’entveprendraipoint d’en donner une Interpretation, sur la-quelle llonore Beuche et Adrien de Valois(üb. iv, cap. 4) ne sönt pas d’accord. Plinefait mention d’une autre Heraclea, qui auraitexiste ä Fembouchure du Rhone : Sunt aucto-res, et Heracleam oppidum in ostio lihodanifuisse. Mais comment retrouver la positiond’une ville, sur laquelle un auteur qui ecrivaitil y a pres de dix-sept cents ans s’exprime decette moniere. Sanson a juge a propos de lafixer suv la rive droite du grand canal duRhone, dans un cmplacement qu’il croyait etrele meine que celui de Notre-Dame-d’Ormet,d’apvcs la carte de Provence de Bompar, quoi-que la position de Notre-Dame-d’Ormet nesoit point pres du Rhone, mais pres de l’etangde Vacarez, qui couvre une partie de la Ca-margue. On conviendra bien qu’une villedl Heraclea s’est conservee dans l’emplacementactuel de St-Gilles, si Fon ne forme aucundoute sur une inscription qui en parle, commeon peut voir a l’articlc AnatiUi. » D’Auville.Notice de Vancienne Gaule, p. 3G9. V. aussiWalckenaer. Geographie des Gaules, t. i,p. St.

HERACLEE , nom donne pendant la revo-lution a la v ille de St-Tropkz.

BEHÄNGE , vg. Meurthe (Lorraine), arr.et ä 12 k. de Snrrebourg, cant. et (Hl de Phals-bourg. Pop. 233 h.

HERAULT (F), vg. Ohe (Picardie), arr. deBeauvais, cant. et C>3 de Songeons.

HERAULT (F), Jrauris , Eracus, rivierequi prend sa source dans les Cevennes, au pieddes hautes montagnes de l’Aigoual et de Les-pevon, pres du village de Valleraugues, arr. duVigan, dep. du Gard; eile passe ä Vallerau-gues, pres de Ganges, ä St-Bauzile, ä St-Etienne, ä Sl-Guilhem-le-Desert, pres d’Anianeet de Gignac , ä Pezenas, ä Bessan , et se jettedans la Mediterranen , au port d’Agde , apresim cours d’environ 120 k. La riviere de Flle-rault est navigahle depuis Bessan jusqu’ä sonembouchiire, sur une etendue de 12,225 m.;eile est trcs-encaissee depuis sa naissance jus-qu au pont de St-Guilhem-le-Desert, roule enpartie sur des masses de vochers qui ohstruentson lit, et forment uno suite de havrages queFon ne saurait franohir. Ses pnucipaux af-Quents sollt FErgue, la Dourhie, la Payne, laTongne, le Ricutor et le Dardaillon.

HERAULT (departement de F). Ce departe-ment est forme d’une partie du ci-dcvant basLanguedoc, et tire son nom de la principale ri-viere qui Farrose et qui le traverse du nordau sud, et se jette dans la Mcditerranee. SesLomes son? : au nord, les dcpartemenls duGard et de FAveyron; ä l’ouest, les departe-ments du Tarn et de l’Aude; au sud, ce der-nier departement et la Mcditerranee; ä Fest,le departement du Gard.

On peut eonsiderer le departement commedivise en deux parties inegales, limitees reei-proquement par la riviere d’JferauIt. La partieorientale, a parlir du nord jusqu’aiix deux tiersenviron de son etendue, est formee de monta-gnes plus ou moins elevces , composees de ro-ches calcaires. L’autre tiers, voisin de la meret des rivieres du Vidourle et del’Herault, estun atterrissement partage en collines et enplaines basses. — La partie occidentale estbeaueoup plus diversiiiee : eile est aussi mienxcultivee et plus productive que l’autrc. IciFatterrissement s’etend immediatement jusqii’ala mer. Les terrains moutueux renfermentbeaueoup d’objets appartenaut ä la mincralo-gie, et se composent de sols calcaires, de gra-nit et de scliistes.

Les sols froids se rencontrent frequemmentdans la partie occidentale et au nord du depar-ment. L’argile lilanche compacte et la craie ydominent. Ces terres maigres se refusenl a laculture du ble, mais le seigle y reussit fortbien. La zone du milieu, c’est-ä-dire celle quisuccede ä la prcccdente, en prenanl le departe-ment de Fest a Fouest, presente une immenseetendue de. terres pierreuses ou graveleuses ; lavigne et l’olivier y abondent. Les terres grassesqui se presentent apres ces dernieres, en des-cendanl vers le littoral, sout d’autanl plus pro-ductives qu’elles se rapprochent, dans uneproportion niederer, de la nature des terrespierreuses ou graveleuses : les cercales enforment la principale culture.; les meilleures setrouvent sur les Lords de FOrb, de 1’IIerault,et sur la rive droite du Vidourle. Viennentensuite les marais, avec les sables, composantle littoral proprenient dit. II existe aussi surtoute l’etendue du sol du departement devastes terrains incultes, appeles garrigues, re-serves au pacage des troupeaux ; ils sont cou-verts d’arbustes, de petits ebenes, de bruyeres,de genets, de cistes et de plantes aromatiques.

Le departement est traverse, au nord, parune chaine de montagnes dependantes des Ce-vennes : une brauche va joindre les Alpes, uneautre se lie aux Pyrcnees. Les plus eleveessont : la chaine du Larzac, qui separe l’arron-dissement de Lodeve du departement de FAvey-ron : sa hauteur est d’environ 1,300 m. au-dessus du niveau de la mer ; le pic St-Loup, ä16 k. de Montpellier, qui a 550 m. de hau-teur ,* la montague de l’Escandorgue, qui s’e-Icve ä 667 m. dans le territoire de la communede Rives et qui est contigue au Larzac; lamontague de FEspinouse, qui honte le depar-tement au couebant, du edle du Tarn, et a1,280 m. d’elevaliou. — Plusieurs ebaines

volcaniques se dessinent sur le sol du departe-ment. Les principaux volcans eteints sont ceuxd’Agde, de St-Thibery, et la colline basaltiquede Montferrierj pres de Montpellier.

La longueur du littoral de la Mediterranee ,qui baigne le departement au sud, est de106 k., de la riviere d’Aude a l’etang de Mau-guio. La partie du littoral comprise entre sonextiemite orientale et la montague d’Agde estceuverte d’ctangs salcs d’nn grand produit. t m»plrge resserrce separe ces etangs de la mer,avec laquelle ils comnnmiquent par des ouver-tures appelees gvaus : l’etang de Thau commu-nique avec la Mcditerranee par le canal de Cette.Mais il en est quelques-uns, tels que ceux deCapestang et de Vcndres, oii les eaux, demeu-rant stagnantes, auraient rendu malsain le se-jour des communes environnantes, si Fon nes’etait occupe, pour assainir la contree, derendre ä la culture une grande partie des ter-rains envahis par les mai ecages. — La longueuvtotale des etangs peut elre evaluee a 6 myriam.;leur largeur varie de 1 a 5 k.

L’arrondissement de Montpellier offre descontrastes frnppants sous le rapport de lahonte du sol. Des cantons sont admirables pourleur fecondite, d’autres sont presque inhalii-tables. La chaine de montagnes du nord, versle canton de St-Martin-de-Londres, est deserteet peu susceptible de culture; on y trouve desbois taillis comme dans celui des Matelles. Laplaine de Ganges est un veritable jardin cou-vertde nuiriers et d’oliviers. La riebe et fertileplaine d’Aniane recrce la vue par ses oliviers etsesbeaux vignobles. C’est dans les cantons deLunelet de Frontignan qu’on recueille les meil-leurs vins muscats. Les terres des environs deMontpellier, quoique legeres, abondent en vi-gnobles, en oliviers et autres arbres fruitiers.Enfm, vers la mer, les etangs , les canaux, lessalines, sont une source de prosperite.

L’arrondissement de Beziers est le plus ri-ebe du departement. Il a de helles plaines, desmontagnes productives, de fertiles vallees,d’excellents et magnifiques vignobles, des etangse,t le canal des Deux-Mers. Le canton deSt-Gervais est montagneux, mais il possede desmines de houilletrcs-abondanles. Les beaux pro-duits cultives a Pezenas ont merite a son terri-toire le nom de jardin du departement. Les ter-roirs de Beziers, de Florensac, de Roujan, deServian, en un mot de presque toutl’arrondis-sement, sont composes de Lonnes terres Iabou-rables, de helles prairies, de bois, de jardins.L’olivier y prospere partout.

L’arrondissement de Lodeve est extrdmementvarie *. il est surtout remarquable par les dif-ierents genres de culture qu’on y pratique :celle qui merite d’etre sigualee est la culturedes montagnes et des colliues. Les terres y sonteu general excelleutes , quoiqu’en certainsendroits eiles soient steriles , comme dansquelques parties du canton de Lunas. Mais ilnVst rien de plus magnifique, quant ä la pre-paration et ä la tertilile du sol, que les ten oirsdeClermont et de Gignac.

L’arrondissement de St-Pons ollre moins