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LAXGUES.

LAXGRES.

l.AXGRKS.

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Bibliographie. Mii>horde (Burchard). De lafontaine aupres de Langem, in-8, 1556.Martin (P.-D.). Description du pont suspen -du, construil sur la Garonne, a Langem,in-4, 1832.

EAXGOX, vg. Ille-et-J'Uaine (liretaguc),avr., canl., E el ä 22 k. de Redon. Pop.1,475 li. — Ou y voit une ancienne chnpeUe,donl la plus graude parlie des murs est eu pe-lil appareil roniain, forme de cubes de 9 a 11 c.de haut et de large, cucliasses dans une epaisseeouclie de mortier et diviscs par quelques cor-dons de gvandes briques. — Faires les 15 maiet 16 nov.

RAXGOX, >g. Loir-ct-Cker (Blaisois), arr.et a 11 k. deRomoranlin, eant. ('t E) de Men-nelou. Pop. 586 li.

RANGOX (le), vg. Vendee (Poitou), arr.,eant., E el a 12 k. de Fontenay-le-Comtc.Pop. 1,595 h. — Faires les 4 C * lundis de fev.,d’avril, de sept. et 3 V luudi de mai.

RAXGÖXNKT, hg Morlnhan (Bretagne),arr. et. a 54 k. de Ponlivy, eant de Gourin, lg]du Faouet. Pop. 3,442 h. Sur la Laila.—(lumm y i’onda, on 1137, une abbaye de l’ordredeCiteaux, oü Poii a place, en 1807, un de-po t d’elalons. — On voit aux environs deuxinenhirs de 6 m. de bauleur.

RAXGOT, Ag. Calvados. Y. St-Gkr.uain-Laxiot.

RAXGOl'EIHtE, vg. Cu!es-du-Nord, com.de Plenee-.Tugon, El de Jugon. W.

RAXGOUET, vg. Ille-et~rilaine (Breta-gue), arr. et a 20 k. de Rennes, eant. et Eld’flede. Pop. 515 h.

RAXGOURRA , vg. Cöles-du-Yord (Bre-tagne), arr. et ä 40 k. de Loudeae, eant. de(lollinee, El de Merdi’ignac. Pop. 1,318 h.—Foires les 19 fev., 2 1 ‘ lundi de janv. c.t l‘‘ r mardiapres la Penteedte.

RAXGOURRA, vg. Cvtes-du-Nord, eomm.de St-Yeraii, rti de Merdrignac.

RAXGOUSTIKU (fort du Grand-), vg.

1 <tr, comm. el El d’lfyeres.

RAXGRES , Judomatunum Lingonum ,Ires-anciennc ville, II.-Marne (Champagne),ehef-1. de sous-pref. (3* an*.) el d’un eanton.Xrib. de \ v< ‘ inslancc el de commerce. Eveelie.Cure. Grand et pelit seminairc. Place forte.Gited’elape. El. W. Pop. 8,303 b. — Tkr-r ^i.v jurassique, etage iufericur du Systeme,J (>liti(pie.

Autrefois duchc-pairic et eveehe, inten-dance de Cliälons, parlenient de Paris, clief-lieu^ ülection, baiiliage, presidial, juridiction con-s *daire, gouvernement particulier, College cts cminaire, 7 couvents.

La position dela eapitale des Lingones, nom-'Jice Audomatunum par Ptolemec , nous est1 onuee par les mesures de l’Itiueraire d’Anto-luu ^ l a Pablo de Peulinger, qui toutesportentä Langrespar quatreroutes differentes,partant de Duroeataluunum, Clialons-.sur-Manie, Tullum, Tool, CabiUonwn, Clialon-Mir-Saone, r C sontio, Besanron. Gans les der-,1ICrs l,t * Ia pmssancc romaiuc, rette ville

prit le nom du pcuple, Lingones, et dans l’an-cien fraueais eile se nonima d’abord l.angoneou Langoiue.—Onatrouvc ä Langres un grandnombre d’antiquilcs, et il n’y apeul-etre pasde ville en France autour de laquclle on de-couvre plus de vestiges de rout.es romaines :oolre les quatre dejä mentiouuees , et dout onapercoit encore quelques restes, on en voitd’autres qui se dirigeut sur Troycs, sur Aval-Ion, sur Saulieu, sur la Marche, sur Bar-sur-Ornain.

Langres faisait partie de la Belgiquc. SousAuguste , eile l'ut comprise dans la Gaule. Cel-licpie , et y demeura joiute jusqu’au regne deDioclctien, qui la placa dans la premiere Lyon-naise. Les Lingous s’ctaicnt allies avec les Ro-mains des le commeuceineut de l’outree deCcsar dans les Gaules. IIs persislerent dauseelte alliauce, ctrefuserent de se rendre ä l’as-sentblee generale couvoquee par Yercingetorix.Les einpereurs romains eurent pour eux unegrande cousideratiou; Otbon leur accorda letitre et les Privileges de eitoyens romains; etplus tard, Yaleutinicu avant voulu les rendretributaircs conimc les aut res peujiles de laGaule , ils Iui lirent dire : « Que IVmpereursaelie que les Lingous aiment avant loul laliberte ; s’il veut les fbreer ä faire quelquccliose qui y soit contraire, il verra bientötconibieu ils sont pronipts ä prendre les armes. »Langres fut une des villes que les Romainss’altachüreut ä decorer de beaux edilices : eileeut tut capitole, des temples et un tlieätre. l’lu-sieurs ares de triumphe eu l’houueur des em-pereurs y furent clevcs ; on en voit encore unenc-lave dans les nnirailles de la v ille.

Comnie beaucoup d’autres villes de France.,Langres a cte exposee a de uombreux dösas-tres. Kn 30ß, les Allemands penctrerentjusqu’aLangres ; Constance fut lui-meme surpris borsde cette ville ; Feimenu arriva avant lni jus-qti’aux portes, et le general, pour rejoindreson armee, fut oblige de se faire hisser avecdes cordes par-dessus les murs. Mais en moinsde cinq lieures, ses troupes se reimirent; itleur töte, il sortit de Langres, il attaqua lesAllemands, dont il fit un massacrc ellroyable,et il oltligea le roste de leur armee ä repasserle Rhin. Cette ville, priso ct briilee par Attila,se rvtahlit pour eprouver le meine sort sous leregne d’Honorius, lors de l’irruption des Vau-dales en 407. Rebätie peu de temps apres l’iu-vasion de l’empire romain par lesbarbares, eiletomba au pouvoir des Rourguiguons, et couli-nua de faire parlie du royaume de Bourgogne,jusqu’au partage de ee royaume sous les en-lants de Louis lc Debonnaire ; eile eclmt alorsä Charles le Chauve, et eut ensuite des comtesparticuliers jusqu’ä ce que llugues ITI, duc deBourgogne, ayant aebete lo comte de Langres aHenri, duc de Bar, le donua eu 1179 ä Gau-thier, son oucle, eveque de Langres, eu eehangedu domaine de Dijon. Louis VII erigea cecom-tc eu duebe-pairie, en amiexant la ville ä lacomonne. Pendant les guerrcs contre les An-glais , L-Ingres resta lidele au roi de Fraure.Dans le xv c siede, les habilants de cette ville,

malgre les suggestious de leur ev eque, soulin-rent couragcusement les assauts reiferes desAnglais , qui les cernaient de, toutes parts , elfirent meine avec succes a l’euncnii une guerreexterieure. Sonant de leurs murs , ils les atta- .quereut ä leur tour, detruisireut les cbäteauxde Changey, de Sl-Rroing, d’Heuillv-Coton, deCobous, de Botirg, d’Huincs et du Pailly, etdemolirent une foule de forteresses, repairesordiiiaires de petits tyraus leodaux, reeelantalors des gensd’armes anglais oubourguignons,qui mettaieiit la Campagne au pillage. — IIne parait pas que Langres ait eu ä souilrir pen-dant la guerre de 1344, contre Charles-Quint.Sous la Ligue, cette ville se prononra pour lacause royale contre les ligueurs, et proclamaHenri IV.

Kn IS 14, Fannee dite coalisee marrba sureelte ville. A son approche, le maredial Mor-tier, qui l’occupait a>ec 10,000 bonimes , seretira sur Bar-sur-Aube , abaudonnant la de-fense de Langres ä 50 soldats de la gardc im-periale et au courage des habilants; n.ais quepouvaient-ils «aus armes et saus munitions,derrii're des remparts en ruiiie, et que lebruitdu ca non eüt sulli pour faire ecrouler? D’ail-leurs, la trabisou formait dejä des esperaneesque uos malbeurs vinrent bientöt realiser.

Des signaux, dit M. Montrol, furent iäits dubaut des murs. Les Aulrieliiens, prevenus quele maredial Morlier s’etait retire , ne laissautde garnison que pour la garde d’une poite , sepresenterem au nombre de 30,000. 11 falletcapituler; les 50 soldats, tpii u'etaient pasprevenus de la eapitulation, n’eurent que letemps de jeter leurs armes et de se cacher danslesmaisons, d’oti on les lit plus tard echapper :un d’eux , ne pouvant se resoudre ä fuir ile-vant ees Autrichiens, qu’il avait peut-iRre pour-suivis de bataille en batnille , depuis Marengojusqu’aux cliamps de Lutzen, aima mieux mon-rir que de recitler; immobile sous cette porte.dont on venait de livrer les clefs, il attemlit,la baiounelte croisee, les premiers escadrousipii accouraient. Ils ne purent entrer dans laville qu’en passant sur son cadavrc.

Langres fut force de se rendre ä discretiou.La rigiieur des proelamations vouait la ville aupillage el ä l’incendie pour s’ötre opposec , ämain armee, ä l’entree des troujtes de la coa-lition. Le prince de Schvvartzemberg eommuacette sentence de destruetion en une contribu-tion peeuniaire pour la sürete de laquellc desotages furent pris parml les plus riclies halti-lanls.

On assure que les alläires qui etaien! misesen deliberation au congres de Cluitillon setraitaient ä Langres. Le. fait est que les princesallies s’y Irouv ereilt reunis a la meine epo([ue.j,,. Laueres, ils se rendirent .i Cltauntont, oufut signe plus tard le fameux traite par lequelles allies s’engagerent a ne mettre Las les armesqu’apres rentiere detaite de Kapoleon.

L’eveclie de Langres avait ete fonde dans lem“ siecle. L’eveque Alberic y reeut, eu 830,Pempereur Louis le Dbboimaire et Lolliaire.1 son bis aine, et tim eu leur pivsence un r.ou-