300
EAXGKES.
LAXGRES.
LANGUEDOC (1«).
eile provincial ponr la reformalion du dergeseculier et regulier. Les eAcques de Lnngresenrentdone, depuis !e regne de Philippe Au-guste, le tilre de dtics et pnirs de France. Ansacre des rois, ils s’etaienl chargcs de porterle sceplre. I/eveche de Langres etail eticore ,eu 1830, un de ceux dont la possession assu-rait la nomination a la pairie.
Les armes de Langres sonl : d’azur ausantoir de gucules can/onne de 4 ßenrs de lisd’or, avec cette devise : Mini sitnt sacra i.iijacürdi.—A lias i seine de France au santoir degue.ules,
Langresest siluee snrune monlagne esenrpeecjiti domine. un pays hien eultive ; c’esl , n\eeLrianeon, la ville de France la plus eleveeau-dessus du niveau de la iner : Fair y est ajI' etsnin, la temperatnre variable; plusieitrs ri-viercs, dont les plus considernhles sont lnMarne, la Meuse, FAmance et la Yingeanno,prennenl lein* soiuc.e ä peil de dislance, etportent leurs eau\, les unes n FOceau , lesautres a laMediterranee. Son plan est de formepresque ovale; la ville est generalement hienbatie; les rues sont larges, propres et nsse/.hien percees.
Le monument le plus remnrquable de Lnn-gres est Feglise calhedrale, um* des plus an-ciennes de Franco. J.,e peristylo du clueur pn-rail et re le reste d’uu lemple dedie ä qndqnedivinite du paganisme; son architectnre estd’ordre corinthien , orne de totes de heliers. IIexiste derriere le mailre-autel uue colonne surla([uelle. on dit qu’otnit posee In slatue de Ju-piter Ammon. Le reste de Feglise eslgothiqueroman, et, suivnnt la tradition, fut hati versFan 380. On trouve dnus quelques nianuscritsle passage suivnnt, qni se rappurle a la fonda-tion de ee monument :
jC’an si-ptanU tuuf ct trois reut«,ßratian D quiirt rmpmur,i/onba le diiint lim bc rrans,nom bc notre crcntrur.tlcgmmt !)Jrinm bttr bf Trance,Öourgognc (CljÜpcric roi,cf)rctirne nvcj \» ftancr,
31 est nuöot cn bonnr foi.
Le jube , eu forme d’are de triomplie , dalede 155a. Le portail est un ouvrage du xa jjPsiede ; il est d’ardiitrclure moderne. On ad-juire dans cetle calhedrale (e retahlo et le de-vanl du mailre-autel, qni est en argent, et re-jn esente Fhistoire de snint Mamös et de snintJean FK'angelisle , aneien patron de Feglise.La e.haire episeopale, en niarbre rouge, es»d’un heau travail.
L’are de trinmphe dont il a eie question ei-dessus est le seid monument romain (pii sesoiteonserveentier a Langres; il fait partiede lamuraille de la ville, avec laquelle il parait eon-fondu. Ge qni reste de la facadeest maintennntcompose de cinq pilaslres eorinthiens , et dedeux arcados de meine proportion; un enfa-Jileinent eouronne les pilaslres ; sa eorniche esttres-degradee, et on n’v distingue que quel-
ques modillons. La frise ctait entierement rem-pln* par des armures, et on distingue encore eaet la des houcÜers groupes et apposes avecheanconp d’art. L’architccture est asse/ hienconscrvce. Los cliapilcaux sont (Fun hon tra-vail. Ln construction obre la meine regulariteet la meine Finesse d’appareil tpie les plus heauxedifices antiques. — Um* tradition tres-vaguealtrihue Fercetion de cet edilice aux deux ein-pereurs Oordien , pere et fils , (pii, associes aumeine triomphe, v passerent eusemhle sousdeux arcades egales, ayant contrilme egalemeiita la meine, vicloire.
On remanpie encore a Langres Fhdtel deviile de construction moderne ; la bibliolheque,renl’ennant 7,000 volumes ; le musee, elablidans Fnncienne eglise St-Didier.
On ne doil pas mnnquer de visitor la pro-inenade.de Elanche-Fontaiue , formee par unesuperbe avemie de tillculs centenaires de 1 k.de long, qni, par une peilte insensible, comluita une maginlique
inajestucux. A Fextremite de cette avenue estune gründe arcade. voutee, du haut de laquelleune grenouille eolossnle en hronze jette unemnsse d'eau limpide, qui ne (arit ni ne diininuednns nucun tenqis de Fannee. Otte eau estd’ahord recue dans un hassin , situe a quehpiesmctrc.s de dislance, d’oii eile sV|>am:J)e en demxnapjies snccessives dans un autre hassiu demi-cimilaire qui se trouve au ni\eau du sol deFarcadt?. J)r la par des condiiils souterrainsFrau mi jaülit* en nnppe dnns un autre liassinsitue h s melres au-dessous. Knfiti par
une nuuvelte condnite souterraine , cetle eaualimrnte un jet situe a 10 ou 12 m., dont le jeun’est iiilcrrompu ni par les nuits ni par lessnisons los plus rigourcuses. Os Irois terrasses,coustruites cn lignes directcs ct cncadrces deverdure seculaire, produisent un eflel magiipic.
Biographie. Langres est Je Leu de naissanoede Ju.n s Sauimis et (FKi*om\>: , son epouse ,dont Fainoiii’ lieroique et la Fm tragique sont siconnus.
Du eelehre philosoplie Diderot.
De Fe\ccpie de Nantes Duvoisix.
De N. M.vm.DKr. , anliquaire et savant nu-mismale.
De Lomuaiu) uk r.Axe.RF.s , amhassadeur enIfollande sous h* directoire.
De Fr. Koc.kr , litterateur et auteur draina-liipie, niemhre de FAeademie franeaise.
De J. Lärmer j>’Ai:coi:rt, litterateur, niein-hre de FAeademie franeaise.
De Fauteur dramatiqne Fai.i.et.
De ISI.-F. Ga i. aikt, ingenienr cn chef desmines.
Du enmedien Dkskssarts,
Du gencalogiste A’irox i>k Sr-A u.ais.
Du chimisle Ghkvat.i.ikr , etc., etc.
Imiustrik. Fahr'njnes de contellerie tres-(\slimee. — Commerce de grains, farim’s, vins,lin , chanvre , liest iaux , contellerie , meules äemondre, etc. — Faires les 7 janv. ( 8 jonrs).Io (es ., I^mai, lendemain de la Fete-I)ieu ,18 aout, 30 sept. et 25 nov.
A 40 k. S.-S.-E. dt* Chaumont, G6 k. N. de
Dijon , 288 k. E.-S.-E. de Paris. Lat. 47" 51'59"; long. 2" 59' 50" E.
L’arrondissement dt* Langres est compose de10 cantons: Auberive, Lourbonne, Fays*]>iilot,la Eerte-sur-Amance, Lnngres, Longeau, Mon-tigny-le-Uoi, Neuilly - sur - Sui/.e , Praulhoy,Yarenncs.
Bibliographie. (Iaut.tkuot (Denis). iJ. tnas -tase de Le.ngres , tire du tornheau de sonanti<fuite, ou Lengres payenne et ehre -tienne , in-4, 1641.
Tauourot (Th.). Uistolre de la rille de l.an-gre.s, 7 avril 1689.
Mignkukt (S.). Precis de l'Jlistoire de Lan-gres, in-8, 1836.
Li;qi;kt (J.-F.-(>.). Antiquites de Langres tin-8, 1838.
Dissertation sur <iuel(fues inscriptions fron-c ees a Langres depuis deux siecles ( Hist,de Farad, royale des inscriplions et hcllos-lettres, I. ix, p. 137).
* Sur (juehjues nuuwments trouves a Lau -gres ( Auliquites de M. de Caylus, t. iv,p. 396).
jVJanuix. JJisfoire ecclesiastiijue , civile , poli-tiijue et lilteraire du dioeese. de Langres etde celui de Dijon, 3 vol. in-12, 1765.Ahrege ehronologiijue de l’llistoire ecclesias -thjue et eivife, des eve'jiics et du dioeese deJ.angreSy broch. in-8, 1808.
Ykiiikk ( le P, Jacques) . Les Chroniques del’eveche de Langres , traduites du latin ,eontinuees jusquen 1792 , et annotecs parEmile Jolihois, in-8, 1843.
LAXGHOLAY, vg. Cötes-du-Nord (Breta-gne ), an*., G<] et a 15 k. de Dinun, canl. d«Ploubalay. Pop. 8G4b.
I. VMiHlM! - SUlt - MICH , Langronia ,Chlorogrea T'idurassium , Terra Viridis,bourg maritime, Calvados (.Normandie), arr.da 18 k. de Oien , raut, de Douvres. Cure,E3 de la Delivrande. Pop. 2,301 H. — Il estsitue sur la Manche, ou il a un etablissumentde bains de mer.
Langrunc est un bourg fort nurien dont ilest fait mention dans les cliartes du moyen agesous le nom de Langrun , Langronia . — L’e-glise paroissialc esl rcmaupiable par ses leitc-tres en lancettes et par sa eorniche ä dents deseie; c’est un edilice du xm r siede , surmonted’une tour (pii parait elrr du xiv 1 * siede. Gelteeglise a eie clnssee recemment ati nombre desxnomimeiits Jiistoriques.
LAXGIT1C1>1AS, vg. Cdtes-du-iXord (Breta-gne ), arr., CE3 et a 15 k. de Dinan, cant. dePlelan. Pop. 430 b.
KANGGEDOG ( ranal du ). V. Canai. ncMini.
I.AXGUEDOG (le), Narhonensis prima,aneienne , grande, belle et ci-devnnt pmvincede Trance, qui forme maintenantlesdep.deVAudr, (hi Tarn, de Vlleran/f, de la Lozere,de YArdcche et (lu (iard, ainsi (pie les arr. deToulouse et de Yilh;fi anche ( IL-Carotine ),
• l’arr. de Castd-Sarrasin (Tarn-et-Garonne),?*-i les arr. du Puy et d’Yssingeaux (II.-Loire).Cetle province porta suroessi> erneut les noms