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LAON.

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un curieux voynge de Lanveoc jusqu’au Faou , .sans quitter la cole , et jusqu’au Port-Launayparla riviere d’Aulne. Dans cet espace Jes as-pects se mulliplient avec une incroyable Va-riete : on voit au nord les revers de Plougasteldomiues par de vastes rocliers couverts deterres de rapport; lern* culture , la multitudede pelits jnrdins places entre de grands pla-teaux , les sinuosiles des anses , la culture di-versiliee de chaque site, les eaux limpides, lesrocliers avances qui seniblent suspeudus dansles airs, et au pied desquels sont places des jar-dius et des vergers, oflrent des aspects reclle-ment enelianteurs. — Foire le 1 er jeudi apresla St-Michel.

LANVENEGEN, vg. Morbihan (Bretagne),arr. et a 51 k. de Pontivy , cant. et |^duFaouet. Pop.1,770 h.

LANVEZEAC, vg. Cötes-du-Nord (Bre-tagne), arr., KJ et ä 13 k. de Lannion, cant. dela Roche-Dcrrien. Pop. 179 h.

LANVILLE, vg. C/i aretife , comm. de Mar-cillac-Lanville, KI d’Aigre.

LANVOLLOX, bg Cötes-du-Nord (Breta-gne), arr. et a 24 k. de St-Brieuc , clief-1. decant. Cure. CSJ» A 483 k. de Paris pour la faxedes lcttres. Pop, 1,466 h. — Terrain cristal-lise, granit. — II duil sa naissance au celebremonastere de Ballon , situe autrefois sur sonlerriloire. — On y remarque une maison eilboisfort curieuse, dont la construclion remonteäl559‘, on y voit sculplces diverses ligures,entre autres un komme darmes dont le brasgauebe porte un ecu. —. On doit visilcr auxenvirons les restes du chateau de Coelmen. —Commerce de fil.— Foires le dernier veudredide janvier, le veudredi avant le careine , apresla mi-onrcnie, avant Paqucs, vendredi avant le24 jnin , le vendredi avant la Nalivite et der-nier vendredi d’oet. — Marches importautstous les veudredis pour la vente du fil , de l’e-loupe et du lin en bois.

LAXZAC, (r/aiiutu, Lol (Quercy), arr, et a 21k. de(iourdon,caut.etK deSonillac. P. 728 b.

LAXZY, vg. Saöne-et-Loire , comm. deMareillv-Ies-Buxy el St-Prive, gg de Buxy.

LAON, ßihrax, Sucssionum , LugdunumClara tum, tres-ancienne ville,(Picardie),cliel-1. desous-pref (3° arr.) et d’un cant. Trib.de 1 lc inst. College communal. Cure. Kcole se-condaire ecclesiastique. K* Pop. 9,406 h.

■—Terrain- cretace superieur.

Autrefois comte-pnirie et eveche, parle-ment de Paris, intendunce de Soissons, clief-lieu cPciection, präsidial, bailliage, prevöle,gouvernement particulier, commanderie deMalte, lOcouvenls, College, semiiiaire.—L’e-veche de Laon fut fonde en 497. Le tituluireetaitduc et pair de France.

II n est laii menfion de Laon dans aucun mo-immentdel äge i-omain, quoiqu’ily ait loiitlieudecroirequ eile existaitdes cette epoque. SaintRemy,qui crigea cette vili« en siege episcopal,et lui assigna un lerritoire auv depens de celuide Reims, vivait vers la fm du v c siede, et ilparail assez constant que saint Geibaud, premiereveque de Laon, fut sacre avant Pan 500.

Sous Clotaire, Laon, qui avait fait partie duroyaume de Soissons, passa dans celui d’Aus-trasie; la reine Brunehaut y fixa son sejourapres la fm tragique de Sigebert. Gellinier,maire du palais de Neustrie, assiegea cette ville,la prit et la saccagea en 682. Pepin et Carlo-man s’en emparemit en 742. Les NormandsPassiegerent sans succcs en 882. Apres la de-position de Charles le Gros, Eudes, comte deParis, mit le siege devant Laon, et s’enemparasans coup ferir en 892 ; mais Charles le Sim-ple la reprit vers 895. Sous le regne de ce roi,Laon s’elevaauplus haut point de gloirequ’uneville puisse ambitionner: eile etait laresidencedes souverains, le chef-lieu de leur domaine,la capitale de leur enipire. En 920, Charles leSimple ayant eie declarc incapable de regner,Robert de France s’empara de Laon, qu’ilgarda jusqu’en923, epoque de sa mort. Louisd’Outre*mcr fut sacre dans cette ville en 936 ety fixa sa cour. En 940, le comte de Vermandoisassiegea inutilement cette place, qui fut cedeeä Hugues, duc de France, pom* la rancon deLouis d’Outromer, fait prisonnier par les Nor-mands en 944. Ce monarque tenla sans succcsde la reprendre en 947, et neparvint a y ren-tier qu’en 949. A la mort de Louis Y, Charles,duc de Lorraine, s’empara de Laon, ou il futbientöt assiege par Hugues Capet, qui entradans la ville nuilamment, et le fit prisonnier.Apres la domination de larace carlovingienne,Laon cessa d etre la residente des rois, ef per-dit une partie de sa preeniinence. Robert 11 s’yfit couronner en 996.

La ville de Laon fut erigee en commune aucommencement du xn c siede; mais en 1112les eco.lesiasliques et les nobles obtinrent, aprix d’argent, la soumission de la commune,ce qui provocpia une sedilion qui edata le 25avril de la ineme annce dans laquelle Pevequeot plusic.urs seigneurs perdivent la vie; a lasuile de cette sedition, la ville fut en partie de-truite par un incendie.

En 1411 leduc. deBourgogneserendil mnilrede Laon, apres quelques jours de siege. Troisans apres, (es troupes royales reprirent cetteville, dont les habitanls ehasserent la garnisonliourguignonne. En 1418 eile relotnba au pou-voir du duc de Bourgogue. Eu 1419 Philippele Bon, fils de Jean sans Peur, la livra aux An-glais, qui en furent chasses par les hubilants en1429. Les calvimstes (enterent inuiileuient des’emparer de cette ville en 1567. L’auloritede la Ligue s’clablil a Laon le 17 ievrier 1589 :le Cardinal de Bourbon y fut reconnu roi sous lenom de Charles X, et les ligueurs freut trapperdans cette ville des monnaies a son efiigie. (festaussi a cette epoque que commencerenl a Laonles pvocessious dont les memoires du temps fontdes lahleaux si grolesques, et qui, par celameine qu’elles etaienl des farces indecentes,n’en elaient (jue plus propres a enllammer Pi-magination du peuple. Henri IV entreprit lei siege de cette ville en 1594, et s’en empara le 2I aout. Les couquetes et les trailes deLouisXIYj avant de beaueoup recule (es fronlieres, lesI forlifications de Laon devinrent inutiles et ces-

serent d’etre reparces. Le 9 et le 10 mavs 1814Napoleon livra sous les murs de cette ville uncombat mcmorable, ä la suite duquel Laon futoccupe par Pennemi. En 1815 Laon, quoiquepresquedemantele, soutint un siege de quatorzejours contreles armees etrangeres.

Les armes de Laon sont: d argem ä troismerlettes de gueules, au chej d’azur chargede trois fleurs de iis d'or,

Laon est une ville siluee sur le sommet d’unemontagne isolee, au milicu d’une plaine vasteel fertile. Le \ent y souflle souvent avec iorce.Les brouiliards v sont frequents, Pair y est vif,mais sain, et l’experienee demait le prejugequ’il est contraire aux poitrines faibles : carnulle pari on ne mein t moins de la pulmonie. Ilest peu de lieux oii le nondire des vieillards soitdans une proportiou plus considerable avec lereste de la population. On y a comptc souventun octogenaire sur cinquante personnes. I.a sa-lubrite de Laon conlirme ce que dit Hippo-crate, que la position la plus lavorable estcellequi esl battue par tous les vents.

L’enceinte actuelle de la ville a 7,750 pas decircuit. Sa longueuv est de pres de2 k.; sa lar-geur, qui \arie selon eelle de la monlagne, estfort resserreeau ceutre, et s’elargit aux extre-mites. Laon, autrefois tres-mal bali, conmietmites les villes qui ont l’bonneur d’etre anti-ques, s’embelbt tous les jours. Quelques edi-fiees sont dignes d’etre remarques. Les deliorssont charmaiKs : une. promenande agreable cir-cule autour des murs, et, de tous ses points,Pieil se repose avec plaisir sur le tapis de vor-dere des vignes qui couvrenl le peuchant de lamonlagne, ou pnreourt avec delices les scenesvariees de la plaine.

Les caves de Laon presentent un pbenomenercniarquable pour laplnsique, la mineralogieel Phistoire nalurelle. Elles ont, meme dans leschaleurs de l’ele, une temperalure beaueoupplus hasse non-seulement que l’air exterieur,mais que eelle que eonservent les caves de l’Ob-ser\uloire de Paris. Eiles sollt ii deux etages :les premieres, appelees Celliers, ont environ4 m. de profondeur, eiles sont taillees dans lebähe de pierre calcaire; les autres sont a 6 ou7 m. plus bas, el dans lapurtieinferieure.dllmeme baue, qu’on soutient par des massifslaisses en les ereusant, ou par des piliers cons-li iiits de dislauce en distance.

Les prineipaux ediliceset etablissements pu-blies de Laon sont :

L/eolisk cathei)rai.e. On igiiore Pcpoqueprecise de la iöndation de cette basiliijue. Onsait seulement qu’elle fut presque entierementdetruite, ou au moins l’ortement eudommageepar un incendie, en 1112. Les re\emis du cha-pitre elanl. iiisullisants pour reparer ce degat,il futanelequelesreliques qm avaieut etesau-vees <lu feu, seraient promeuees religieusementdans le royaume, ce qui produisit d’abondantesaumönes, au moyen dcsquelles les tra\aux fu-rent acbeves dans le milieu de Pamiee 1114.Celle cglise esl tres-vaste, mais c’est lä sonprinoipal merite; la laeade, bieu qu’elle ait eteprobablcment construite au xm e siede, est

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