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LAOX.
LAON.
1AOV.
<pune lourdeur et d’ime irregularile propresa faire deeonsiderer Part du moven äge. Lesautres parties sont plus remarquables; Finte—rieur est assez grandiose; mais le cboeur, qiti seterraine carrement, et qui, par sa disposilion,par son gerne d’architeclure et meine par sesdimensions, est complelementsemblaLle äla ncf,esteertninement quelque chosede rare, inais quin’a rien de tres-beau. Les vuiHes se croiseut dedeux piliers en deux piliers, d’oü resulte l’al-tßitiance cFun pilier fort et d’un pilier iaible,coinine dans les eglises ä plein cintre et danscellesde transition; le pilier faibieest une simplecoloime runde, et le pilier fort egalemenl, saufqu’il est entoure de huit ou dix coloimettesou fuseaux isoles et raHaches seulemeut, de loinen loin, par un tenon de pierre a la colunnequi lui sei t de centre. Bizarre Arrangement,qui a eucore le merite de la rarete, inais qui n’apas celui de la solidite; du moiiis cos cnloura-ges de colonnes paraissent avoir ete briscs danspresque tonte l’eglise, et il n’cn resle plus quetrois connne echanlillon.
L’eglise Saint-Martin, edifice dont unegrande partie de la conslruction dale du xu*sieclc. A Eexception du portail et de la pre-mierefenetre de la ucfallenaulau portail, celleeglise est, a Pexterieur, complelement a pJeiucintre. Les fenetres ont cela de parliculier,qu’eiles sonl extreniement allongees ; elles ontau moins trois fois et deinie plus de hauteurque de largeur. Tout le long de la lief il regnesous le toit une corniclie fort remanpiable purla simplicite, par la lieüete el le nerf de sonexeculion; les fenetres sont tout simplemententourees d’un tore ou boudin de moyennegrosseur, surmontc de deux iilets ereux. Letransept sud porte des traces dustvle de trau«sition; c’est un nielange de pleins cintres et d’o-gives presque insensibles ; on y voit aussi unerosace a jour composee de pelits arcs a pleincintre ra)(mnant vers le centre; enliu l’absidesetcrniine carrement et par un fronton, et ony retrouvc la meine corniclie et les meines fenetresque sur les inurs de la nef. L’imei ieur de l’egliseestd une extreme simplicite; il n’y ani galerienicolonnetLes. Les areadesqui separeul la nef descollateraux sont a ogive, et les fenetres supe-rieures a plein cintre. Une gründe coloime en-gagee, tout unie et saus anneaux, Ihuiquee dedeux petites colonnes aimelces, iile le long despiliers carres jusqu’uux combles.
A Tentree de la nef de celte egli 5 « on voitun tombeau sur lequel Euguerrand p r est sculp-te couche Jans son arniure; cettefigure colos-saie a de la ruilesse et de la roideur, mais quel-que chose de grandiose et d’imposant; o U diraitque ce Chevalier de pierre menace encore lesmoines de St-Martin qu’il traitait si durementpendaul sa vie.—-L’histoire de ce tombeau estcurieuse : Euguerrand, en mourant, avait or-donne que son corps fut enteri c dans l’eglisedel’abbave; les moines, lui gardant rancune, refu-serent de le recevoir, et le tombeau qu’on voitaujourd’imi lut conslruit hors de l’eglise, de-vanl le portail. Los Euguerrand se facherent, ily ent querelle acharnee entrcleehaleauet l’ab-
baye, et ce ne fut qu’apres cent ans de procesque les religieuxse resigncrenl ä ccder, cequ’ilslireut de la maniere suivaute : ils jelerent basla facade de leur eglise., et la recoustruisercnl4 m. plus loin ; de cette lacon le tombeau nefut plus a la porte, et les Euguerrand n’eurentrien u dire; mais les moines ne consacrereutpas Je nouveau portail, et leur euuemi u’enresta pas moins prive de ln terre sainle.
L’hutel de ex rRKi-ECTURE. Il oceupe lesbalimenls d’une vaste abbaye fondee vers 645,sous le nom de Notre-Dame, cL qui, par lasuite, prit celui de Sl-Jean. Elle renfennaitsept eglises dans son enceinte. Sa regle pres-crivait Eoraison perpeluelle. Les trois Cents re-ligieuses qu’elle comptuil deja du temps de Sa-laberge, etaienl partagecs en sept chu'urs ; etle Service etait celebrc dans loules les eglisesalternalivemeut, jour et nuit. Celle maisonedipsa, des sa naissance, les plus illuslrescom-munautes de fenunes.
L’Hotel-Dxeu. 11 est elabii dans les super-bes bätimciits de l’abbaye Sl-Marlin, qui of-fraienl, sous tous les rapporls, les avaiitagesque doil reunir un liospiee bien dislribue. Dessalles vastes et bien aerees ont ete construitesen assez grand nombre pour que les maladiesn’y i’ussent pas eonfondues; et on a pris sur lesjardins tres-etendusdes terrains sullisants pourprocurer aux malades de belles pronieuades; lacour d’enlree et Ires-spacieuse , est eil grandepartie planlee d’arbres disposes en allees. Onv voit un l>on tableau de Barlheiemy, ipii ornela cbapelle, el un magnilique escalie.r, moinsfameux cependanl que celui de. Premoutre.
L’hohtal gknerax.. On peut regarder le Car-dinal d’Estrees comrne le verilable fondateurde cel hdpilal, ou sonl enlrelemis 9üvieillardsdes deux sexes, qui y oceupent des balimenlsparliculiers.
LA DlBLIOTUEQUE PfUEIQUE. Elltt OCCUjlC linUpartie des baliments de l’ancienne abbayc deSl-Jean, ou esl aujourd’hui etablie la prel’ec-ture. Elle se compose d’em irun 15,000 volu-mes, rangesdansun local spacieux et commode.Parmi les mamiscrils on remarque un Te-renee du xm e siede, avec Ügures Manches,c’est-a-dire jireparees sculemcnl pour elre co-loriees; un beau glossaire grec du xii 1 ' siede ;plusieurs missels a minialures, ct une belle Col-lection de plus de deux mille pieces aulographesde la mahl de presque Ions les rois de Eranceet des hommes les plus celebres aux dillerentsages de nolre histoire *. la plus aneienue a etesignee par Lotlmire eil 972 ; c’est la eontir-nialion de l’etablissementdesbenedictins de Sl-Vincent. — La bibliotheque de Laon est aug-meiitee jourucllement au moven d’unc sons-cription dont Cent persoiuies de la \ille fontlesfrais.
Ony voit une. belle statue en marbre blauede Oalnielle d’Estrees ; eile est representeequelque temps avant sa mort; son visage estsoullrant, mais encore d’une grande beaute ;ses vetenients ct tous les acccssoircs sont Iraitesavec une delicatesse exlreim*.
On remarque encore a Laon rhotel de ville,
lc College, une jolie solle de spectacleet lesca-sernes.
Biographie. Au nombre des personnagescelebres ncs a Laon on eite principalement :
Lothaire, roi de Erance, ne en 941, morten 9S6.
Saint Remy, archevcque de Reims, fonda-teur de l’evedie de Laon, mort en 533.
P.-E'.-A. Mkchain, celcbreaslronome,mem-bre de rinstitut, nceu 1744, mort en 1803.
J. Rudin, Tun des plusgraads publieistes destemps modernes, considere, daus son livre dela Republique, eomme le precurseur de Mon-tesquieu.
A. Niel, fondateur des fieres de la doctrineehrctienne.
J.-E.-L. Devisme, membre de rassembleeConstituante, du corps legislatif et de la cham-bre des representanls.
Bei fkoy de Rkoisy, dit le Cousin Jacques,pocte el auteur dramalique, mort eil 1S11.
J.-M.-P. Skrukier, marechal de Erance; lesbataillcsde Mondovi et de Casliglioue, la prisede Mautoue et de Oradiska, le passage du Ta-gliami'nto et de Elsonzo, rondent ä jaiuais eeie-bre le nom de ce guerrier illustre.
Les lieulenanls generaux comto n’HKnou-vir.EE, com tu Wattier de St-Althonsk, Du-lauloy.
Industrie. Fabrhjues de clous et de eliapel-lei’ie. Le depol de meiulicile fabrique aussi descouverlures de laiue, des draps comniuns, desbas ct des chaussons de laiue Iricotes, des basde til et quelques aulrcs arlieles.— Commercede J)le, via el legumes d’excellente qualite. Lesai'tichauts sonl renommes eomme les meilleursde Erance.— Faires les 10 aout, 21 et 22 sept..lundi apres le l fil janv. el 1 er lundi apres laI ; ete-Dieu.
A 46 k. E. de St-Quenlin, 49 k. N.-O. deReims, 129 k. Ei. de Paris.
L’arrondissemenlde Laon se compose de 11cnnlons : Anisy-le-Ubateau, Uhauny, Coucy,Craonne, Crccy, la Eerc, Laon, Mai le, Neuf-chalel, Rosoy, Sissonne.
Bibliographie. Dissertation sur la 'ville deLaon (Hist, de Eacadcmie royale des ins-cripl. el ])ellcs-lettres, L. xxxi,p. 272).Laurent (Jeau). Ahrege de /’histoire de Laon ,in-8, 1615.
Devismk. Histoire de. la ville de Laon , 2 vol.in-8, 1822.
* Lettres du roi sur la capitulation. avec la•ville de Laon .
* Visite ii l’ancienne calhedrale de Laotinin-8 de 2 feuiLlcs, 1842.
Marion (Jules). Essai historiifue et archeolo-gique sur l’eglise cathedrale de Notrc-Damc de Laon , in-8, 1842.AMANDw’AMaRAiNE(L.-J.-A.). Aux Laonnais.Sur la dectruction de la tour du llourg , ditede Louis d’Outre-mer (aLaou), in-8, 1832.Note sur les caves de Laon (Jouru. des mines,u" 32, p. 651).
Leniaistrk. Essai sur la iopagraphie nunera-log'ufue du ci-devantdistriclde Laon (Journ*des mines, n” 35, p. 853).