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LILLE.

LILLE.

LILLE.

remment fait quitter la longue chevelure quiles distinguait, comme il s’ensuit de ce vers deLucain : Et nunc tonse Ligur, quondam percolla decora, crinibns effusis. Pour ne rienomettre de ce qui se renferme dans FancienneGaule, i! etait indispensable de faire une men*tion expresse des Ligurcs. » D’Anville. No-tice de C ancienne Gaule , p. 4 14. V. WaJcke-naer. Geographie des Gaules, t. i, p. 4,19,32, 36, 50, 59, 145, 161.

LIHONS-EN-SAXTEKUE, Lcontium , Le-hunum, petite ville , Somme iPicardie), an*, etä 22 k. de Peronne, cant. de Chaulnes. 153. A144 k. de Paris pour la taxe des iettres. Pop.1,212 h. — Telcgraphe.

Il y avait avant la revolution un prieure debenedictins, dont le dernier abbe fut le celebreCardinal Maury.

Patrtk du general Boubers.

Fabrirpies de bonneterie. — Eoires le ven-dredi sainl et le 1 er jeudi apres la St-Luc.Bibliographie. RouitjLaru (Sei).). Li-Huns

en Sancterre, ou Discours de l’anliquite et

des privileges du monastere de Li~Huns, si-tae pres Roye, en Picardie, in-4, 1627.

LIIIU, vg. Somme, comm. et gl de Lihons-en-Santerre.

LUITS, Oise, V. Bgis-de-Lihiks.

LIIIUS, ou Mannevilleite, vg. Oise (Pi-cardie),-,arr. et ä 23 k. deBeauvais, cant. deMarseille, g} de Crevecccur. Pop. 1,034 li.

LIIIUS, vg. Svine-lnf., comm. et g deSt-Saens.

LILE, vg. Charenfe-I/ij., comm. d’Etau-les, g de la Tremblade.

LILETTE , Gers , comm. de Flsle-Arne ,E3 de Gimont.

LILIIAC, vg. H.-Garantie (Conmiinges),arr. et a 23 k. de St-Gaudens, cant. et g del’Isle-en-Dodon. Pop. 226 h.

LILHiXOD, vg. Jin (Bourgogne), arr. et ä27 k. de Belley, cant. de Champagne, g deCuloz. Pop. 123 h.

LILLE (de), vg. Manche, comm. de Tri-beliou, g de la Perine.

LILLE, Isla, Insnla , grande, helle, riebeet ires-forte ville, situee sur la ligne du cheminde fer de Paris en Belgique, chef-1. du dep. duNord (Flandre), du 3'' arr. et de o cant. Trib.de 1 ro inst, et de comm. Bauque. Conseil desprud hommes. Soc. des Sciences et arts. Acad.royale de musique. Ecole arad. College comm.6 eures. Cours prahq. de rned., chirurg. etpliarm. Cours publics et gratuits de pbysiq.,de ebim. appliquee aux arts et a rindustrie,de zool. et de botan. Ecole de peint. Coursgratuits de chant pour la classe ouvriere. Asso-ciation lilloise pour Fencouragenienl des Iettreset des arts. Cbef-I. de la I6 Ü div. milit. Gited’etape. 3*conserv. des iorcts. lfbtel des mon-naies (W). g. 'W. Pop. 72,537 li. — Ter-rain tertiaire superieur, alluvions anciennes.

Awtrefois capitale de la Flandre francaise ,ville forte, dioccse de Tournai, parlement deDouai, gouvernemont de pmvince et parlieu-lier, clief-lieu d’intcndance et de suUlelegation,bureau des fmances, bailliage . juridiction des

eaux et forets, cour des monnaies, chambre ducommerce, siege cclievinal, chambre syndicale,juges consuls, prevote de marecliaussee, colle-giale, trois Colleges , arsenal , magasins äpoudre , dix-neuf ebuvents.

La ville de Lille a pris son nom d’un villageentourc d’eau, qui devait lui-meme son originea un chatean bati dans les deniiers siccles dePempire des Romains dans la Belgique, et au-tour duquel quelques liabitants, altires par lasiirete qu’il procurait, vinrent s’etablir. Leschroniques du temps ne font plus mention deLille jusqu’a Baudouin I 0 * - , dit Bras de fer, qui,en 863, üt pendre plusieuvs de ses ennemis auxmurailles du chatean de Lille. Les courses desNormands pendant le siede et pendant iiueparlie du x° durenl necessairement nuire auprogres de Lille, et il laut arriver a Baudoin IY,qui fit batir en 1007 un grand nombre demaisons , et donna une forme positive a laville. Il Fentoura de nuirs et de fosses cn1030, el sa population s’accrut si prompte-mentque Baudouin V sevitoblige de Fagrandir.Ses lortilications nouvcllemcnt construites neFempecherent pas de tomber, en 1054, aupouvoir de Fempereur Henri III, qui venait deravager la Flandre ; mais die fut ])ienldt re-prise et reparee par les bienfaits de Baudouin,qui la retablit et rdeva ses murs nbaltus ; Fan*'nee suivanle, ce princc crigea l’eglise colle-giaJe de St- Pierre, qu’il dota rieheinent en1066. A celte epoque, Lille etait divisce endeux parlies : la plus ancienne comprenaitFeglise St-Etieime ; la seeonde, qui seule etaitentource de murailles, ne comprenait que laparoisse St-Picrre. En 1147, la ville avait uneenceinte que determinent encore actuellcnientles canattx de Poissouceaux , des Ponts-de-Comines et des Soeurs-Noires.

La ville de Lille ful prise trois fois dansTannee 1213 : d’ahord par Philippe Auguste,apres un siege de trois jours, puis par le contlede Flandre Ferrand, en faveur duquel eile sercvolta, et. ensuite par le meine Philippe, qui,irrite de sa rebellion, la reduisit totaleruent encendres. Lorsqnc apres ce desastre on la reeons-truisit, eile fut augmenlec presque du doublede sa grandeur, et Fon y enlrait par six portes.Pliilippe ie Bel Fattaqua, cl la prit par capitu-lation apres onz.e scmaincs- de siege, au eom-mencemenl de septembre 1297; mais les habi-tants ouvrirent leurs portes , en 1302, a Jeande Namur, comle de Flandre, qui venait degagner sur les Francais la bataille de Courtrai.En 1303, apres la bataille de Mons-cn-Puelle ,Pliilippe le Bel attaqua Lille , qui soutiul flusiege de onz.e semaines, apres lesquelles lesbourgeois, manquant de vivres, demauderent äenpituler. Malgre leur longue rcsistance , ilso})timent la Conservation de leurs privileges.En 1304, Lille devint alors ville fraucatse.Pi‘u dt; temps apres, la ville fut entource demurailles et de fosses par le oomte Guy deDampiene. Robert de Belbnne, comle deFlandre, tenta saus succes de s’cn rendre mai-tre en 1314. Ün incemlie la eonsuma presijueenticrcment cn 1382. La vilb* de Lille fut ren-

due a la Flandre par Philippe le Hardi. En1476, eile passa a la niaison d’Autriche. Viugtans apres, les Pays-Bas ayanl ete reunis a lacouronnc; d’F'spagne, Lille ful soumise a la do-minafion (le cette puissance, qui la conserva enson pouvoir pendant deux siecles. En 1667,Louis XIV Fassiegca a la lete d’une puissantearmee, et la prit le 27 aotR, apres uetif joursde trauchce ouverte. Ce monarque agranditson enceinte , et y fit coustruire par Yaubau denouvelles fot tilications, et une citadelle quipasse pour l’une des plus helles de FEurope.Lors de la guerre de la succcssioti d’Espagne ,la ville fut reprise par les allies, le 23 octobre1708, apres un siege de quatro mois. Elle futenlin cedee a la France par le traitc d’Utrecbt,eu 1 713. Lille s’est agrandie en 17S6 de toutle beau quartier qui s’etend depuis la porte dela Barre jusqu’a edle de la Madeleine.

Le siege le plus memornble que cette villeait eil a soutenir, celui dans Icqnel les liabitantsmontrereut un courage egal a celui de nosguerriers les plus intrepides, est saus contreditcelui de 1792. Tandis que les Autrichiens etles Prussiens occupaieut la Champagne, le ducde Saxe-Tescben semblait se pieparer ä quel-que grande tentatHesur la Flandre francaise :les iugenieur.s autrichieus qui se trouvaientrepantlus dans dillerentes places avaient recuordre de se reunir a Farmee active. Des Ca-nons, des nmnitions de guerre et des mortiersles mirent en mesure, sur divers points, d’at-tnquer une ou plusieurs places francaises, etdecouvrirent leur iutention de faire une diver-sion avanlagouse, au moment oii la France por-tait tonlos ses forees dans la Champagne , surCbalons et Slc-Meiieboubl. Aussitbt. les Autri-ebiens partagerent en trois coloniws les divi-sions qu’ils avaient cantonncesauxenvirons deMons, et les lirent uiarcber, la premiere, com-mandec par le general Beaulieu, sur Bosne, parles rnutes de Quicvrain ct de Yalenciemics ; laseeonde, aux oidres du general Lisien , surMaubeuge ; et la troisieme , dirigec par le ge-neral Starray, sur Philiji^ivillc. Le general La-tour paraissait. egalcment. menaccr par sa posi-tion Lille et Douai.

Des le 10 septembre , le general Biiaultycomniandant ä Lille, se prepara a repousser leseflbrts d(‘s Autrichiens , qui scmhlaient devoirse porter prim'i|»alement sur cette ville. II dis-tribua los dix mille hommes qui formaient sagarnison sur les diverses positions dein Haute-Deule, feiles que le Haut-Bourdiu et Fabbayede Loos ; et de la Basse-Deule, telles que Van)'breebies et le Quesnoy. Mais la discipline etaiten ce mometil. Ires-rclacbee parmi les troupes,ct les generaux fran^ais avaient de la peine as’en faire obeir.— Le 17 septembre, le duc deSaxc-Tcsclum Iransporta son quartier general aTournai, ou se lv'jdiercnt au.ssi les colonnesqui menacaient. nuparavant. Yalenciennes, Mau-beuge et Philippcvitle. Les Autricbiens, a»nombre de 2i a 25,000 hommes, vinrent ela-!>lir leur camp le 24 a Helemnies, a la vue deLille, qui fut bloquee le lendemain , depuis laMadeleine, sur la hasse Deule, jusqu’a la bau-