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JLILLE.
LILLE.
MLLE.
e lie qui a eie incendiee pendant Je siege de1 792.
Le palais de Rihour, construit par Jean sausPeur en 1430. Ce palais fut ensuite habile parCharles-Quint, et prit le nom de Cour de Pem-pereur. Philippe IY, roi d’Espagne, le ceda auxMagistrats de Lille en 1660, et il sei t depuis cetemps d’hötel de ville. L’aile gauche, par sestours ä creneaux et. ses croisees golhiques, mon-tre sufiisamment qu’elle date de l’epoque de laconslruclion du palais de Jean sans Peur; maisl’aile droite est d’un style moderne : un incen-die consuma toute celte partie droite, quifutretablic dans le siede dernier. Dans celte ailede bäliment siege, avec l’administration muni-cipale, le tribunal de premiere instance. L’es-calier a droite, reste de Pancien palais, conduitau cabiuet d’histoire naturelle et aux salons dela societe des arts, des scienceset de l’agricul-ture.
Le ‘moxt-de-piete , tres-bel etablissementpliilanlhropique, {'onde en 1610 par Bartholo-me Masurel, qui lui fit don de centmille francs,a Charge de prcter saus interet.
Lapoktede Paris, bei arc triomphal, eleveen 1682 ä la gloire de Louis XIY. Cenionu-ment, d’ordre dorique , est surmonte de plu-sieurs trophees : celui du milieu represeute laVictoire assise, couronuant le buste du monar-que ; aux deux cötes, entie les coloiuies , sontdeux belles statues colossales, representant Mi-nerve ei; Hercule, qui ont vu passer successi-vement Louis XIV, Louis XY, Napoleon,Louis XVIII , Charles X, Louis-Philippe,grands persouuages qui tour a tour ont recules flagorneries qüe les magistrats sont dansrhabitude d’adresser aux souverains dans desemblables circonstances.
L’ho'pital general , edifice d’une architec-ture noble, fonde en 1739 pour y recevoir desvieiliards et des eufants des deux sexes.
La sallf. de spectacle, bei edifice, olfrantla figure d’un parallelogramme regulier. On ypenetre par un beau peristyle eleve de septmarches, dont reutablemeut et le balcon sontsoutenus par six colonnes d’ordre dorique, or-dre qui regue sur les quatre laces del’edifice.
La salle des coxcerts, qui passe pour l’unedes plus helles qu’il y ait en France.
Le musee, etabli dans un ancien couvent derecollets. La faqade est digue d’attcntion : aupremier est la bibliotheque de la ville riebed’environ 20,000 volumes et 500 manuscrits.La pinpart de ces manuscrits .sont du xiv c et duxv c siede; on en compte ä peiue quelques-unsdu xiF, parmi Iesqiiels on remaique un Evan-gile iu-fblio de la plus grande beaute ; la tablede coucordance qui !e precede et les nornbreu-ses figures dont il est parseme sont colorieesavec une rare maguilicence. La bibliothequeest ouverte tous les jours, les dimanches etvendredis exceples, depuis dix heures du ma-tin jusqu’atrois heures.
L’etage au-dessus offre une belle galerie oüse trouve le musee, qui se compose d’euviron160 tahleaux, parmi lesquels ii y a quelquesouvrages de bons maitres. Le morceau Capital
csl un Christ en croix de Yan-Dyck. Les autrestahleaux les plus remarquables sont : deuxMarlyrs, par Cray er; une Sainte Familie, at-tribuee a Andre del Saite; une jolie tete d’en-lant, par Rubens; plusieurs Philippe de Cham-pagne, etc. Le local est spacieux, mais assezmal eclaire.
Les archives de la ville sont classees et con-servees avec unsoin religieux : toutes les piecessont en ordre et forment une Sorte de petitmusee; les chartes sont au nomhre de 2 ou3,UÜQ ; les plus rares sont cxposees avec leurssceaux derriere des chässis vitres. La plus nn-cienne est de Baudouin XI, datce de 1202.La capitulation de Lille, en 1304, portant lessceaux des ncuf signataires, pendus au mcmcparchemin, est une picce singulierement pre-cieuse. — Cette collectiou renlerme en outretoute espece de sceaux ou cachets de rois, decomtes etcomtesses, d’abbes et d’abbesses, depapes, d’eveques et de villes. On y conserveaussi tous ceux des ducs de Bourgogne et deCharles-Quint.
Les archives departementales, provenant desprovinces et des abbayes du departement, sontegalement fort nombreuses.
Le tont Napoleon. Cepont, de constructionlegere et fort elegante, reuint la partie de l’es-planade qui se trouve entre le canal et la cita-delle avec celle qui sert de promenadc.
On remarque encore a Lille Photel dela pre-feclure, autrefois l’inleiidaiice, les prisons, l’a-battoir, la place d’armes, les marches, le jar-din'de botanique, etc., etc.
Biographie. La ville de Lille a donnc lejour ä plusieurs hommes de meiite, parmi les-quels uous citerons :
Gauthier de Chatillon , poete latin, quiflorissait dans la deruiere moilie du xn* siede.
P. Oüdegherst, auteur des Cbroniques etAnnales de Flandre.
Les poetes Feutry et Fourmantel.
P.-F.-J.-C. Gosselin, Tun des plus savantsgeographes de PEurope.
Le medecin Guill. Daignan.
L’abbe J.-R.-A. Duhamel, auteur de quel-ques ouvrages de theologie.
Ferd. de Lannoy, marechal de camp.
M. de Saulcy, membre de i’Institut.
Le lecond traducteur Fauconpret.
Ch.-Jos. Panckoucke, litlerateur.
Le comte de Biugode, membre de la chambredes pairs.
Le baron de Brigode, membre du corps le-gislatif et de la chambre des deputes.
Industrie et commerce. Les iabriques deLille jouissent depuis longtemps de la plushaute reputation, et donuent Pidee la plusavantageuse de Fintelligence et de Pactivite deses habitants. La fabrique de fds de iin retorsest 1 une des plus anciennes et des plus impor-tantes. Les autres fabriqaes fournissent aucommerce des draps, des couvertures de lit,des camelots, des dolles de cotou , de soie etde laine de toutes especes; des basins et molle-tons, des toiles de menage de toutes qualites ;des indiennes, du linge de table, des voitures,
des papiers propres ä Pecriture et ä l’impres-sion, des Sucres de betteraves et des Sucres rai-fines , des savons, de Pamidon, des rubans decoton et de fil, et des tulles qui peuvent rivali-ser avec ceux de PAngleterre. La fabricationdes liuiles est une des plus importantes de Par-rondissement, tant ä cause des grands capitauxqui sont verses dans cette Industrie que pourle nombre d’ouvriors qu’elle oecupe. Il n’estpas de voyageur qui, arrivant a Lille par lesroutes deDouai et d’Avesnes, ne soit frappeducoup d’ceil que presente cette foule de moulinsqui herissent et animent la plaine. On comptetrois cents moulins dans Parrondissemeut; ilssont en activile toute l’annee lorsqu’ils onl levent.
On trouve a Lille une manuiacture de tabacs,des manufactures de cardes, de bleu d’azur, deblaue de ceruse, de tapis, de chapeaux; desmachines ä vapeur, des fonderies en fer et encuivre; une usine extrayant de Phuile un gazdestine ä Peclairage, et qui se distribue dans laville par des canaux soulerrains ; des filaturesde coton, laine et Iin, et un grand nombre debrasseries ; d’importantes teintureries , deshlanchisseries; de nombreuses fabriques desucre indigene. On y distille une eau-de-vie degrains nommee genievre. La biere est la bois-son du pays.
Lille, par sa Situation a l’cxtreme frontiere,iait un grand commerce d’entrepbls et de den-rees coloniales, qui arrivent par les ports deDunkerque, de Boulogne, de Calais, et memedu Havre. Le commerce de Lille s’etend non-seulement dans tonte la France, la Hollande, laBelgique et PAllernagne, mais encore dans toutel’Espagne, Pltalie, laSavoie, le Portugal, l’An-glelerre, les diflerents Etats du Nord, les liesfrancaises et espagnoles, et jusqu’aux echellesdu Levant. Lille fournit ä ces pavs les produc-tions de son sol, et les differentes marchandisesqui sortent tant de ses Iabriques que de cellesde Rouliaix et de Tourcoing, et recoit euechange les diverses productions de ces eon-trees, qu’elle verse ensuite dans le commerce.
Commerce considerable de toiles, fils, lins,denteiles , coton file, laines peiguees , grainesgrasses, taliac, garance, chicoree, cafe, epice-ries, vins, eaux-de-vie, genievre, houblon,cire, charbon de terre, cuirs, liuiles, etc. t>ecommerce a adopte ä Lille, pour la Conserva-tion des liuiles, de vastes citerncs en cendreede. Tournai, a l’instar des fosses destinees, sousle nom de piles, au commerce d’huile d’olivesdans les provinces meridionales.
Foires les 29 aout (9 j.) et 1-4 dcc.
A 45 k. O.-S.-O. de Bruxelles, 33 k. N. deDouai, 48 k. N.-N.-E. d’Arras, 241 k. N. deParis. Long. Orient. 0” 44' 'latit. 50" 37
50 /r .
L’arrondissemenl. de Lille est compose de H>cantons : Armenticres, la Bassee, Cysoing»Haubourdin, Lannoy, Lille (centre), Lille (N--*E.), Lille (O.), Lille (S.-E.), Lille (S.-O.).Quesnoy-sur-Dertle, Pont-ä-Marcq, Rouba^.Sectin, Tourcoing (N.), Tourcoing (S.)-Bibliographie. Vam kr-Hakr (Floris). I‘ es