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Vol. 2.
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366 LOIRE (la).

LOIRAS , vg. Herault, comra. du Bose , S! !dt; Lodeve.

LOIRE, vg. Charente-Inf. (Saintonge),arr., caut., £HI et ä 9 k. de Rochefort-sur-Mer.Pop. 242 h.

LOIRE , vg. Charente-Inf. ( Saintonge ) ,arr. et ä !9 k. de St-Jean-d’Angely, cant. etfxl d 1 Aulnay. Pop. 696 h.

LOIRE, vg. Charente-Inf coram. de Ve-rines, GS de Nttaillc.

LOIRE , hg Maine-et-Loire (Anjou), arr.et a 13 k. de Segrc, cant. et (53 de Cande. Pop.

I ,560 li. — Foirc le 9 sept.

LOIRE, vg. Rhone (Forez), arr. et ä 25 k.de Lyon, cant. de Ste-Colomlie, (53 de Givors.Pup. 1,30« h.

LOIRE (la), Liger, Fun des principauxfleuves de la France par Petendue de son cours.

II prend sa source au mont GerLier-le-Joux ,pres du village de Ste-Eulalie , canton de Bür-zel, arrcndissenient de PArgentiere , departe-ment de FArdeche; arrose un vaste bassin deplus de 800 k. d’etendue; partage la France endeux parties presque egales; etablit uue com-municalion entre FOcean et la Mediterraneepar le canal du Centre, etfacilite les operalionscommerciales d’un graud nombre de villes duroyaume.

Ce lleuve majestueux coule d’abord rcsserreentre les montagnes agrestes du Vivarais; iltraverse ensuite le Velay, Je Forez, le Berry, leNivernais, et se dirige a peu pres du sud-estau nord-ouest, depuis sa source justju’a Or-leans ; au-dessou.s de cette ville il prend soncours direetement a l’ouest et traverse un ler-tile bassin borde de coteaux boises et de colli-nes plantees de \ignes, au pied desquels s’e-tendent de belles et vastes plaines, couvertesdes plus l iebes produits de Fngriculture , et deriantes prairies parseinees de bouquets d’ar-bres. De nombreux hameaux, des bourgs, desvilles, des villages , des ebateaux , des habita-lions creusces dans le roc, de riches vignobles,bordent ses deux rives et se relleehissent dansses eaux, dont un graud nombre de barquessillonnent les ondes et auiment le charmantpaysage qui se prolonge pendant plus de 150 k.jusqu’aux environs d’Angers.

I^i Loire n’olli e pas de bassin constaut pourla nnvigutiou ■ le deplacement des sables d’tmliord sur l’autre iait varier a chaque erue lechenuu (pu; doiveut suivre les bateaux. Lescaux de ce fleu\e etaient eu general peu en-raissees ; il a tallu , dans le double but de lesrcunir eu temps de secheresse et de les contenirlors des grandes erties et des debacles de.glaces,constiuire a droile et ä gauche de son ÜL desdigues ou levees qui ( *,n dirigeut le cours etopposent une barricre ä ses inondations. Ceslevees n’etaient dans l’origine qu’une suite delaibles digues, faites ä ia bäte pour se preser-ver des inondations imprevues; il est certainqu’elles n’ont eu d’autre direction que le coursmeine du lleuve ; plus tard on eut l’idee heu-reuse d’utiliser doublement les digues de la rivedroile , eu y etahiissaut la voie publique. Lepremier tomlateur de rette levee fut Louis ie

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Debonnaire , qui accorda aux habitants degrands Privileges jiour aecelerer ces travauximportants. Trois siecles apres, en 1150, uneviolente eruption des eaux de la Loire detruisittous ces travaux; le duc d’Anjou , Henri II ,roi d’Angleterre , plusieurs auuees apres , fiLvenir des troupes pour travailler avee les habi-tants ä terminer cette grande entreprise. Plu-sieurs successeurs de Henri perlectionnere.nt cebei ouvrage, et surtout la reine de Sicile viniy metlre la derniere main. Ces levees onl c.om-muneinent 7 m. de hauteur, 8 in. delargcuräleur sommet, et sont revetues, dans los partiesles plus exposees au cboc des eaux, de niaeon-nerie en pierres seches, nomine perre. Le mi-lieu de la chaussee est pave dans presque toutesa longueur, et ofl’re une des plus belles routesdu monde ; eile, est bordee de deux rangs depcupliers , et peuplee de maisons de plaisauce,de villes, de villages, qui, se succedant sans in-terruption, en font une promenade continuelle.Oii ne peut voir sans plaisir ces montagnescalcaires ou sont creusees des habilations sou-terraines, surmontees de jardins et de vigno-bles, ni ces sites pittoresques repandus avec laut! de profusion sur les bords de cette riviere ma-| jestueuse, presque toujours couverle de grossesI barques, et qui de temps en temps se derobepar plusieurs sinuosites aux yeux du voyageur.Les grandes crues de la Loire , les debaclesdes glaces, me.Uent la levee eil danger elobligent parl'ois les habitants de la vallee soit afortifier la digue , soit a Pexhausser teniporai-rement sur divers points. Les traditious locales,en transmettant le souvenir de ijuelques rup-tures et des desastres qui les onl suivies, justi-lient les crainles et les piecautions des hubi-tants.—De 1496 a 1711, on compte vingl-troisruptuiesde la digue; rinondation qui suivitcelle de 1615 est appelee eneore le Deluge deSaumur : Feau sejourna quin/.e juurs dans laville et dans les fnuboiirgs. - Plusieurs de eesruptures sont marquees par de pelits lacs quela Loire , en se precipitaut dans la vallee , acreuses au pied de la levee, comme a la ßreehe-Pilot, a Boumois, etc. Ils ne tarissent point,meme pendant les plus grandes seeheresses.

La Loii“e comnience a etre llottable a Itetour-nac, deparlement de la Haute-Loire, et na\i-gable ä la iNoirie , departement de la Loire. Lalongueirr de la partie llottable est de 51,50U m.;lelloltage se l’ait en trains, el sei t au trunspol tde sapins destines it la eonstruction des bateaux.La longueur de la partie navigable est de812,769 in.; mais depuis la Noiric jusqu’aKoanne, sur une etemlue de 72,000 in., la na-vigation n’a lieu qu’a la deÄcente. Ce n’cst qu’aRoannc que l’on endiarque la majeure partiedes marchandises de Lyon , du Languedoc, dela Provence et du Dauphine. Les principauxobjets de Iransporl consislent engruins, l'arines,vius , eaux-de-vie et esprits, liqueurs , huilcs,iruits du midi, denrees colonialem, sels, lainem,chanvres, lers l'orges , Iontes , quincaillerie ,eharbou de terre, bois de marine et de cons-truclion, eordages, brai, goiulron, etc.

La Loire passe a Bas-«;n-Ikisset, Aurec, pres

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de St-Rnmbert, «a Roanne, Digoin, Decize, Im-phy, Nevers, la Charite, Pouillv, Cosne, Neu-vy, Bonny, Cliulillon-sur-Loire, Brinre, Gien,Sully, Chateauneuf, Jargeau, Condileux , Or-leans, Meun , Beaugency, St-Die, Blois, Am*boise , Monllouis , Tours, Luynes, Langeais,Candes , Montsoreiiu, Saumur, St-Matburin,les Ponts-de-Ce, Chalonne, Ingrande , au-des-sous dutpiel eile entre dans le deparlement dela Loire-Inferieure, eu ebtoyant eneore quelquetemps celui de Maine-et-Loire, arrose Varades,Ancenis, Oudon, le Cellier, Mauves, Nantes,Cbantenay, Basse-Indre , le Couerou, le Pelle-riu, Paimlxeuf, Dönges et St-Nazaire, et sejelte dans Poccau Atlantiquc, au-dessous decette derniere ville. Dans son cours , qui estd’euviron 880 k., eile reeoit l’Arroux , la Be-bre , PArron , la Nievre , PAllier, grossi de laSioule , le Loiret, le Cosson , le Beuvrou , leCher, grossi de PArnon, l’Indre, la Vienne,grossie de la Creuse et du Cluin , le Thouet,PAulhion, la Mayenne, grossie de la Sarthe etdu Loir, la Sevre-Nantaise, PErdre, PAche-nau, et quantile d’autres rivieres. Ajires avoir,dans uu espace de plus de 880 k., traverse unpays l'ertile, ou eile iepand Pabondauce, elbai-gne les cites opulentes dont eile fait la riehesse,la Loire vient enfin, aupres de St-Nazaire, de-eharger dans FOcean la müsse de ses eaux. Sontmde, claire et limpide, prend cependant laleinte jaunalre du saldo el des graviers «pPelleentraino. Son cours , rapide et majestueux a laIbis , respeete ordiuairenient les limiles que lanature lui a donnees; mais en hiver, lorsquela fönte des neiges a grossi ses Hots , e’est untorrent irrile (pPaucun obstade n’arrete; il;iioude les plaines immenses qui le bordent, etles enormes glaeons qu’i! charrie, rompant lescables des navires qui n’ont pas eu la precau-tion de (dierclun* un abri, oceasionnent souventles plus grands desaslres.

Lu Loire a toujours efe et sera toujours ce-lebre dans les anuales du commerce. Des la plusbaute antiquilc, les vaisseaux de tous les peu-ples sont veuus lui apportt;r les tributs desquatre parties du monde. Elle a pres de 12 k.de large ä son emhouchure entre Paimbamf ctSt*Nazaire, ou eile forme une rade immensepresipie toujours couverle de \ aisseaux de tou-tes les nations, que lo peu de profundem* deses eaux, eil plusieurs endroits, empeehe demitunter jusqu’ä Nantes.

L’enorme quantite de sable que Ia Loire eu*Iraine avee eile dans son cours, et que luiporlenl les rivieres allluentes, principalement1* Allier, donne naissance ä uu graud nombrede baties mobiles ou fixes de sables, qui geneiitla Navigation et Pinlerrompent meme tout kfait jiour les grands batiments pendant l'ctc.A cette epoque, lorsque la mer est bnsse, cesbancs se developpent tont entiers ä la vue.Quelques-uns sollt formes d’une greve dejadureie el unie comme une plaine ; d’aulres sontmobiles , el les Hots y tracent elinque j° 111 'de loiigues ondulalions. En approchant dePaimlxeuf, le, sable se desagrege davantage ,il se derobe eülieroment sous le poids qui * e