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foule, et ne presente ä la vue que des formesindecises, des sillons que le moindie Hot ell'ace.l’anni ces bancs, les plus considerables de ceuxqui sout consolides sollt ceux de Cliesine, deChantenav, de la Queue-des-Plonilis et deBelle-Ile, sur lesquels il ne reste, daus les liasseseaux, que 72 c. ä 84 e. d’eau, et qui, dans lesplus Tortesmarees, ne donneut que 4 in. 72 c.,2m. 27 c., 2m. 33c. d’eau. Independammeutde ces bancs , la rade. est obstruce par plusieursautres, et, ä l’ouest du port, par une barrequ’uu vaisseau tirant 5 m. d’eau ne peut fran-cliir qu’a l’aide du vent et de la inaree. I'iitinla rade de Mindin est lernice , ä 8 k. au large ,par une aulre barre que les lregates du premierrang lie peuvent traverser qu’a la pleiue mer.
Dans le dernier siede, on sougea a inainte-nir la uavigalion de la Loire eu reimissant leseaux de la fixiere dans un seul eanal; niais ceprojet, qu’on essaya de mettre ä execution , acoute des sommes immenses saus qu’on aiteprouve des ameliorations sensibles. Un inge-nieur a propose depuis de ereuser un eanal deNantes au Croisic, parallelement au eours dela Loire. Aujourd'liui la navigation est plusdiflicile que jamais. En ete, de simples canotssollt obliges d’attendre le retour de la mareepour se rendre de Paimbieuf a Nantes, souventmeine d’une lle ä l’autre.
L’entreede la Loire est tres-dangereuse : souembouclmre et sou goll'e sont semes d’unequantite de reeifs et de liauts-fonds. Elle n’a jpas de rade au large, et n’ofl're pas d’abri ä la |cöte. St-Nazaire n’est pas teuable dans les gros ixeuts, et Mindin est trnp decouvert et peu sür. 1Aussi est-ce ä Quiberon que les navires vontchercher un refuge dans les mauvais temps. Lesbätiments restent en quarautaiue a Sl-Nazaire,oii est une agence de la Commission sanilaireetablie a Nantes. Les navires d’uu fort ton-nage operaieut autrefois leur cliargeinenl äPaimboeuf; leur gargaison elait apportee äNantes dans des ernbareations appelees ga-barres; mais depuis l’elablissemeut des bateauxremorqueurs niiis par la vapeur la pluparl desbätiments, daus les vives eaux, remontent jus-qu’ä Nantes.
L’embouebure de. la Loire est indiquee pardeux pliares des tours d’Aiguillun et du Com-nierce, sur Iarive nord de la Loire, ä 1,950 m.de distance l’un de l’autre : 1° l’liare d’Aiguil-lon, feu d' ’aval fixe de ;iJ ni. de hauleur el de^6 k. de perlet*. Lat. 47" 1iV , Umg. O. 4" 3ü'.2" Phare du Commerce, feu d’amont, MirieP ai ’ eelals de 3 nun. eu 3 miu., de 39 m. dehauteiir et de 18 k. de portee. Lat. 4“ u 15',,01 *g. O. 4" 35'.
La Loire a generalement Go e. de pcute pour* ni - et une vitesse proporlionneile ä cetlePente. La hauleur de ses plus liasses eaux, qui
est pas de 49 e. de hautouv veduite au-dessusde sou iit, ne pennet aueune espeoe de na\iga-tum pendant irois ou quatre mois de Fiumee.öes cn H\s moyennes et ordinaires sonl de? . ni * ^ e.l 4 m. 55 c. au-dessus de suneUa 8° 011 de ses plus basses eaux ; ses grandesClues extraordiuaires de 5 in. 84 c. : celle de
1789 fut de 6 m. 98 c., ce qui, de memoired’homme, n’etait point arm e. Dans la majeurepartie de son eours , la largeur moyenne entrerencaissement des levees est de 584 m. 51 c.;celle de ses eaux .de 383 m.
LOIRE (eanal lateral a la). Le eanal rem»place, de Digoin ä Briare, la navigation difli-cile , incertaine et perilleuse que la Loire pre-sente entre ces deux ville.s, et remplit ainsi lalacune qui existait, pour ainsi dire, dans lacommimication etablie entre les deux mers parle eanal du Centre.
LOIRE (departement de la). Le departementde la Loire a ete forme en Fan n (1793) d’uneportiondu departement du Rhone, comprenantla ci-devant proviuce du Forez, ainsi qu’unepetite partie de celles du Lyonnais et du Beau-jolais. Il lire so.i 110 m de la Loire, qui le tra- iverse, du sud au nord, dans tonte son etendue. \Ses limites sont : au nord , le departement deSaone-et-Loire ; a Pest, ceux du Rhone el del’Isere; au sud, ceux de PArdeche et de laHaute-Loire; et a l’ouest, ceux de Puy-de-Döme et de I’Allier.
Le territoire de ce departement se composede haules montagnes et de fertiles plaines quis’etendent sur les deux rives de la Loire. Unechaine de montagnes, formant un prolonge-ment de Fenorme groupe du Yivarais, des Ce*venues et du Yelay , le separe du departementdu Rhone, se dirige du midi au nord, el se jointaux montagnes de la Bourgogne. A l’ouest, uneautre chaine part des monlagnes de F Auvergne,court egalemenl du midi au nord, s’abaisse in-sensiblement, el va s’aneanlir dans les plainesdu Bourhomiais. L’espace qui separe la chaine| de Pest et celle de l’ouest forme deux plaines,
! l’une an midi, comiue sous le noin de plainedu Forez, et l’autre au nord, appelee la plainede Roanne : ces deux plaines sonl separees parune ramifie.ation de monlagnes , d’une eten-due d’emnon 12 k. sur 12 k. de base, quijoint les deux chaines de Pest et de Pouest.Les poiuts les plus elcves de ces monts sont :au midi, le mont Pila, dont la hauleur absolueest de l ,215 m. au-dessus du niveau de ia mer,et de 460 prise du pied; a Pouest, Pierre-sur-Haute, montagne elevee de 1,184 m., et IaMadelaine, haute seulement de 860 m. au-dessus du niveau de la mer. La plupart de cesmonlagnes son! couvertes de simples et abon-dent cu palurages excellenls , oii Pon nourritheaucoup de hesliaux et oii Pon lail des fro- ;inages eslinies ; quelques-unes sonl eullivees jjusqu’ä une ecrlaine hauleur; d’autres sont |planlees de eignes qui donneut des ^ ins d’assez' j)onne qualite, et de ehataiguiers, dont lesj l’ruits se vendent ä Paris sous le nom de mar-! rons de Lyon.
j Le Forez a eu ses volcans comme le Yivarais,j le Yelay el PAuvergne ; mais ils onl hasse des| traees bien dillcrentes. On n’y \oit ni oraleresanciens, ni laes lormes par des oraleres inon-. des ou produits par des alVaissements, ni seoriesde iaves ou Basaltes eparses. Les volcans duForez ne paraissent elre que des fusees qui se
sont fait jour de bas eu haut et out forme desbuttes Yolcaniques surgissant liors de terre,non-seulement dans Ia plaine et au pied desmontagnes de Pouest, mais encore dans la hautemontagne, ä pres de 500 m. au-dessus du ni-veau de la mer. Ces buttes se composent engeneral de basaltes noirs , compactes, pesants,sans cellules ; quelques-uns sont prismatiquesä quati e ou cinq faces ; leur surface, longtempsexposeea Pair, prend une couleur grise foncee,et ils se changent en une argile cendree, noi-ratre el tres-fertile.—Plusieurs des buttes vol-caniques du Forez, parmi lesquelles on eite lemont d’üsore , la butte de Montbrison , cellede St-Romain-le-Puy, le mont Supt, le montde Chateau-Neuf, etc., etaient jadis couron-nees de ebateaux forts ou d’anciennes abbayes ;il eu exisle encore quelques ruines; elles ontetc ou sont encore entourees d’habitations , etPon y decouvre des souterrains, des caves, desciternes. Ou compte environ trente de cesbuttes dans le departement. Leur directionpasse par une ligne qui se dirige du nord ausud. A Pexception de trois , qui s’elevent dansla plaine du Forez, la majeure partie se trouvesur le bord Occidental de rette plaine et au piedde la montagne. Les principules sont: le picde Montauboux, le pic de Marcilly, le pic deMontverdun, le pic d’Usore, le pic de Mont-brison, le pic de St-Romain-le-Puy, le montSupt, le mont Claret, etc,, etc.
La superficie du departement est de 474,614
hectares, reparlis ainsi :
Terres labourables. 248,104
Pres.85,632
Yignes.13,897
Bois. 63,462
Yergers, pepinieres et jardins. . . . 3,513
Oseraies, aunaies et saussaies. . . . 274
Etangs, mares, canaux d’irrigation. . 8,925
Landes et bruveres. . • .... * 37,363
Canaux de navigation. 39
Cultures diverses. 13
Superlicie des proprietes bäties. . . 2,294
Contenance imposable. . . . 458,516
Routes, chemins, places, rues, etc. . 1 1,933
Rivieres , lacs et ruisseaux. 3,913
Forets et doniaines non productifs. . 185
Cimetieres, eglises, bätiments publics. 67
Contenance non imposable. . 16-098
On y compte :
68,669 maisüüs.
936 moulins acau et a venl.
94 l'orges et fotiriieaux.
714 fubriipies el inanulaolurc.x.
soll : 70,413 bäties.
Le noinbrt: des ,, 1 -opriotaiivs est de. 93,307
Celui dos parccllos de. 885,507
Ilvniuii-.nAi’Hii-. Le departemeiit, amise jmrune nudlitude de ruisseaux, n’est traverse jiaraueune riviere importante; mais deux fleuvesmajesiueux porlent. Tun jusqu’a 1’Ocenn .