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nux ordres du ? rince de Conde, aurait surprisHuningue , traverse sans obstaole !a Franche-Comte, et serail venu au secnurs de Lyon. Ceprojet eehoun, ainsi qu'un autre cpii avait pnurl)Ut de faire avancer vers Lyon un corps d’e-migre.s qui s’etaient rcuuis dans la Suisse, etauquei le corps helvetique refusa le passage.
Quoique les assiegeants se fussent avancestres-prcs des mursde la ville, ils n’avaientce-pendant pu empecherles Lyonnais de sYlendreau delä de Penceinte et d’y prendre des posi-tions avantageuses pour favoriser les Commu-nications avec Montbrison et SM.Iienne, d’oüijs tiraienl lenrs vivres; ils etaient en outre lesinaitres du pont d’Oullins, ä 4 kilometres deLvon, des hauteurs de Ste-Foi et de celles dela Ooix-Rousse. Les bataillous de garde na-tionale conimandos pour le siege de Lyon nese deciderent qti’avec peine a tourner lenrs ar-mes eontre lenrs concitoyeus ; les representantsenrent besoin de loute leur nutorile pour dcci-der Pattaque; et le general Kellermann leurdeclnra par ccrit qu’en defernnt a leur requi-sition il n’entendait se chnrger d’ancune res-ponsabilile. II resnlta de la repugminee destroupes (jii’au lieu de faire le siege de Lyonselon les regles de Part on se bornn a un« at-taqn« dirigce sur les ouvrnges exterieurs , queles assieges avaient etendus assez loin poureloigner de lenrs hnbitations le l’eu des assie-geants, Ces postesel ces batteries, qu’ils avaientplaces au deliors , se trouvaient journellemcntet meine plusieurs l’ois dans un jour attaques,defendus, pris et repris, en sorte que, les pe» lesse tronvant egales , les resullals etaienl mils ,les assieges, ou du moins les cliefs, s’opinia-traient dans leur resistance, pari« qu’ilsconiptaient sur Parrivce des Piemontais, quietaient descendus des montngnes et avaient en-vahi le Faucigny , la Ture.nlaisc et la Alau-rienne. D'un autre cötc , l’armee des Alpes ,atfaiblie, avait ete force« de se retirer, et Pnr-mee francaise, en Savoie, se trouvnit tellementengagee, que Kellermaun fut oblige de laisseria condnite du siege au gt*neral Dumuv , pouraller repousser les Piemontais, Sun expeditionent tont le sucees possible; mais la C »nventionjugeant par les mouvements des ai*mees ctran-gcres que rinsurrection des Lyonnais n’elnitpas simplement local«, mais quYUe etait lieeaux operatmns des euneinis du deliors, ne gardaplus de menagements ,et ordonna Pinrendie deLyon. Les batteries de Pest, du noid et du sudfoudroyerent la ville pendnnt plusieurs jnnrs »*tplusieurs nuits, etporterent partout la destmc-tion et Pemlnasemenl. Le quartierSt-Clair, lesedilices publies et les helles maisons de Relle-eour furent ecrascs par les houlets, par lesho m lies , ou dev in reut la proie des Hammes.Tons eeux qui ne eombaftaient pas se reimis-saient pour ariYter les progres de Pineendie ;mais, mnlgre tonte Pactivite possible, plus deeent maisons furent consumees, des magasiusde nmnitions , de fourrage . et l’arsenal meinefurent devores par Pineendie.
Cependant les vjvres s’epuisaieut; les Com-munications avee !« Forez etant roupees t les
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i moulins dctruits , on conunencait ä ressentir| toutes les horreurs de la fmninc. Les fernmes ,
; vonlant quele pain de seigleou de froment futreserve aux combatlnnts , avaient declarequ’elles se oontenteraient d’une denii-livre depain d’avoine par jour. IWalgre ces sacrilices etces privalions , toutes les esperes de eomesli-bles furent hientot epuisees, au pohit qu’on lutoblige de faire sortir de la ville les personnesinutiles a sa defense. L’activile des assiegeantsles avait rendus inaitres des hauteurs de laCrnix-Rousse qui doniinent la ville de pluspres; de nouveaux bataillous, leves dans lede-pnrteinenl de la Sabtie, avaient presse les trn-vaux de la pniute de Plstbme, vers Oullins etSte-Foi. Il ne reslait plus qu’ä teilten un« atta-(jue generale sur les deux eoles de 1\niest et dusud; eile fut decidee, et les assiegeants furentbientot en possesMon des deux qtiarliers de lapointn Perrache et des Brotleaux auxquels ilsinirent le l’eu. Les Lyonnais presses de toul<?spai ts, et ne comptant plus sur les secnurs desPiemontais, atixqnels Kellerrnann avait fait re-passer le Motil-Cenis, exctxles de besoin et delatigues , se lasserem de prendre pari a unequerelle dont la fin n’inleressait qu« les ehefs.Les commissaires de la Convention, instiuits deeelt« disposition des esprits, firent nno proela-inatiou (|ui ent son eilet; les seclions reuniesnoimnerent des commissaires pnur entrer ennegoeiation. Precy et Virieu , qui avaient etcles inoteurs et les cliefs de PinsuiTection. sen-tant qu’on ne leur ferait pas de quartier, sorti-renl par la portc de Vaise , aecompagnes de3,000 hommes, que la eraint« de Pavenir ren-dit compagnons de leur fuite. Leur projet etaitd’aller passen la Sanne a Rinllier, et de trn-! verser le deparlomenl de PAin pour gagner laSuiss« 1 ; mais les representants etivo,ereijt aleur poursuite deux corps de cavalerie (|ui lesmirent en pleine deroule. F.n vain ils eherelientun asile dans les forets les plus epaisscs;letocsin sonne de toutes parts, des pnvsan.s armesde fourrhes les poui.suivenl comme des belesfauves et les niassnerent sans pilie; il n’e-chappa qu’iiiH^ eiiHpiantaine d'linmmes de lacolonne de Precy; celle de Virieu fut tolale-ment detruite. Le 9 octobre les repuhlieainsprirent possession de tous les postes de la ville,et v entrerent sans eprouver la nioindre re-sislance.
La pris« de Lvon prnduisit une joic extiaor-dinaire ä Paris; la Convention ne neg'igea rienpour en tirer le plus grand parti possible. KHel’antioncn solennellement aux deux armees duNordet de laVendec, (pi’une proclamation invitna imitcr Pannee de Iaoii. Ku meine lemps eilerendit un decret presente par Rarrere et por-tant : « ll sera nomnu* une eommission ex-traordinaire pour juger rnilitaimnent et sansdclai les contre-revolntionnaires ipii ont prisles armes dans Lvon. Tous les babilants seronldesarmes. La ville sera detruite; on n’y con-servera que la maison du pauvre, les nianu-factui'es, les hb|)itaux, les nionuimnts publieset ceux de Pinstructiou. Lyon s’appellera de-sormais (’ommune-AIVranchie ; sur S cs dehris
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sera eleve un monument oü seront lus cesinots : « Lyon a fait la guerre a la liberte, LyonnVsl plus. »
Collot d’Ilerbois et Touche furent choisispour etre les executeurs de la justiee nationale.Ou’il nous soit permis de penser que la Con-vention ne savait pa’s a qnelles mains eile con-liait ce redoutable ministere. Ces liommes eneilet en abuserenl clrangemenl : ils devaiententrer eu Jbnelion le 10 nov«>ml)re, jour oh futoelebree a Paris la fete.de la "Raison. I,es pro-eonsuls preluderent aux massaeres dont ils al-laient ensanglanler Lyon par une semblablelote, ou, sous jiretexle d’honorer la memoirede ChaÜCT, les cereinonies du culle catholiquefurent parodiees de la maniere la plus glos-siere; au milieu J’liommes porlant les vasesdes eglises s’avnneait un äne, couvert d’unechape et eoilVe d’une mitre; a sa quene etaienlsuspemlus les livres de PAncien et du NouveauTestament. Ces livres furent aussitöt brules,etPon fit lioire Panc dans le caliee. Peu de joursapres, Foucbe, apres avoir fait exeeuter enmasse les niembres de la numicipalite quiavaient inst mit 1c prooes de Clullier, eei ivit ala Convention les terines suivanls : « L’ombrede Cluilier csf satisf’aite : ceux qui dieterenll’artet atroee de son snpplice smd lrapjies de lafoudre; et ses precieux restes, recueillis pavles reputilicains, viennent d’etre portes entriomphe par toutes h*s nies de Comimme-AfVranrliie : e’est. au milieu meme de la placeou ce martyr intrepide lut innnole a la rageell'renee tle ses bourreaux que ses eendres ontete evposees a la veneraliou piddiqne el ä lareligiondupatriolisme, ete... Nous lejm-ons, lepcuple sera vrnge : untre courage severe re-pondra a sa just« impatieuce : le sol qui futrnugi du sang des patriotes sera bouleverse ,tont ce que le vice et le crime avaient elevesera aneanti. »
Les proconsuls ne. tarderent pas a tenir ceserment; nous exlrayons les jiassages suivantsde la correspondance de C.ollot-d’llerbois avecle comite de salut jmblie : « Les execntionsne foul pas tont Pellet qu’on devail en attendre-La Prolongation du siege et les perils journa-liers que eliaeun a courus ont iiiSj ire une sorted’iniliflereiice pour la vie, si ee n’est pas toutä fait le inepris il« la mort. Hier un specla-tour revmant d’une execution disait : CelaliVsl pas trop dur; que ferni-je pour etre guil-loline? lusulter les representants ? Nous avonsvanimc Paetion d’mie justiee rqmblicaine •«’ e st-a-dire prompt« et terrible eornnie h'
volonte du peuple. Plusieurs Ibis ving*
coupables ont subi la peine du« a lenrs forfad’*lemeine jour... Cola «st encore troplent pom*^ 1justiee d’un peuple onlier <pii doit fondroye 1tous ses ennemis a la Ibis, el nous nous occu-perons a t'orger la Ibiidr«. »
« l! lamlra , i* ecrivnit le 12 decembre a lfconsoil general de ln commune un ageotdeux representants. Pelletier, « II faudra disseminer tous ces Lyonnais dans divers point'*de la repuldique, et reduire eette eite, aujoucd’bui de 140,000 amos, h 25,000 au pl u * ;