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Vol. 2.
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LYON.

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nt* pouvaient pas se recruter, et dont les appro-> isionnemeiits s’epuisaieut; aussi 1« quatriemejour fut-il decisif coutre eux et pour le triom-phe de Ja force publique. L’insitrrertioii, dontla defense se ralentissait, fut attaquee et vain-cue daus soa foyer primitif et dans ses posi-tions les plus fortes. Cependant deux jours s’c-coulerent encore avant que la revolte fut en-tierement comprimee par l’ocenpation de tousles points oü eile s’etait montree. »

En 1834 conime en 1831, l’insui rectionlyonnaise avait eie ainenee par la qnestion dusalaire. Cependant la seconde fois il s'y etaitmele un earactere politique que n’avait pointeu rinsurrection de 1831. Le pari! rcpublicainavait fait cause commune avec les ouvriers;il les avait diriges et s’etait battu avec eux. 11lut vaincu alors ä Lyon coimne a Paris et dansloutes les villes oü s’opcrerent des niouvcmentsa la meine epoque. Mais il a ete a peu pres eta-bli par les dcbats qui erneut lieu l’annee sui-vante devant la cour des pairs que ni les ou-vriers ni les republioains n’en voulaient veniraux maius avec la force publique ; qu’ils s’e-taient, il est vrai, prepares a la lesistance,mais qu’ilsne demandaient qu’une cliose, la re-gularisation du salaire pour la population in-dustrielle de Lyon.

Il s’est lenu a Lyon un grand uoinbre deconciles. On eite priucipalenient ceux tenus en199, 460, 475, 516, 517, 567, 570, en 575 quifut une assemblcc des etals , en 587 en faveurdes pauvres ladres , en 583, 814, 858, 859,846, 848, 1050, 1055, 1080, 1098, 1099,en 1545, treizieme eoncile general pourl’expe-dition dans la terre sainte : on voiilut y deposerl’empcreur Frcderic,et ony aceorda le chapeaur °uge aux cardinaux ; en 1574, quatorziemeeoncile general : plus de sept cents evcques y‘issisterent; rempereur Paleologueet les ovequesd’Orient v envoyerenl leurs arnbassadeurs, quiürent abjuration du schisine dans lequel ils re-toinberent bientbt apres; en 1595, 1597, 1599,1224, en 1449 dit de Lausanne, ou Fanti-pape Felix abdiqua ; en 1511, 1557 coutre Fhe-re *iede Luther, et pour accorder un subside auroi > alin de delivrer les enfants de France en°tage en Espagne pour Francois I nr .

Ees armes de Lyon sollt : de gueu/es au(i‘urgent , tenant de sa patte de.rtre unglaü'e de meine. ; au chefd’azur charge de troisßeitrs de lis d’or , et pour devise :

HvT"C MONSTRA!' AMORKM.

^ i! de Lyon est dans une belle situaticSUl ^ du cbeniin de fer de Paris ä Marseilcelle de la Mediterrance au Rhin, au cc^ *tent du Rhone et de la Saone, entre lesqinj* 1 plus gründe partie de cette ville se trouss uiec ; au nord, eile est domiuee par° lll , a 8 Ues (1 « Fourvieres et de St-Schastie^ ti s eleveut en amphitheatre sur le bord de•'One. Le site en est infmiment riche et pittt S( l" e ’ les deux ileuves qui lebaignent, lese( ^ Ux —ts de verdure et de maisons qui

deu" "-' ’ llS as|M ' ct< varies que presentem 1x de la Saone, la perspective des AIjj

groupees a Forient, eoncourenl a en faire unedes villes les plus interessantes du monde. Dela moutagne de Fourvieres on embrasse d’unseid eoup d’ieil Fensemblc de cette ville et tousses grands inoimnieiits: l’aspect que presententses rues, ses ponls, ses places, ses quais, sesedilices, son acti\e ition, presente un desplus beaux panoranias de l’Europc. — Bätie enpartie sur plusieurs collines et en partie sur unterrain uni, cette ville ollie peu de regularile;Finlcneur, eompose de rues etroites et tor-tueuses, bordees de maisons tres-elevees, nuita la beaute de son ensemble; mais eile est de-dommagee de l’aspect peu agreuble de quelquesquarüers par la magnilicence de plusieurs au-tres. Trois rangsde quais, entrecoupes de nom-breux pouts, presque tous de constructionmoderne, ainsi que les glacis, embrassent loutela partie situee sur les deux rivieres, et fornientune superbe enceinte que Fon ne peut se lasserd’admirer. Sur les bords du Rhone, une ligueimmense de maisons et de beaux edilices publies,depuis le fauhourg St-Clair jusqu’a la portePerrache, douneauxpoinls de vue un earactereparticulier de grandiose qui tient a la naturedes sites de Lyon; des trottoirs de 4 Kilomctresd’etendue, garnis d’un double raug d’arbres, etd’ou la vue s’elend sur une belle plaine, bor-dent le eours inajestueux du lleuve. Sur lesquais de la Saone, la coiline de Fourvieres, lescoteaux de St-Jiist et de Ste-Foy olfrent destableaux rapproches; lesregards s’y promenentsur des sccues mouvantes qui se multiplient etvarieul a chaque instant, sur uue prodigicusequantile de barques et de bateaux de fonnesdifferentes, qui presentent le talileau aninie dela navigation au pied d’une coiline pittoresque.Sur la Saone, cette navigation est tranquilleconime le cours de la riviere; mais sur le Rhone,les bateaux qui descendenl le lleuve fuient avecla rapidilcdu trait. I)e toutes parts on voit desmoulins, des foulons, des frises et de grandsetablissements hydrauliques, dont le mouve-ment et le bruit annoncent les travaux d’uneville de labrique de premier ordre.

Lyon est entoure de plusieurs faubourgs:les plus remarquables sont Fourvieres au sud-ouest; la presqu’ile Perrache au sud ; Serin etVaize au nord-ouest; la Guillotiere ä Fest, etla Croix-Rousse au nord; ees deux derniersont acquis depuis peu le droit de eite, et lor-ment deux conmiuiies distinctes de Lyon.—Fourvieres esl situe sur Fancien Forum retus>oü existait Fancienne ville romaine. Le haut dela moutagne est occupe par un grand nomhrede lielles hahitations, d’oü Fon jouit d’une vuemagnifique sur la ville entiere et sur les deuxileuves; le bas et la partie moyenne sont habi-les par la classe du peuple la plus pauvre ; lesrues y sont uoires, malpropres, insaluhres, etheaucoup sont en escaliers. — Le quartier dePerrache occupe un immense terrain conquissur le Rhone, qui a ete force de se creuser unautre lit il y a pres de soixante ans; il doit sonliom a M. Perrache, quiconcut Fidee, en 1770,de reculerde 5 k. la jonction du Rhone et dela Saone, pour allonger la ville, qu’on ne pem-

vait agrandir d’aucun autre cole, ä cause desmoutagnes qui Fentourcnt et des fleuves qui labordeiil. La presqu’ile Perrache, par sa posi-tion au conlluent de la Saone et du Rhone, seraun jour un nouveau Lyon, beair oup plus beauque Fancienne ville : les rues qu'on \ a traceessont trcs-larges et aboutissent presque toutes üFune et a Fautre riviere. Quoique la distribu-tiou interieure des maisons y laisse encore a de-sirer, conime dans les autresparties de la ville.les edilices sont, pour la plupart, reguliere-ment construits; quelques-uns meine ne man-quent pas d’une certaine elegance ä laquelleFarchitecture lyonnaise, plus solide que bril-lante , n’a point en general accoutume nos re-gards. C’est ä Perrache qu’appartieut la pro-menade du cours du Midi, a laquelle il ne man-que que d’elre un peu mieux entretenue pouretre Fune des plus agreables de la ville. C’estdans ce quartier qu’on admirera sous peu d’an-nees la plus helle place de la France et peul-etre de FEurope entiere, quand Fhippodrome,entoure d’un double rang d’arbres et (Funedouble voie pavee, sera limite eirculairemenlpar une ligne de maisons baties sur un planuniforme et supportees par d’elegantes arcade.*»a Finstar decelles qui oment, a Paris, les ruesde-Castiglioue et de Rivoli. Enün le meine(juartier peut s’enorgueillir d’avoir ln plus bellevoie de la eite, qui met en communieation di-reete avec le nord de la ville cette longue etspacieuse rue , bordee de constnictions neuveset elegantes. — On peut evaluer a trois ou(piatre millions la valeur des terrains que. laville de Lyon possede encore dans la presqu’ilePerrache. Cette eirconstance est favorable auxinterets de la presqu’ile, en ce qu’elle conquiei tl’appui liaturel de Fadministration a tous lesprojets qui ont trait a son amelioration ou a sonembellissement.

Le fauhourg de Serin, d’une petite eteudue,est dans une Situation agreahle, sur le cotedroit de la Saone , dont les rives , termineespar des coteaux peuples de helles maisons deCampagne, olfrent une charmante promenade,Au centre se trouve le grand entrepot des vinsde la ville de Lyon.

Le fauhourg de Vaize comnience ä la placedes Deux-Amants, au-dessus du rocher dePierre-Scise. La rue principale conduit ä mit*place cirrulaire ä laquelle aboutissent les route*de Bourgogne et du Bourbonnais. Le centre decetle place etait autrefois orne d’une pyramidcdediee a Louis XVI.

Le fauhourg de la Guillotiere est situe sur larive gauclic du Rhone , vis-a-vis du pon! deson nom. Quoiqu’il porte encore le noin defauhourg, il n’en forme pas moins une ville dis-tinctexle Lyon, dont la population est de 25,730b. it ne possede que fort peu de fabriques et demaimfaetures, et n’est en partie eompose qued’auberges et de cabarets, oü descendenl lesnombreux rouliers de la Provence et du Lan-guedoc. A l’extremitede la Guillotiere, on re-iiKirque le chäteau gothique de la Motte, oüHenri IV passa la premiere nuit de ses noecsavec Catherine de Medicis.