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nue par un pilier pres duquel on a eleve uuautcl.
Eglise ue u Charite. L'architecture decette eglise est reguliere et d’une noble simpli-cite; eile coiisiste en de simples montants eleveseutre de doubles arcades qui separent la lief desailes. Les arcades superieures forment degraudes tribuues oii les pauvres viennent as-sister aux ollices. Dans la chapelle de laVierge, ä droite du grand autel, ou remarqueI’epitaphe du Cardinal Alplionse de Richelieu,et pres de Tentree principale le buste du baronde St-Xrivier. Le clocher qui joint T eglise aete execute d’apres les dessins du cavalier Ber-nin ; il est de forme octogone et decore depilastres des ordres dorique et ionique.
Eglise »e St - Francois de Sai.es. Cetteeglise, conslruite en 1688, n’etait daus le prin-cipe qu’une chapelle commune entre la maisondes Filles penitentes et celle des Recluses. Elleest petite et n’olTre rien de regulier ni de re-marquable.
Eglise St-Just. L’eglise paroissiale et col-legiale de Sl-Just ctqjt dans son origine unoratoire dedie aux Machabces , oii Ton deposale corps de saint Just, mort en Egypte. Versia fin du v' siecle, saint Patient remplaea cetoratoire par une superbe basiliqne qui fut de-dice sous rinvocation de saint Just. Attenant ärette eglise, on construisit dans la suite unvaste cloitre dont tous les dehors ressemblaientä une forteresse ; son enceinte etait euvironueedftinurailles epaisses de 1 m. 33 c. et liautesde 2 in. , llanquees de grosses tours carrees ,placees ä quinze pas de distancc les unes desautres. Les bätiments de ce monastcre for-«laiont une espece de petite ville, separee desautres quartiers de Lyon. Daus le temps desboubles civils qui armcrent les liabitants deeette ville contre le cbapitre de St-Jean, il se'etira ä St-Just et soutint un siege contre lesBourgeois, qui avaient reuni unc armee dePlus de vingt mille bomnies. Ce monastcre etaitassez vaste pour y recevoir les souverains;e’est lä que logea Louis VIII, lorsqu’il eint äTyon ; Innocent IV y sejourna sept anuees, äla suite du concile general tenu ä Lyon ; Cle-Il >ent V y fut conronne en presence des rois
France, d’Angleterreetd’Aragon, qu’il avait'■t'ites il cette solenuite.
Le monastcre et l’cglise de St-Just furent^einolis de fond en comble par les protestants' u 1562. Cent ans apres le chapitre entre-P r >t la construction de l’eglise qui existe au*Jourd'hui, que Ton placa dans 1’enceinte dea ville, beaucoup au-dessous de sa Situationai| cienne. Cette eglise fut commencee en 1661f * achevee en 1747. Le portail est compose de'fuatre grands pilastres ioniques couples etl 'anneles , eleves sur des piedestaux qui sup-l’ortent un entablement couronne d’un fronton." es faces des ailes qui accompagnent cet avant-•°''ps sont dccorees d’un entablement d’ordre°nque ä triglyphes, soutenu de pilastres. LaPorte du niilieu est ornee de montants d’unP>ofil regulier et de consoles qui servaient ä■aipporter autrefois les armes du chapitre ; au-
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dessus est un grand vitrail de forme ovale.Toute cette faeade est elevee sur uu perron desept marches, d’un contour figure, qui con-tribue a lui donner une graudc apparence. Ouremarque ä l’entree du ehumr un groupc dejnarbrc representant Tincredulite de saint Tho-mas, et au-dessus du portail les statues desaint Just et de saint Irenee, beaux morceauxde sculpture que Ton doit au ciseau de M. Lc-gendre-Herald.
Eglise St-I,ouis. Cetle eglise, situee sur lequai des Augustins, a ete fondee en 1759 parles augustins; eile est remarquable par sanoble et elegante construction. La faeade estelevee sur un perron de treize marches, quilui donne beaucoup de majeste.
Eglise de l’Hömtal. L’eglise de l’Hütel-Dieu , situee sur uue petite place, est petite,mais solidement construite en pierres de taille.La faeade , d’un genre d’arcbitecture asseznoble, est termiuee par un fronten qu’accom-pagnent deux clochers qui produisent un honeffet. Les decorations cu sont faites avec goüt.La chairc estun joli ouvroge qui decorait avantla revolution 1’eglise des Cannes decliausses ;la rampe de cette ebaire, le lambour, les Stalleset les boiscries du cliccur sont des chefs-d’oeu-vre de meuuiserie et de serrurerie. Le choeurest decore de beaux tableaux.
Archevecue. La construction du palais deTarcbeveche est due au Cardinal de Bourbon ,qui le fit batir daus le xv c siecle, sur les ruinesd’un autre palais qui remontait , dit-on, äCharlemagne : plus tard le Cardinal de Ten-cin le fit restaurer sur les dessins de Soulllot;la terrasse a ete. construite au commencementdu siecle deinier. Ce palais preud son entreepar la rue ä laquelle il a donne soll nom, oii ilse lie au batiment neuf de la Manecanlerie,allecte aujourd’lmi au mont-de-piete. Deuxportails uniformes, construits aux deux anglesnord-est et nord-ouest d’une vaste cour carree,conduisent , Tun dans les appartements , etl’autre ä T eglise catbedrale. En general la ta-cade n’olTre rien qui puisse donner l’idee queTon se forme d’un palais ; mais Tinterieur estvaste et heau. Les appartements y sont biendistribues, et Ton y remarque quelques piccesfort helles, ou Ton a mallieureusement prodi-gue les ornemenls de mauvais goüt du siecle deLouis XV. La salle en entrant est d’une eten-duc considerable ; c’est par eile que 1 on par-vient aux dillerentes cliambres qui ont leurvue soit sur le quai, soit sur la place a 1 issuedu pont. La salb: a manger, d’une constructionsinguliere , est cclairee par un dorne en lormede lanterne. La salle de reception est ornee deplusienrs portraits de prelats distingues, parmilesquels on distingue ceux de Bossuet et duCardinal de Bissy. Le salon ä la suite est re-marquable par ses dimensions et sa regularite;il commuuique ä une terrasse decouverte quitermine le bätiment du cöte du uord. De. cetendroit on jouit d’une vue delicieuse sur lecours de la Saöne, qui decrit une courbe dontdeux ponts boruent les extremiles; le grandnombre de barques de toute forme et d toute
grandeur qui monteut et descendent cette la-viere, la mullitude de pietons , de chcvaux clde voitures qui circulent sur les ponts et sinles quais, forment uue suite de tableaux varieset pleins de mouvement, qu’embellissent en-core les gracieux paysages des environs.
C’est dans la cour du palais de Tarclievecheque furent massacres en 1572 un grand nom-bre de protestants par suite de la St-Barthe-lemy. A cette epoque d’odieuse memoiro, 1.-bourreau ayant refusc son ministere en disantqu’il ne travaillait que judiciairement, on vemploya des bouchers, qui se livrerent a desexces inouis.
EDIFICES CIVILS.
Hotel de la prefecture. Depuis 1818 laprefecture du departemenl est installee dansles bätiments de Tancien couvenl des Jacobins,qui ont ete appropries ä cette destination.L’edifice se compose d’un corps de logis cen-tral , qu’accompagnent deux ailes parallelesreunies par uue grille en fer, separees par unecour entouree de portiques. Le premier etagecompose les appartements et les salles d’appa-rat ; l’aile gauclie est occupee par les arehives.Un jardin bien plante s’etend derriere les bä-timents.
Hotel de ville. L’hütel de ville de Lyon estle plus bei edifice en ce genre qui existe enFrance ; il fut commeuce en 1646, et entiere-ment aclieve en 1655, sur les dessins de SimonMaupin, alors voyer et architecte de la ville.Cet edifice forme un carre isole, compose d’uuefaeade de 13 m. 33 e. de large, qui regne surla place des Terreaux, et de deux ailes en re-tour de 140 m. de longueur, qui donnent surdeux des plus helles rues de Lyon, etse termi-nent ä la place de la Gomedie : ces deux ailesforment deux cours, dont la premiere est beau-coup plus grande et plus elevee quela secondeet qui se eoimnuniquent au moyen de deuxterrasses decouvertes, soulenues sur des arca-des : Tune de ces cours est pavee en dalles. Lafaeade principale, qui donne sur la place desTerreaux, n’appartieut ä aucun ordre d’arebi-tecture; eile olli-e neanmoins uue belle appa-rence, et se termine par une balustrade sur la-quelle s’elevent deux graudes statues d’Hemdeet de Minerve. Les deux parties laterales sontllanquees de deux pavillons carres surmontesde frontons et termines en dorne. Derriere. lafaeade est la tour de Thorloge, haute de 50 m.et couronnce par une coupole: Thorloge, placecdans cette tour, repond ä quatre cadrans : celuiqui regarde la place des Terreaux est accom-pagne des deux ligures du Rhone et de Ia Saune.Le second portail, donnant sur la place, de laComedie, est flauque de deux pavillons carres.et peu iulerieur au premier.
La porte d’entree de la faeade principale s’an-nouce par un vaste perron de douze marches.qui lui donne un aspect majestueux ; eile e>tpraliquee dans un enloncement eirculaire for-mant une espece de portique, dont la voüte estsouteuue par deux colonnes ioniques de marbrer uge. Les fenetres du rez-de-chaussee sont55