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LYON.

LYON.

LVOX-

percccs par des arcades feintes. Lcs fenetres dupremier etage sont surmontees de frontons quisupportent deslions.L’attique a eneore im rangde fenetres nioins grandes que les autres et or-nees de festons; au milieu on remarque unhas-relief representant Henri IY ä cheval.

L’interieur de 1’hötel de ville n’est pas nioinsdigne d’attention que l’exterieur. Al’entreepnrla porte principale est un l>eau vestihule enarc surbaisse d’une grande hardiesse : lcs deuxextremites sont occupees par deux groupes enhronze de grandeur colossale, cjui ornaieut au-Irefois le piedestal de la statue equestre sur laplace Bellecour; celui place ä gauclie reprcseuteJe Khone appuye sur un lion rugissant et sur savame; l’autre represente la Saöne appuyeeaussi sur un lion, mais Jans une attitude paisi-liie. Derriere ces groupes, ouvrage des frcresCoustou, se trouvaient autrelbis plusieurs ins-criptions, dont la plus remarquable etait la ha-rangue de l’empereur Claude ; eile est placeeaujourd’liui dans le palais des Arts. Du Vesti-büle partent deux escaliers ; celui ä gauclie duportique, qui separe le Vestibüle de la grandeeour, est de forme ovale, a trait sans noyau, etNuspendu en spirale d’une manicre ingcnieuseet tres-hardie. A droite est l’escalier principal,large de 2 m. 66 c., porte eu demi-berceausans appuiliors des murs, et termine par unegalerie en forme de baleon. Le plafond est ornede jieiulurcs dans lesquelles Blanchel a repre-senle avec beancoup d’art l’embrasenient deLyon decrit par Seneque. Cet escaliei' conduita um* ires-helle salle de 27 m. 33 c. de Ion- jgueur sur 12 m. 66c. delargeur, dont lespein- |tures sont devenues la proie des Hammes qui« onsumerent cette partie de riiötel de ville en1674. Le tableau principal, chef-d’ocuvre deBlanchet, representait le tcmple circulaire de-dieä Auguste par les Gaulois (cette salle, qu’un>econd incendie avait beaucoup endommageeen1603, est entierement retablie et decoree aneuf). La salle du tribunal de commerce et lachambre du consulat sont aussi ornees de pla-londspeints par Blanchel. La salle des archives,emitigue ä cette derniere, rcuuit äla plus grandesolidite tout ce qui est necessaire pour conser-Ncr le depot important qu’ony a place. Le rez-de-chaussee de Taile gauclie est occupe par lesbureaux des contributious, de la police, etc.;celui de l’aile droite par les bureaux de la mairieet les sülles <1 assemblees du conseil municipal.J.epi'einier etage renferme les appartcments d'aj>-parat, qui sont decores avec beaucoup de goüt.

pAT.Ais DE justice. Ui palais est un edilicemoderne de style grec, dont la facade, situeesur le quai de la Saöne. cousiste en unecolon-nade corinthienne portee sur un soubassementen pienes de taille de 3 m. ä 3 m. 20 c. envi-ron de haut. Cette colonnade est composeedevingt-quatre colonnes corinthiennes cannelees,«Mi pierres de Yillebois, et dont le futaenviron11m. delongueur. Son entablement est sur-monte d’un attique, divise en compartimentsiiTtangulaires par des acroteres, correspondantau droit de chaque colonnc, et couronnös par jun oruement forrnnut dentelure. Leperron. par

lequel on s’eleve jusqu’au peristylc, correspoudaux quatre colonnes du centre. Une Karriere enfer d’un beau et large style le ferme a peupresau milieu de sa hautcur, et s’appuie de chaquecöte sur deux socles qui attendent les lions dehronze dont ils doivent etre ornes.

Apres avoir franchi le perron et lc peristyleexterieur, on entre dans un Vestibüle ouvcrtsurle nnir de facade, et dont le plafond est Sup-porte par quatre colonnes corinthiennes, dontla dimension est moindre que celle des pre-mieres; ce Vestibüle ouvert conduit dans la salledes pas perdus qui distribue dans tout i’edilice,et dont voici l’ordomiance.

Sa longueur totale est divisee en trois partiespar trois coupoles surbaissees, placees äla suiteles imes des autres, et qui en forment la Cou-verture. Les pendentifs de ces coupoles s’ap-j)iiient sur quatre couples de colonnes corin-Ihiennes de la meine proportion que celies duveslibule, dont le füt, coinme celui de ces der-nieres, est forme d’un seul bloc de pierre deCrussol. Ces colonnes, cannelees et d’un polipeu different de celui du marbre, se ratlachentaux murs Jateraux par un entablement qui serten mente temps de ccntre-fort pour resister äla poussee des voütes. Au-dessus des arcadesqu’elles supporteut sont ouvertes les grandesfenetres semi-circulaires qui, au nombre de six,eclairent la salle des pas perdus.

A Textremite de cette salle, et iaisant faceauveslibule, se Irouve un perron de quelquesmnrehes qui conduit dans la salle des assisesrejetee sur le derriere de Bedifice, entre lesdeux prisons dont eile est coinme (lanquce, etdont eliacune est destinee aux prevenus de Tundes deux sexes.

Au milieu de la salle des pas perdus, de cha-que cöte, se trouvent deux autres vestibulesdont le plafond est supporte par quatre petitescolonnes et par autant de pilaslres apparte-uant egalement au style coriuthien. L’nn deces vestibules, edui de gauclie, conduit auxchambres de la cour royale; celui de droitedessert la partie de l’cdifice destinee au tribunalde premiere instance. Celle derniere partie com-prend trois salles, l’unc en face de l’entree,lcsdeux autres ä droite et a gauclie, eu equerrc,et desservies par le meme veslibule. Lc resledeTespaoe contcnu dans l’ailc droite de l’edilieee>,l divise en snllcs et en cubinels neccssaircspour radministration de la justice, mais sansimportanee architecturale. Les vestiaires, leschambres du conseil, le parquet, la chambrede discipline des avoents, des avoues, des gref-Jes, etc. La portion du palais placee ä gauclie,et eu face de cclle-ci, devra recevoir une des-tination analogtic, et sera probablemenl distri-buec de mente.

La disti-ilmtion du rez-de-e.haussee corres-pond ä celle de l’etage superieur ; au centre setrouve une immense salle recouverte tres-sur-bnissce, en pienes de taille, qui supporte la salledes pas perdus. Ce vaste emplacemenl, n’etanteclnire que par des jours indirects ct places auniveau du sol des cours exterieures, ne peutgucre servir que d’entrepöt, et c’est doramage

si Ton cousidere la beaute des materiaux employes et la hardiesse des plafonds de cetteespece de cryple soutenaine. li n’en est pas dememe des pieces jetees sur les cot es-, qui ontpu, ä raison de leur moindre largeur, etre con-venablement eclairees et qui recevrout d’utileveniploisv

Cet edilice occupe Tancien palais des conttesde ftoamie, qui lut retabli en 1686. La giandesalle, ornee de peinlures de Blanchc^t, est fortremarquable. A cöte, sur l’emplacement del’ancien hold Ideellere, on a construit, ll y aquelques anmVs, un nouveau palais de justicequi n’a point etc acheve. Ces deux palais, ayanleie reconnus iiisuilisants, doivent etre demolis,et sur leur vaste emplacemenl Ü sera eleve imedifice digne de nvaliser avec les plus beaux enr,Q. genre que possedeut les departements.

Bibliotukquf. tublique. Ce prccieux depotest place dans la partie des bätiments du cof-lege (|ui se Irouve sur lequai deltetz. L’entreenc repond poiut ä la beaute du vaisseau : on yarrive par un petil escalier tortueux , aboutis-saut ä une porte de piu^d’apparence, qui sertd’enlrec ä une salle immense dont la longueurest de 50 in., la largeur de 11, et la hautcur deplus de 13. Le pave est de marbre, et l'iute-rieur orne de quatre globes, de spheres, de pla-nisjihercs, de tables precieuses, et de divers

gnent ä rentüur et sont places dans einquante-trois armoires grillees, renfermant 14,400 vo-Iumes; au-dessus regne une galerie a balustrade, ou dix untres rangs oflrent les in-4" clles in-8 tt , au nombre de cinquante mille. Une.grille separe cette vaste salle d’uiic aile collate-ralc, dile hibliotheque Adamalv, lcguöe ä La-cademie par riionorublc ciloyen de ce nom.Uuc porte ä glaccs conduit de cette salle ä celledes estampes, ou sont rcunis les gravurcs ct le»volunies atlantiqucs. Derriere cette piece esl lerahmet d’antiquites. A cöte di; la grande salleil s’cn trouve deux autres : la premiere recoitles lecteurs eu hiver; la seconde renferme uneCollection considerabie de ce qui a eie imprimcsous le titre d’auivres, el loutes celies dont lesauteurs sont Lyonnais. Au-dessus de ces piecesou parvient ä la salle des manuscrits ctdes edi-tions anterieurcs au commenccment du xvi*siede, et ä un vaste depot oii sont rassemble*presque autant de livres qu’il s’en trouve dansla grande salle.

La bibliotbeque de Lyon a etc formee desdons t’ails par lcs rois de France ou par diversparticuliers; des livres provenant des mona»"tercs supprimes, et des tönds annncls ini» P :! ’la villeä ladispositiondu bibliotliecaire. AndreCcrard, grand prövöt de 1’eglise de ltourg, i e 'gua, en 1557, sa belle librairieau College :mille de Neuville, archevöque de Lyon, budonna aussi la sienne cn 1690; Louis XlH eLLouis XIV ruurichircut des ningiiitiques edi'tions du Louvre; Mazenod, Verracbou, AubetCBrossete, etc., l’augmentcrentaussi d’uiig raI1 '

nombre de volurnes ; enfm Ja suppressioncoips inonastitjues lui a procurä uue inbuitelivres rares el prwieux.

des