LYON
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peinlure. La decoration en est elegante; on yvuit, de cet iugeuieux artiste , plusieurs ta-bleaux d’un grand prix. Tout prcs de lä est labibliotheque de l’ecole de dessin et la salie demuiiou de la societe des aniis du commerce etdes arts. On y remarque un cchantillon d’ctoffequi represente un tragment de lamosaique desjeux du cirque.
Le deuxieme etage de la fa 9 ade, sur la placedes Terreaux, est destiue ä Fecole de dessin ; lasalie esl d’une grande etendue. Celte ecole adcjä fourni des eleves du plus grand merke.Los professeurs ont cliacun un cabiuet quicommunique a la galerie; celui de M. Grobonrenfenne plusieurs de ses tableaux. A l’extre-mite de cette salie sont placees des copies enplalre, inuulees sur les originaux des statuesd'Apollon, d’Autinoüs, de Laocoon , de Venus»*t d'autres chefs-d’ocuvre des arts.
On trouve daus ce palais uue salie qui sertaux lecons de ehimie; une autre aux leeons depliysique.
L’acadcmie , les socieles d’agriculture , demedecine, de phannacie, et le eercle littcraires'assemblentdaus les salles voisines.
Le musee, le cabinet d’histoire naturelle etla galerie des antiques sont ouverts au publicie jeudi et le dimanche de chaque semaine, de-puis on/.e heitres jusqu’a deux. Les etrangers ysont admis tous les jours , sur la simple exhi-bition de leurs passe-porls.
Plusieurs bibliulbeques sont reunies au pa-lais des arts. Ce sont cclles :
Du palais des Arts, oontenant,
. 10,000 vol.
De Facademie.
8,000
De la societe d’agriculture. .
800
Oe la societe liimeenne. . .
400
De la societe de pharmacie.
100
Oe la soeiete de medecine. .
i ,000
Total. . .
. 20,300 vol.
College royal. Lyon ne pos
isedait pas en-
re au eonirneucement du xv
i e siecle d’eta-
hlUsement public pour l’iustruction. Une con-Irerie de la Ste-Trinitc en etablit un, en 1519,qui lut ensuite mis sous la direction des jesui-i< s, et plus tard sous ceile des oratoriens; de-puis la revolution , il a eu les differentes dc-iiomiuations cFlnstitut, d’KcoIe centrale et de1,\ree.
(’.e College , situe sur le quai du Rhöuc, estun des inonuments les plus imporlanfs de Lyon ;il est traverse par la nie Meneu'ier, recouverteeu partie d’une arcade. La cour, qui est d’iinegrande etendue , est enUmrcc de. Imtiments delous cötes; les classes oecupeut ie rez-de-ebaussee. Les dortoirs, les salles d’etude, lacuisine, la lingerie, l’infirmerie, le iogeinent duproviseiir, de l’cconome, du censeur, des pro-lesseurs, sont d’nne distributiou com mode etfarile.
Institution i.a Martinikkf. Celte ecole aeie fondee il y a quelques annees: eile est en-iivlenue au inoyen des fonds laisscs a cet eiretnar le ntajor general Martin, Lyonnais, qui lutau service des Grandes-Indes. Son but est detionuer ä des enfants d’artisans une instructiun
appropriee ä leurs besoins , et qui puisse lesmettre daus le cas de devenir des ouvriers ins-truits. Elle, est admiuistree par une Commissiongratuile nonimee par le couseil municipal, etse trouve placce daus Fanden claustral des Au-gustins, prcs la place des Terreaux. Deux Centvingt eleves de dix a quatorze aus y sont admisct y suivent des cours d’ecriturc et de gram-maire, de dessin applique a la reproduetion desmacliines, de mathematiques simples, de pliy-sique, de ehimie appliquee aux arts, etsurtoutä la tciulure des soies ; et erifin un cours pra-tique des tissages des elolfes , comprenant ladecomposilion des tissus, etsurtout des meea-niques et metiers necessaires ä la fabrieation.
Ecole vktkrinairk. L’eco'lc veteriuaire deLyon est la prämiere de ce gerne qui ait etcetablie eu France. Sa fondation est due au ce-lebrc Bourgdat, qui obtint, en 1761 , l’autori-sation d’ouvrir ä Lyon une ecole daus laquelleou enseignerait la connaissance et le traitementdes maladies des becufs , chevaux, mulets, etc.Cette ecole rendit, des sa uaissance, de sigrands Services daus lescampagues, en arretantles progres des epizooties, qu’elle merita le ti-tre d’ccole royale veteriuaire. D’abord etablieau laubourg de la Guiilotiere, daus une maisonde Fllötd-Dieu , eile a ete trausicree en Fan va robservance, oü eile occupe un local vaste etbien dispose. Le huste du t’ondateur de cet im-porlanl elablissement eil est un des plus heauxornements. Le jardin est pitloresque et bienentretemi; au lond est une jolie colline cou-verte d’arbres de tonte espece , d’oü jaillissentdes sources d’eau vive. Le jardin de botanique,la pliarmacie et le cabinet d’hisloire naturellemeritent de fixer 1’aUention.
Jardin des clantes. Ce jardin, situe au cen-tre de la ville, oü il forme une promenade onue peut plus agreabie, a ete fonde par M. Gili-bert, cclcbic mcdecin de Lyon , qui y professalongtemps la bolanique. On y entre par unperron qui donne sur la place Sathonay ; ägauebe est l’orangeric; sur le devant est unparterre, a l’entree duquel est place le huste enmarbre blaue du celebre abbe ltozicr : le pic-destal, couronnc d’une guirlande , portc l’ins-cription suivante :
AU COl.U.HELI.E FRANCA IS ,
LYON , SA l’ATRIE.
I.a position en amphitheatre de ce jardin ctses divers detours ct ailces pcuvcnl donncrune idee des sites de Iaou, qui varient a cha-que instant par Feilet du inouvemcnt des ter-liiins. Dans la partie superieure se trouve unecsplanade ombragec d’arbres de dillcrenles es-peecs , ainsi qu’iui cafe tres-bien teim, envi-iiunie de galerie.* convcrtes soutenues par delegeres colonncs. De cet endroit la vuo dominesur une partie de la ville; ou distingue lesprincipaux edilices et les ponts sur la Saone etsur le Khönc; au levant les regards s’etendentsur la colline de Fourvicres, et, daus le lointain,sur les Alpes et les campagnes du Dauphine.Au-dessous de l’esplanade est Femplacementd’uu vaste amphitheatre de forme cireulaire »
qui, du temps des Komains, servait de nauma Jchie.
La Situation du jardin sur une colline quipresente diverses expositions permet d’y cul-tiver toutes les especes de plantes eonnues.Comme il est abritc des vents du nord , ou \jouit ordinairement en hiver d’une tempera-ture trcs-douce : les fleurs y naisseut lorsquepartout ailleurs la na ture est encore inanimee;en ete la chaleur y egale quehpielbis cellc descötes de la Mediterranee.
IfoTEL des monnaies. La fabrieation desmonnaies n’a ete etablie a Lyon que sous le re-gne de Charles VI, en 1415 ; eile etait aupa-ravant a Macon. L’hötel des monnaies occupeFanden local des religieuses ursulines, rue dela Charite; on y fabrique toutes les monnaiesayant cours eil France, marquees a la lettre D.Le balancier a ete compose de canons enlevesa Fenncmi ä la bataille d’Austerlitz.
Look du changk. (’e joli ediiiee , qui fait Ieprincipnl ornementde la place du Change, a eteconstruit eu 1749, sur les dessius du celebreSoufllol, et par les soins de negociants Italiens ;c’ctait daus Forigine le Heu oü les cominer-eanls s’assemlilaient pour leurs aifaires decommerce et pour leurs rcglements de comple.Il a ete reslaure il y a quelques annees, et serlaujouid’hui th* temple aux protestants. Lors desa restuuratiou on a laissc subsister une ins-cription gravee sur une table de marbre noirqui se trouve au (entie de la laeade; c’est ladevise que les Gryplie , fameux imprimeurs deLyon, plaeaient au Ironlispice de leurs livres •
firtute tiiicc, cornitc Fortuna.
Bour.se. La bourse occupe une vaste saliedu palais des Arts, ornee de statues et de bas-reliefs en stue , exeeutes d’apres les dessius deBlanehet. Elle est ouvei te tous les jours , ex-cepte les dimanchcs et fetes, depuis une heurejusqu’a deux.
CüNDmoN des soies. Ce bdtiment est isoledes autres maisons, afm de prevenir tout acci-dent, et les appartements dont il se composeont eie voütes; il est destine a enlever auxsoies I’humidite superllue ([u’clles peuvent con-traeter daus les moulins , dans la route ou parquelque autre cause. Lorsqu’un hailot desoie est achete par Ic fnbricant, il passe a lsCondition publique, oü il est pese , place dansdes nrrnoircs grillees, et expose pendant vingt'qualix: heures ii une chaleur de dix-huit avingt-dcux degres. Quand tonte Fliuniidite estenlevee, on le pese de nouveau , et le dechetqu’il a sulii est constate par un cortiHcat a»'tlieiilique de Fetulilissenient.
MoNT-DK-riETE. Sou iuslitutioii ne date q» edr t’aiiuce 1811. II iut d’abord etabli ‘laus l e(doitio dos Jaoobins ; inaintonant il «st plaradans le bätimonl de la Manocanterie , Wifi 01 "'d nno tix\s-bollc appai onoc, construit o» l" 1 ^|>our logor 1<- «loi j.« de la eatbedrale de I.son .sur les dessius de l’arehiteote Deeieniee. ’1° U ’les etages sont vodles.
IIoyei.-Du.u, oii hdpital general. 11 11 cstgnere d’elablisseinenl qui puisse le disputer 6,1