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MAHNE (departement de la).

MARNE (departement de la).

MAHNE (departement de la). 503

Meaux, Lagny; parcourt un instant le departe-ment de Seine-et-Oise, puis entre dans celui dela Seine , passe ä Pont-de-St-Maur, Alfort, etse jette dans la Seine ä Charentou.

La Marne est navigable depuis St - Dizierjusqu’ä son embouchure , sur une etendue de342,177 m. : les principaux objets de transportconsistent en vins de Champagne, legumes secs,menns grains , fruits, legumes potagers , bles,farines, foins , bois de cliarpente et ä bri'der,charbons, fers, bouteilles , pierres ä plätre,meules, etc. Dans son cours, cpii est d’environ350k., eile recoit leRognon, la Saulx, la Colle,l’Ourcij, le grand et le petit Morin, et plu-sieurs antres rivieres.

MARNE (departement de la). Le departementde la Marne est forme d’une grande partie dela ci-devant province de Champagne, et tireson nom de la Marne, qui le traverse du sud-est au nord-ouest, et le divise en deux partiespresque egales. — Ses bornes sont : au nord ,le departement cjes Ardennes et celui de l’Ais-ne; ä Test, oeux de la Meuse et de la Haute-Marne; au sud, celui de l’Aube; ä l’ouest,ceux de Seine-et-Marne et de l’Aisne.

Ce departement presente un carre irregulieret forme une espece de plateau qui, du centreaux exLremitcs, ne contiout dans sa plus grandepartie qu’un sol aride et presque sterile. Telleest l’ctoudue du terrain que Ton trouve entreReims, Isles, Sommepuis, Ste-Menehould, Yi-try, Fcrc-Cbampenoise , Sezanne , Yertus ,Eperuay, Ai, et jusqu’au delä de Reims.

C’est dans celle espece de solitude que futlivree, en 450 ou 451, la fameuse bataille oiiAttila, roi des 11 uns, fut vaincu ; il reste encoredes x csliges de son camp entre Suippe, Cuperly

et Russy-le-Chateau (Y. Cheite). C’est aussi äl’enlrec de ce grand territoire, du edle de Ste-Mcnebould , qu’une aulre annce formidable,coimnandee par le roi de Presse, fut arretee etlorcee de retrograder en 1792 (Y. Vai.mv).Eulin , sur nn autre point, l’autocrate russerassembla sa nombreuse armee apres la desas-treuse Campagne de 1815 (V. Vertus).

Dans cette grande plaine, on ne trouve presqueparloutqu’un tut decraie ou degreve, recouvertde peu ou point de. terre, d’environ 3 Cent, d’e-paisseur; on y rencontre ä peine quelques buis-sons ; les villages y sont rares, et cloignes de16 it 20 kilometres les uns les autres. Cepen-danl cette grande etendue de terres est bordeede plusieurs parties lertiles : ä l’ouest, de Reimsjusqu’ä Pismes, on remarque un pays plus favo-tase de la nalur«; eil partant de Fismes, et enO aversant la vallee de Noron , le Lassin Occi-dental de la Marne, la partie limitrophe desdepartemenls de Seine-el-Marne et de l’Aube,uontnice autreiois Brie champeuoise, jusqueVt> rs Auglure, on trouve des terres fortes et pro-fundes. Enfm le Perthois et la lisiere des depar-tements de la Haute-Marne et de la Marne de-

puis Vitrv jusqu’ä Ste-Mcueliould et au deläun suivanl le cours de l’Aisne, presentcut uisol heureux et generalement productif.

Dans toute l’etendue du departement orll e votl point de Lautes montagnes propremen

diles ; seulement, aux abords de quelques ri-vieres, il y a des coteaux ou revers qui ne lais-sent pas d’etre escarpes, et dont la pente peutetre evaluee de 3 ä 400 metres de hauteur, etdont la longueur est d’environ trois kilome-tres. Sur les lignes de Separation entre les par-ties fertiles qui sont ä l’est et ä l’ouest du de-partement , et la grande etendue maigre del’interieur, se trouvent plus particulierementdes cdtes de l’elevation dont il vient d’etreparle; mais aucunes ne sont d’un acces fortpenible, on les monte par des pentes plus oumoins adoucies jusqu’ä leur sommet.

11 existe , entre Vitry et Ste-Menehould , etentre Montmirail et Epernay, un nombre con-siderable d’etangs, assez poissonneux pour ali-menter nou-seulenient les marclies de Chälonset de Reims, mais encore en partie ceux de Pa-ris : ce commerce se fait par la voie de la Mar-ne; les viviers et les depöts sont ä Chälons. Ontrouve aussi dans le departement, et surtoutdans les parties boisees de l’est et de l’ouest,plusieurs marais; on a depuis longtemps es-saye de les desseclier entierement, sans avoirpu encore y parvenir; l’eutreprise est cepen-dant praticable, mais les proces coutinuels donteile est Pobjet s’opposeront longtemps ä sa reus-site.

Lasurface du departement est de 817,037

hectares, divises ainsi:

Terres labourables.614,825

Pres. 38,454

Yigues. 18,494

Bois. 78,901

Vergers, pepinieres et jardins. . . . 7,106

Oseraies, aunaies et saussaies. . . . 2,172

Etangs, mares, canauxd’irrigalion. . 3,728

Landes et bruyeres. 16,961

Superficic des proprietes bätics. . . 2,945

Cultures div erses. 2

Contenance imposable. . . 783,589

Rontes, clicmins, places, rues, etc. . 15,984

Rivieres, lacs et ruisseaux. 2,645

Forets et domaines non productifs. . 14,621

Cimetieres, eglises, bätimenls publics. 198Contenance non imposable. 33,448

On y compte :

73,062 maisons.

, 768 moulins ä eau et ä vent.

2 forges et fourneaux.

620 fabriques et manulactures.

Soit ; 74,452 proprietes bäties.

Le nombre des proprietaires est de. 176,402

Celui des parcellesde. 2,540,836

HvnROGRArHiE. Le departement peut se di-viser en bassins arroses par plusieurs rivieres,qui presque toutes ont leurs cours diriges dePest ä l’ouest : parmi ces rivieres, trois (laMarne , la Seine et l’Aisne) traversent son ter-ritoire ; ciuq (la Suippe, la Nä sle, le Surmelin,le petit et le grand Morin) y prennent leursource; cinq (PAube, la Chee, l’Ornain, laSaulx et la Blaise) y ont leur emhouchure, et

beaucoup d’autres tout leur cours. — LaMarne , PAube et la Seine sont navigables.

Le canal de Revigny, l a Clice, le canal de laPlanehe-Coulon , l’Ornain et I a Saulx , se sui-vent et presentent aussi une etendue navigablede 37,060 in. Le canal de Revigny connnenee,pour le departement, ä la limite des eommunesd’Alliancelles et de Rancourt, canton d’Heiltz-le-Maurupt, arrondissement de Yitry ; ä 580m. plus loin, il rencontre la Chee. Cette ri-viere a 2,280 m., jusqu’au canal de la Planehe-Coulon, par lequel une partie de ses eaux se jettedans le bras principal de l’Ornain. La Cheecontiuue ensuite son cours vers Heiltz-le-Mau-rupt. Le Caual de la Planehe-Coulon a 800 m.de longueur; l’Ornain, jusqu’ä Etrepy, memccanton, oii il se jette dans la Saulx, a 7,960 ni.Enliu la Saulx a jusqu’ä sa jonction avee laMarne 25,440 in.

La Saulx et l’Ornain sont llottables sur unelongueur de 500,000 m. Les autres rivieresde quelquc importance sont la Soude , la Se-moigue, l’ Yevre, l’Auve, la Bionne, la Py, laMoivre, la Noblette, l’Isson, la Coole et l’Auge.Le canal de la Marne au Itliin et le canal deSt-Dizier traversent une certaine etendue dudepartement.

CoMMUNicATmxs. Le departement de la Marneest traverse par 8 routes royales, par 15 route*departementales, et par un grand nombre dechemins viciuaux de grande comnumication.

Meteorologie. Le climat du departement esten general assez. tempere; l’air y est pur, excep-te dansla partie occideutale, oii se trouvent lesetangs et les marais. Dans la grande plaine, diteChampagne pouilleuse, il est vif et sec,rienn’y altiraut et n’y arretant Phuinidite. La tem-pern ture est sujette ä de brusques vnriatious, et,ä de certaines epoques de l’aunee, les lieuxeleves sont enveloppcs de brouillards cpnis quigaguent aussi les parties inferieures. —Le paysetant priucipalement forme d’un plateau de-couvert, les v euts y souffleut alternativement detoutes les directions; neaumoius ceux du nordet du sud y sont les plus frequents.

Prouijctioxs. On cultive priucipalement leiromeut, le meteil, le seigle, l’orge, l’avoine.Les recoltes en seigle et en avoine excedent debeaucoup les besoius de la consommation. —Les euvirons de Ste-Menehould sont plante*d’arbres fruitiers, ä pepins et ä noyaux. —Ouestime les melons de Chälons.— Parmi les cul-tures particulieres au pays on remarque leschoux-fouiTage, les oignons cultives en grand,les topinambours, etc. — Les principales foretssont celles de Tracone, de Vertus et de Mont-mort, deVassy ä Boursault, de Louvois et de lamontague de Reims, d’Argonne, de St-Eulien.de Trois-Fontaines, etc.— Depuis une vingtained’annees le sol crayeux et aride commenee ä secouvrir de plantations et de futaies de pinsd’Ecosse, de Geneve et de pins sylvestres.

La principale prairie du departement est cellequi borde la Manie; eile s’etend depuis Vitrvjusqu’ä Eperuay et au delä; les foins y solltde bonne qualite, ainsi que ceux des prairies»iluees le long des rivieres d’Aisne, d’Aube et