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NOYERS-ST-MARTIN.
NOYON.
NOYON.
En 1359 Edouard, roi d’Angleterre, ayantIeve Ie siege de Reims , penetra dans la Bour-gogne, s’empara de Noyers et campa dans lesenvirons. En 1568 le prince de Conde y de-meurait lorsque, en pleine paix , Catherine deMedicis ordonna a Gaspard de Tavannes deFaller enlever, ainsi que Famiral de Coligny etd’Andelot, son frere, seigneur de Taulay, ({uis’etaient retires au chäteau de Noyers, oü Foni'aisait professiou ouverte de la religion preten-due reformee; mais Tav annes, voulant mena-ger Conde, envoya un de ses gens deguisü quiparvint a remettre une lettre portant : Le cerfesl aux toiles, les chasseurs approchcnl. Leprince, prolitant de l’avis, s’enfuit precipitam-ment avecsa famille jusqu’a Sancerre en Ber-ry, laissant sa maison a la discretion de Ta-vannes , qui en pilla les meuhles. L’annee sui-vante Sansac et la Rochefoucauld prirent Noyerspar suite d’une eomposition qui tut mal obser-vee. Les soldats furent nienes ä Trcyes, et plusde soixante abandonnes ä la fureur du peuple.Le chateau fut denioli, les titres perdus et laville pillee. — Du temps de la Ligue Noyerstenait pour le roi; le viconite de TavannesVassiegea eil 1592. Francois de la Madelaine,seigneur de Rogny, bailli d’Auxois, s’y etantjete l)ravement avec plusieurs nobles, le con-traignit de lever le siege, apres un assautiufructueux. — En 1658, le 2 novembre,Louis XIV sejourna dans cette ville , oü il re-vint cucore en 1674.
Les etals de la province furent assembles äNoyers en 1659.
La terre de Noyers est qualifice de chätelle-nie en 1295, et de baronnie dans l’edit de Crea-tion de 1477. Elle a porte le litre de comte jus-qu’ä la revolution.
Le College de Noyers , qui etait richementdote, a ete tenu par les doctriuaires depuis 1G32jusqu’en 1790. C’est dans cette maison oü fu-rent tenus les clats de 1659.
Les armes de Noyers sont : d'argent ä unnoyev de sinople sur une terrasse de meine ,ayant dans le milieu de ses branches uneNotre-Dame 'vetue d’azur tenant l’cnfant Je-sus et enlouree d’un rayon d’or.
Noyers est une ville agreablement situcedans un vallon borde de coteaux couvcrts devignes, sur le Serain, qui l’entoure prcsque detoutes pnrls. Elle est ceinte de murailles llan-quees d’un grand nombre de tours construitesen pierresde taille; on v entre par deux portes,pres de cliacune desquelles est une fontaine.
Patrie de J.-F. Vauvilliers, de Facademieroyale des inscriptions, mcnibre du conseil descinq cents, deporle au 18 fructidor, mort a St-Petersbourg en 1801.
Fabriiptcs dt; serges, beiges, toiles de nie-nage , bonneterie, bougies. Blanehisseries decire. lannenes. — Oommerce de gruins, vins,laines, etc. — Foires les 17 janv. , 6 juin,8 juillet, 21 sept., C dec., l ev lundi de careme,lundi lundi apres les Morts.
NOYERS-ST-M ARTIX , vg. Oise (Picar-die ), arr. et ä 28 k. de Clerniont, eant. deFroissv, El de Breteuil. Pop. 818 h. — 11 y
avait pres de ce village, dans le moyen äge, unchateau fortifie qui fut demoli eil 1662.
II existe a Noyers un souterrain considera-ble, connu sous le nom de Fort, sur l’origineduquel il ne roste aucune traditio». — Fabri-que de rubaus de fil.
NOYON, vg. Eure, comm. de Canappeville,E de Louviers.
XOYOX , Noviodunum Suessionum , No-viotnagus Vadicassuun , jolie et tres-aneienneville, Oise (Picaidie), arr. et a 30 k. de Com-piegne , clief-1. de cant. Cure. Gite d’elape.E. W. A 99 k. de Paris pour la taxe deslettres. Pop. 5,950 h. — Terrain terlinire in-ferieur.
Autrefois evüche et comte-pairie , parle-ment de Paris, intendance de Soissons, chef-lieu d’election, gouvernement particulier, bail-liage, prcvötc, justicc royale, maitrise parlicu-liere, bureau des financeg, College, abhayes or-drede St-Benoit et de St-Augustin, couvents dechanoines reguliers, de cordeliers, de capucins,d’ursulines et d’augustines.
Il est parle de cette ville dans les Commen-taires de Cesar. Ce general l’assiegea et la prit.La Notice de Fempire nous appreud qu’a la findu iv* siede et au commcncement du v c , unprüfet romain y avait fixe son sejour. C’etaitjadis une forteresse considcrahle, connue sousle nom de Noviomagus . En 531, apres la des-truclion iFAugusta Veromanduorum ( St-Quenlin), Noyon servit de retraite a Fevequede ces peuples. Le siege de l’eveche du Ver-mandois y ayant ete translere , cette place de-vint par la suite une ville ce/ebre, avec titre decomte-pairie. Pille fut pendant quelque tempsla capitale de Fempire de Cliarlemagne, qui s’yfit couronner en 768. Ifugues Caput y fut einroi en 987, au prejudice de Charles , duc deLorraine, seul prince restant de la maison deCliarlemagne. Ce prince, si l’on en croil leshistoriens qui onteci il sous le regne de ses ad-versaires, avait montre dans tonte sa conduiteune petulance sans eapacite, une aclivite saussuite, qui l’avail rendu aux yeux des peuplesnon moins meprisable (jue ses predeeesseursplus iudolents. Il s’adressa aux grauds duroyaume pour leur demander la couroune, quidevenait eleetive a Fepoque meine oü lous lesgrauds liel’s qui dependuienl d’elle etaient de-venus hereditaires ; il sollicila meine l’appuid’Adalheron, ardieveque de Reims, qu’il avaitde fortes raisons de rcgarder comme un deschefs de ses ennemis. La reponse de celui-cinous a ete conservee.
ic Conmient arrive-t-il que vous me demnn-diez conseil, Iui dit-il, vous qui m’avez rängepanni vos pires ennemis ? Comment m’appelez-j vous votre pere, vous qui avez vonlu m’arra-cher la vie? Je ne I’avais point merite, il estvrai; mais j’ai toujours ftii et je fuirai eni'oreles conseils trompeurs des hommes pervers. Cen’est pas pour vous que je le dis. Vous qui medcmandez d’avoir de la memoire , souvencz-vous des Conferences que nous avons eues on-semhle sur votre sort, du conseil que je vousai donne de reehereher les primals du rovau-
me ; car qui etais-je pour donner ä moi seul unroi aux Fraueais; ce sont la des determina-tions puldiques et non privees. Vous me sup-posez de la haine pour la i-ace royale , maisj’alleste mon Redempteur que je ne nourrispoint de haine. Vous me deinandez ce que vousdevez faire ? La chose est difiiciie a dire ; je nele sais point; et si je le savais, je n’oserais pointle dire. Vous me dcmandez mon amilie ; plüt aDicu que Je jour arrive oii je puisse avec hon-neur vous servil ! Car, quoiquevous ayez en-vahi le sanetuaire du Seigneur, que vous ayezarrele la reine apres les serments que nous sa-vons que vous lui aviez faits, que vous ayez jeteen prison Tevetjue de Laon, que vous ayez me-prise les analhemes des eveques, sans })arlerdemon seigneur ( Hugues Capet) , coutre leque!vous avez forme um; entreiirise qui depasse vosforees , je n’ai copendnnt pas ouhlie votre bien-fait, quand vous m’avez souslrait au fer desenuemis. Je vous en dirais davanlage ; mais jevous dirais surtout que vos partisans voustrompent, et que vous eprouvercz bientbt quesous votre nom ils ne s’omipent (jue de leursinterets ; mais le inomenl n’est pas venu ; cettecrainte meme m’a empeche de repondre ä vosprecedentes lettres. Nous avons lieu de nousde.fier de tous. Mais ( un nom en cbilfres) peulvenir jusqu’a nous , et donne.r des olages leisque nous puissions lui aceord('r eonfianee, nouspourrons trailer de toutes ces choses et les exa-miuer a fond; autrement nous ne pouvons etnous ne devons rien faire de semblable. »
Mais au moment oü le chef du clerge deFrance ccrivait cette lettre au fils et a rheritierlegitime de ses rois, il avait deja sacre, a Reims,le 3 juillet 987, Ifugues Capet, alnrs age dequarante et un ans, et qui, peu de jours aupa-ravant, s’etait fail saluer roi a Noyon 2 >ar sonarmee.
Les Normnnds prirent et saecagerent Noyondans leix c siede, et emmenerent prisonnier Is-moii, qui alors en etait eveijue; ils pillürenteneore cette ville en 1132, en 1152 et eu 1228.Les Espagnols la brülerenl totalement apres lafameuse Ijataille de St-Quentin. Noyon eprouvaeneore cette calamite eiH 552 et 1557. Henri IVse rendit maitre de cette ville eu 1591 ; deuxans apres les ligueurs la reprirent; en 1594eile passa delinitivcmcnt sous la domination duroi. Francois l c ‘ y conclut un liaite avec Char-les-Quint en 1516.
Eu l’annee 1108 Baudri de Snrehainville,ayant ete ein evcque de Noyon , trouva cetteville dans un etat eomplel. d’anaivhie. Lesbourgeois etaient en querdles juurnalieres avecle clerge melropolilain; les regislres de l’egliseeontenaient une foule de pieees ayant pourtilre : « De la paix jaite entre nous et lesbourgeois de Noyon. » Mais aueune reeonei-lialion n’elail durable ; la treve etait bientotrompue, soit par le. derge, soit parles eitoyens,qui etaientd’autant plus irritablesqu’ilsavaientmoins de garanties pour leurs persoimes etleurs biens. Le nouvel eveque pensait que l’e-tablissemeuld’une commune juree par les deuxparlis rivuux pimrrait devenir entre eux une