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PARIS.

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il imposa la paix contiuentale a V Antriebe par le Iraite de Campo-Formio, et a i’empire par le oougres de Rastadt. Mais bientot le manqued’un plan general et unique de gouvernement se lit sentir par des irre-solulions contimielles et des demi-mesures dont les conseils cherchaienta tirer parti pour augmenter leur pouvoir et leur popularite. De ces di-visions du dircctoire el des conseils naissait unc iuquietude qui tour-meitfait lautes les classes de la sociele, et qui lut encore augmeutee parles dissensions qui eclaterent entre les directeurs. Tout a coup on ap-prend que le general Bonaparte, debnrque ä Frejus, liäte son armee aParis. Circonvenu par Sieyes, il n’hesita pas ä se charger de la respon-sabilite du coup d’Etat qui transforma, le 18 bruniaire, le gouvernementdirectorial eu gouvernement consulairc.

Les consuls et les deux commissions furent installes le 21 brumaire.

Quarautc-cinq jouvs apres fut publice la Constitution de laiivm,qui depouilla la nalion de ses droits au prolit du premier consul; eilecrea un senat conservateur, compose de SO membres inamovibles,Charge de maintenir ou d’auuuler tous les actes qui lui elaient (leierespar le tribunat ou par le gouvernement; un tribunat, compose de centmembres, charge de discuter les projeLs de loi proposes par le gouver-nement; un corps legislatii muet, ä qui il n etail pas pennis de discuter,et dont le role se bornait ä voter la loi au scrutin secret. Le pouvoirexecutif se composait de trois consuls nomnies pour dix ans. Un senatus-consulte, en date du 8 mai, uomraa Bonaparle consul pour dix annees, ]apres les dix fixees par l’acte coustiUilioimel; et deux mois apres unsecond scnatus-consulte le nomma premier consul ä vie.

La guerre avec l’Angleterre et la conspiration de Georges et de Pi-chegru serviren! bientöt d’ecbelon a Bonaparte pour monter du consulntä l’empire. Le 10 floreal an x, le tribun Curee, inspire par le secondconsul Cambaceres, fit la motion de convertir la republique en empire,le premier consul en empereur, et de rendre hereditaire cetle dignitcdaus la famille de Napoleon Bonaparte : un seid inembre du tribunat,Camot, ne craignit pas de s’y opposer; tons les autres adopterent l«aproposition. Le 1 4 floreal, eile lut ofliciellement trausrnise au senat,qui l’adopla ä uue grande majorite ; trois membres seuls, Grcgoire,Lambrechts et Garat, refusereut d’y adherer.

Proclame empereur des I’ranqais sous le nom de Napoleon I or , Bona-parte modifia le meine jour, par un senatus-consulte, la Constitution.

Le M frimaire an xin (1 er decembre 1804), le canon retentil avant

se passa en negociations qui n’aboutirent a rien, et, de part et d’autre,on se prepara ä la guerre. Le 9 mai 18J 2, Napoleon partit des Tuilerieset se dirigea sur Dresde, Kcenigsberg et le Niemen. Le 7 septembre se| donna la bataille meurtriere de la Moscowa, ou 80,000 liommes furent| mis liors de combat, et le 14 du meine mois l’avaut-garde de la grandearmee entra ä Moscou.

Xandis que, dans cette capitale, qui devenait la proie de l’incendicallume par les Russes, Napoleon liesitait entre la continuation de sonexpedition ou un retour sur ses pas, eclatait a Paris une conspirationdont le succes, quoique de peu de duree, ne laissait pas d’elre inquie-tant. Le general Mailet, qui dejä en Espagne avait conspire contre l’em-pereur, et elait pour cette cause en ctat d’arrestation a Paris, apress’etre muni d’ordres et d’aulres ecrits qu’ii avait fahriques, et s’etreechappc du lieu oü il elait retenu, se presente ä la prison de la Forcevetu de son uniforme de general de hrigade; il s’annonce comme por-teur d’ordres du senat, met eil liberte les generaux la Horie et Guidal,declare que le 7 octobre Pempereur est mort devant Moscou, et sortavec ces deux generaux. Ainsi accompagne, il va au premier corps de: garde, et, repetant la nouvelle de la mort de Pempereur, ordonne auxj soldats de se lever et de le suivve. 11 dirige un detachement commandepar le general la Horie sur Phötel du ministve de la police, qui enlevece ministre el le conduit ä la prison de la Force; il envoie un autre de-tachement commande par le general Guidal chez le prüfet de police, quiest saisi et conduit pareillcment ä la Force. Apres ces exploits, Mailetva s’installer au quartier general de la place Vendome. Le generalHulin, clief de la force armee de Paris, veut s 1 opposer a son entreprise,Mailet lui tire un coup de pistolet qui le blesse grievement ä la ma*choire. Muni de son ordre du senat, qui aimoncait la mort de Napoleonet ordonnait Pctablissement d’un gouvernement provisoire, Mailet com-pose le gouvernement, nomine des ministres, et c’est en monlrant cetordre qu’ii enlraine plusieurs militaircs, et qu’il trompe meme le prüfetdu departement, M. Frochot, et plusieurs de ses employes. Mais bientotles premicres autorites de Paris , instruites de ce qui se passuit,prenneut des mesures promptes pour arrcter le mouvement insurrec-j lionnel; des detachemenls de la garde imperiale et le chef de bataillon| Laborde se saisissent de Mailet, le reconduisent dans sa prison, et toutj ^’entre dans l’ordre. Les generaux Mailet, Guidal et la Horie furent tra-! duits le 29 octobre devant un conseil de guerre, condamnes ä mort, et

le point du jour pour annoncer aux Parisiens que la royaute, inmioleele 21 jauvier 1793, ctait rgssuscitee, et ([u’on allait couromier la pre-miere tele d’une dvnaslie nouvelle. L’cglise Notre-Dame de Paris futchoisie pour le theätre principal de cette solemiite.

Paris jouit d’une prosperite croissante pendant toute la duree del’empire. La victoire d’Austerlitz et la paix de Presbourg; les vicloiresd’Iena, d’Eylau, de Friedtand et la paix de Tilsit; la victoire de Wagramet la paix de Vienne augmentcreut l’etendue et la puissance de lVmpire;et chaque nouvelle victoire fut l’occasion d’une mullitude de ietes quenous n’entreprendrons point de retracer. Apres la paix de Vienne, Na-poleon, revetu du pouvoir absolu et maitre du plus vaste empire, aspiraa devenir clief de dynastie, sentit le besohl d’nppuyer ce pouvoir surl’avenir et de le transmettre a sa posterite. La slerilite de Pimperalriceetant un obstncle a ses vues, il lui lit la proposition de consentir audivorce, et., quoique Josejiliine en eprouvat une peine cruelle, eile sesoumit de bonne foi. Dans une assemlilee de famille tenue aux Xni-leries, les deux epoux declarerent leur assentiment au divorce, qui futprouonce par le senat le 16 decembre 1809. Moins de deux mois apres,la comention du manage de l’empereur avec Farcliiducliesse Marie-Louise fut signee ä Vienne. Le mariagc civil fut celelne ä St-Cloud le1" avnl; l e lcndemaiu l’empoveur et l’imperatrice lieent leur entree ilParis, se remlirent aux Tuileries, oii, dans le second salon du Museum,on celebia le mariagc veligicux.

Le 20 mars 1811, l’imperalrice mit au monde un fils ä qui Napo-leon domia le nom de roi de Rome. La ville de Paris eclebra sa nais-sance par des feles magiiifiques, et lit present, au jeune roi d’un berceauen vermeil, Ügurant un vaisseau, cmblcme des armes de cette capitale.

Vers la meme epoque, la Russie, au mepris des traites, re.ioua sesrelations commerciales avec la Grande-Bretagne. Le restant de l’annee

fusilles le lendemain dans la plaine de Grenelle; plusieurs autres olB-ciers, entraincs dans cette conspiration, subirent le meme sort.

Le 18 decembre suivant, Napoleon, que les desastres de la Campagnede Russie avaieut force a la relraite, arriva a Paris, obtint une leveede 300,000 liommes, donna l’elau des sacrifices, et velit en peu detemps, avec sa prodigieuse nctivile, une nouvelle armee. Bientot l’em-pire est envalii sur tous les points. L’empereur pnrlit pour aller semettre a la tete de ses valeureuses et lidolos pbahmges. Au monient ouil quitla Paris, les deux arniees de Sehwart/.enberg et de JHücher etaientsur le point d’operer leur jouction dans la Champagne. Prive de I’appuidu peuple, qui demeurait en observatiou, Napoleon restait seid contrel’Europe entiere, avec une poignee de vieux soldats et son genie, quin’avait rien perdu de son audace et de sa vigueur. Il est beau de le voir,dans ce moment, non plus oppresseur, non plus conquerant, defendrepied ä pied, ]>ar de nouvelles vicloires, le sol de la patrie en memetemps (pie son empire et sa reuommee. Il marcha en Champagne contreles deux graiules armees ennemies, el ne desespera point de rejeter, aumoven d’uue puissante rcaclion militaire, cette foule d’ennemis liors dela France, et de reporter ses drapeaux sur le terriloire etranger. Il seplaca habilement entre BUichei, qui descendait la Marne, et Schwai’tzen-berg, qui descendait la Seine; il courut de l’une de ces armees a l’autre,et les baltit tour ä tour. Blücher lut ccrase a Champ-Auberl, a Mont-mirail, ä Chateau-Thierry, a Vauchamps ; et lorsque son armee eut etedelruite, Napoleon revint sur la Seine, culbuta les Autrichiens ä Mon-tercau, et les chassa devant lui. Ses combinaisons furent si fortes, sonaetivite si grande et ses coups si sürs, qu’il parut sur le point d’al-teimlre ia desorganisation entiere de ces deux formidables armees, etd’aneanlir avec elles la coalition. Mal soutenu de ses generaux, et de-borde par la coalition, il concut le hardi dessein de se porter sur St-